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Variants

Sous-variants BA.4 et BA.5 : Évolution de la prise en charge

Évolution de la prise en charge face aux sous-variants BA.4 et BA.5

(15/07/2022 – Source : Ministère)

Mesures préventives

Par DGS-Urgent du 11/07/2022, il est confirmé l’intérêt de poursuivre les mesures préventives à savoir :

  • aération et ventilation des lieux clos,
  • port du masque dans les milieux clos ou en présence de nombreuses personnes,
  • maintien des autres gestes barrières,
  • vaccination et, chez toutes les personnes éligibles, sur l’administration urgente d’une 2ème dose de rappel vaccinal.
Il est par ailleurs rappelé l’importance de l’isolement pour les personnes positives pour le SARS-CoV2 pour une durée de 7 jours, pouvant être ramenée à 5 jours en cas de test négatif à J5 et en l’absence de symptômes depuis 48h à J5.

Prophylaxie pré-exposition

Concernant la prophylaxie pré-exposition (PreP) – Evusheld® (tixagévimab 150 mg /cilgavimab 150 mg) chez les personnes non ou faiblement répondeurs à la vaccination et à très haut risque d’évolution vers une forme grave de la maladie, notamment les immunodéprimés, il est recommandé d’initier ou de poursuivre le traitement prophylactique par la bithérapie Evusheld® (tixagévimab 150 mg /cilgavimab 150 mg).
Les dernières données de séro-neutralisation font état d’une perte significative d’activité de la bithérapie Evusheld® vis-à-vis du sous-variant BA.5, mais restant supérieure à celle observée contre le sous-variant BA.1.
Les évolutions des modalités d’administration adoptées au sein du RCP par l’ANSM face au sous-variant BA.1, ainsi que les recommandations du HCSP du 19 avril 2022, restent valables pour les sous-variant BA.4 et BA.5. Selon les données présentées par le laboratoire à l’ANRS-MIE, une perte d’efficacité est observée 6 mois après l’initiation du traitement prophylactique.
Ainsi, il est recommandé d’initier ou de poursuivre le traitement prophylactique Evusheld® à la dose de 600mg (300 mg + 300 mg) selon les modalités suivantes :

  • Réinjection urgente de 600 mg d’Evusheld® dès 6 mois après la date d’initiation du schéma préventif (concerne les patients n’ayant reçu qu’une seule injection de 300 mg comme les patients ayant reçu 2 doses de 300 mg)
  • Injection initiale de 600mg d’Evusheld® chez les patients à risque n’ayant jusque-là reçu aucun traitement prophylactique.
  • Dans l’état actuel des connaissances, tous les patients éligibles à ce traitement doivent recevoir une réinjection de 600mg tous les 6 mois.

Traitement curatif Paxlovid

Concernant le traitement curatif au Paxlovid® (PF-07321332 150 mg / ritonavir 100 mg) qui reste le traitement curatif de première intention quel que soit le variant ou sous-variant de SARS-CoV-2, une alerte a été remontée par l’ensemble des représentants des professionnels de santé sur l’impossibilité de le délivrer au vu de ses modalités opérationnelles. Le Ministère semble avoir entendu et devrait simplifier le dispositif prochainement pour en simplifier la délivrance.
Il est d’autant plus utile que son activité n’est pas modifiée vis-à-vis de BA.4 et BA.5 par rapport aux sous-variants BA.1 et BA.2.

Variant B.1.1.529 - nommé variant « Omicron »

Variant B.1.1.529 – renforcement du dépistage et des mesures aux frontières

(27/11/2021 – Source : Ministère)

Par DGS du 27/11, une alerte est réalisée par le ministère quant au nouveau variant du SARS-CoV-2 détecté en Afrique du Sud où la situation sanitaire est dégradée.
Ce nouveau variant B.1.1.529 est classé comme VOC (« variant of concern ») et nommé variant « Omicron ». Ce variant dispose d’un nombre très élevé de mutations, de délétions et d’insertions dans la protéine Spike (S), ce qui invite à la plus grande vigilance dans l’attente d’une caractérisation de la pathogénicité, d’un potentiel échappement immunitaire et d’une transmissibilité accrue de ce variant.
Il apparaît dès lors nécessaire, en complément de la suspension à compter du 26 novembre et jusqu’au 29 novembre (00h) de tous les vols en provenance de sept pays d’Afrique Australe (Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Lesotho, Mozambique, Namibie, Zimbabwe), de prendre toutes les dispositions nécessaires visant à détecter des cas éventuels sur le territoire national et à limiter sa circulation.
Il convient de noter que ce nouveau variant a également été détecté dans plusieurs autres pays en Israël, à Hong-Kong et en Belgique (cas importés). Aucun cas n’a été détecté en France au 27/11/2021.
A ce stade, le variant B.1.1.529 peut être confirmé uniquement par séquençage. En revanche, un résultat de criblage A0B0C0 peut suggérer sa présence mais n’est pas spécifique.
En vue de documenter la circulation de ce variant sur le territoire national, il vous est demandé de réaliser les éléments suivants, quel que soit le statut vaccinal observé :

  1. Interrogatoire des personnes dépistées :  questionner systématiquement toute personne venant se faire tester sur un potentiel séjour à l’étranger dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ou sur un potentiel contact à risque avec une personne y ayant séjourné. En cas de réponse positive, cette mention fait l’objet d’un renseignement obligatoire de SIDEP (dans le champ « pays de provenance »). Une attention particulière devra être portée aux pays à risque vis-à-vis du variant B1.1.529. Au 27/11/2021, on compte 7 pays à risque vis-à-vis du variant B1.1.529 : Afrique du Sud, Botswana, Eswatini, Lesotho, Mozambique, Namibie, Zimbabwe. Cette liste est susceptible d’évoluer dans les jours à venir.
  2. Orientation vers un test RT-PCR pour toute personne ayant séjourné dans les pays à risque vis-à-vis du variant B1.1.529 dans les 14 derniers jours ou ayant eu un contact à risque avec une personne y ayant séjourné et se présentant pour la réalisation d’un dépistage du SARS-CoV-2 (y compris si elle se présente pour la réalisation d’un test antigénique, il convient de lui indiquer de réaliser un 2nd test RTPCR si elle est positive).
  3. Définition de cas possible de variant B.1.1.529 : est considéré comme cas possible dans le cadre de la gestion de l’alerte sur le variant, tout cas positif :
    • ayant séjourné dans un pays à risque vis-à-vis du variant B1.1.529 dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ;
    • ou criblé A0B0C0 pour le SARS-CoV-2 ;
    • ou dont le résultat de RT-PCR (kit ThermoFisher avec 3 cibles : N, ORF1ab, S) est positif (Ct pour le gène N<28 mais atteste d’un défaut de détection pour le gène S).

Les prélèvements à séquencer seront à adresser à tout laboratoire en capacité de le faire (laboratoire qui dispose d’une convention avec une ARS, laboratoire du réseau ANRS-MIE ou en dernier recours CNR). Les séquençages devront faire l’objet d’une remontée obligatoire de la séquence et des métadonnées dans la base de données nationale EMERGEN. Au besoin, des ressources biologiques pourront être transmises au CNR.
Un contact-tracing renforcé sera réalisé par les CPAM pour tous les cas possibles et les ARS pour les cas confirmés.

Mesures aux frontières

A partir du 28 novembre 2021, toute personne souhaitant se déplacer en provenance de Mayotte ou de La Réunion et à destination du reste du territoire national devra être munie d’un résultat de test ou d’examen de dépistage négatif réalisé moins de 48 heures avant le déplacement.
Des informations complémentaires sur les mesures aux frontières seront transmises ultérieurement.

Santé Publique France : définitions des variants
Vaccination

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