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Fêtes de fin d’année / Vacances

Conditions sanitaires pour les fêtes de fin d’année 2020 : HCSP

Covid-19 & conditions sanitaires pour les fêtes de fin d’année 2020 

(28 décembre – Source : HCSP)

 

Le 24/12 (oui, oui, le 24…), le HCSP a publié ses recommandations datant du 09/12 et relatives aux conditions sanitaires pour les regroupements familiaux et/ou amicaux à l’occasion des fêtes de fin d’année dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19.

Cet avis concerne les regroupements lors des fêtes de fin d’année de Noël et du Jour de l’an, aussi bien en famille qu’entre amis dans l’espace clos privé ou public. Certaines recommandations, notamment celles concernant les mesures barrières lors des repas, peuvent aussi être recommandées dès le 15 décembre et tant que le risque de troisième vague n’est pas écarté. 

Le HCSP souligne qu’au regard du risque important de transmission du SARS-CoV-2 pendant les fêtes de fin de l’année 2020, et de regroupements dans les lieux clos, les recommandations (mesures de prévention de la doctrine du HCSP) ne peuvent être efficaces que si elles sont toutes et très largement respectées. La revue de la littérature montre que le taux d’attaque intrafamilial est élevé dans les foyers à partir d’un cas index positif.

Le HCSP souligne que les risques de contamination sont liés à cinq paramètres :

  • le brassage de population (groupes ou personnes issus de différents domiciles) ;
  • la densité de personnes dans un espace intra-domiciliaire donc par définition confiné ;
  • le temps de contact avec des personnes potentiellement contaminées ;
  • le respect des gestes barrières et de la distanciation physique ;
  • et la ventilation/aération des locaux qui permet la dilution du virus dans l’air.

Le HCSP précise qu’il est difficile d’établir une jauge de convives (entre 6 et 10 adultes) au sein d’une habitation ou d’un lieu de regroupement car celle-ci dépend des facteurs suivants : 

  • la superficie et le volume de l’habitation ou le lieu de regroupement,
  • le nombre de personnes à risque de forme grave (âge supérieur à 65 ans, pathologies avec vulnérabilité vis-à-vis du Covid-19),
  • la capacité d’aération et le bon fonctionnement de la ventilation,
  • le temps de présence ensemble (seulement pendant les repas de fête ou plusieurs jours de vacances ensemble),
  • le nombre de foyers familiaux ou de groupes d’amis venant de régions ou de villes différentes,
  • les capacités de respecter l’ensemble des mesures de distanciation physique par les membres de la famille/amis,
  • et le risque de la présence de convives porteurs asymptomatiques du SARS-CoV-2.

Les recommandations suivantes s’appliquent aux regroupements familiaux et/ou amicaux autour des fêtes de Noël et du Jour de l’an, même si le risque de transmission lié à ces évènements peut être sensiblement différent du fait de la nature même des regroupements, du nombre de personnes et des comportements. Les mesures proposées sont à décliner et à adapter en fonction des conditions de regroupements familiaux/amicaux. Elles doivent être perçues comme bénéfiques et permettant de passer des fêtes de fin d’année en famille ou entre amis de façon sereine et sécurisée pour éviter au maximum la circulation intrafamiliale et entre ami(e)s du virus et pour réduire le risque d’infection chez les personnes vulnérables.

Une communication adaptée envers la population, courte, précise et pédagogique est indispensable pour : 

  • inciter à une forte prudence et à la perception du risque dans les familles ou dans les groupes amicaux,
  • et permettre aux citoyens d’évaluer leur propre risque de transmission en regroupement.

Elle doit être relayée, de manière totalement cohérente, par tous les professionnels sanitaires et sociaux mais également, de manière exceptionnelle, par d’autres canaux (ex. commerces, locaux des professionnels de soin, mairies, presse écrite et audiovisuelle, etc.). Elle doit s’étendre jusqu’à l’intérieur des foyers familiaux et dans les lieux de regroupements festifs. 

L’impact psychologique et les conséquences en termes de santé mentale doivent être pris en considération en cette période de pandémie et de déconfinement partiel. Ces recommandations s’adressent à la population et aux citoyens dans leur intimité lors de retrouvailles familiales ou amicales. Elles n’auront un impact bénéfique que si elles sont comprises et acceptées par la population. 

Recommandations générales

Le HCSP déconseille les regroupements familiaux et/ou amicaux : 

  • Si les locaux ne peuvent pas bénéficier d’une aération suffisante ;
  • Si l’ensemble indissociable des mesures barrières ne peut pas être respecté ;
  • Aux personnes présentant un risque de forme grave de Covid-19.

Le HCSP déconseille strictement la participation aux regroupements familiaux et/ou amicaux des convives : 

  • Ayant eu des contacts à risque dans les 7 jours précédents ;
  • Testés positifs pour le SARS-CoV-2 depuis moins de 10 jours ;
  • En attente de résultats de tests de dépistage ;
  • Présentant des signes cliniques d’infection respiratoire haute ou basse évocateurs de la Covid-19 : ces personnes doivent s’inscrire dans la démarche de se tester et s’isoler.

Le HCSP recommande de façon chronologique, de respecter les mesures suivantes

Avant le regroupement familial et/ou amical, de : 

  • Aborder le sujet collectivement de manière explicite pour faciliter ensuite l’application des mesures décidées de manière consensuelle ;
  • Limiter volontairement les contacts dans les 7 jours précédant le regroupement familial/amical, donc notamment pour la période entre les deux réveillons de fin d’année :
    • Réduire les déplacements et les activités sociales, et ne s’engager que dans celles qui sont réellement essentielles ;
    • Favoriser le télétravail ;
    • Prendre des précautions supplémentaires avant de rencontrer ses amis et sa famille, si possible, par exemple, en s’isolant à l’avance pour minimiser le risque potentiel de transmission ;
    • Envisager des activités alternatives pouvant remplacer celles traditionnellement pratiquées pendant la période des fêtes, telles que la création ou le maintien de petites « bulles sociales » avant et pendant les fêtes de fin d’année ;
    • Avoir présent à l’esprit les conséquences potentielles d’une infection d’autrui et d’une chaîne de transmission lors des regroupements.
  • Réaliser un test virologique de dépistage
    • en disposant du résultat au plus près du regroupement familial/amical,
    • idéalement répété pour couvrir le délai d’incubation ;
    • un test positif conduit à ne pas participer au regroupement familial/amical ;
    • un test négatif ne dispense pas du respect des mesures barrières et des recommandations de cet avis.
  • Télécharger et activer l’application « TousAntiCovid » si possible en permanence, et pour toute la période des fêtes, y compris pendant les réveillons et les regroupements familiaux et amicaux ;
  • Prévoir des réunions en nombre restreint, entre 6 et 10 adultes au maximum, sans compter les jeunes enfants, et éviter de se retrouver à plus de deux ou trois foyers familiaux ou amicaux différents (vivant sous le même toit).

Pendant le regroupement familial et/ou amical : 

  • Inviter les personnes à ranger leurs bagages et manteaux à l’écart des zones communes à leur arrivée ;
  • Respecter les mesures de distanciation individuelle : distance physique de 2 mètres entre individus ou entre foyers différents, respect des gestes barrières, hygiène des mains en arrivant et en partant et lors de tout partage d’objet ;
  • S’assurer que chacun se lave les mains à l’eau et au savon pendant 20 secondes à l’arrivée, avant et après avoir préparé, servi des boissons ou des aliments, après avoir sorti les poubelles et après avoir caressé des animaux domestiques ;
  • Adopter le port permanent d’un masque propre et conforme couvrant nez, bouche et menton excepté au cours des repas, moment pendant lequel la distance de sécurité entre convives doit être impérativement respectée.
  • Porter un masque grand public en tissu réutilisable ou un masque à usage médical devant impérativement couvrir le nez, la bouche et le menton pour être efficace. Il sera gardé le plus longtemps possible sur le visage lors de regroupement de personnes. Il sera conservé dans les meilleures conditions pendant le retrait, dans un emballage hermétique individuel. Chacun devra être muni de plusieurs masques de rechange, suffisamment pour la durée du séjour. Les manipulations des masques seront associées à une hygiène des mains fréquente. Les masques jetables seront jetés immédiatement dans une poubelle après le retrait et les masques grand public en tissu réutilisables changés ;
  • Respecter les mesures collectives :
    • aération des pièces le plus souvent possible au minimum toutes les heures durant quelques minutes, voire permanente si les conditions le permettent ;
    • nettoyage fréquent des surfaces avec un détergent ;
  • Respecter toutes les mesures préconisées (distanciation, masques, aération, limitation des cris et chants, …) quelle que soit l’activité : jeux, distribution des cadeaux, décompte des instants avant la nouvelle année et sa célébration, etc. en évitant les manipulations partagées d’objets, notamment les écrans ;
  • Éviter de fumer/vapoter/chicha dans les intérieurs ;
  • Organiser au maximum la séparation ou le partage de pièces communes (toilettes, salle de bains) par des règles d’occupation, de nettoyage et d’aération entre les groupes familiaux.
Pendant les repas : 
  • Espacer le positionnement des convives/couples (une chaise sur deux, placement en quinconce, occupation de l’ensemble de l’espace disponible dans la pièce de réception, etc.), notamment les personnes à risque de forme grave (dont les personnes âgées de plus de 65 ans) ;
  • Répartir les convives par tranche d’âge ou par foyer familial ou en plusieurs tables si possible ;
  • Réduire le temps passé à table ;
  • Proscrire le partage des couverts, des plats, éviter le partage des bouteilles, des salières, etc., et tout autre objet habituellement partagé lors d’un repas, une seule personne avec un masque et se lavant très régulièrement les mains pouvant assurer le service (le virus ne se transmet pas par la nourriture) ;
  • Ne pas parler fort, crier ou chanter car cela favorise l’émission de gouttelettes (baisse du niveau sonore global, musique, etc.) ;
  • Ne pas organiser de buffets ;
  • Limiter la consommation d’alcool et/ou autres produits risquant d’atténuer la capacité de respecter les mesures ;
  • Changer et laver les articles de linge (par exemple, les nappes, les serviettes en tissu) immédiatement après le repas.
Après le regroupement familial/amical : 
  • Réaliser un test virologique de dépistage systématiquement ou si une personne contact lors du regroupement familial/amical contracte le Covid-19, après les fêtes du 24/25 décembre et celles du Jour de l’an, avant de reprendre ses activités professionnelles et sociales ;
  • Penser à respecter les règles de distanciation et d’aération lors des transports, notamment pour les retours à domicile au sortir des réveillons.

Ces recommandations, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de publication de cet avis, peuvent évoluer en fonction de l’actualisation des connaissances et des données épidémiologiques. 

Pour des fêtes réussies : même testé(e), les gestes barrières sont à conserver !

Communiqué de presse – 11 décembre 2020

Pour des fêtes réussies :  même testé(e), les gestes barrières sont à conserver !

A l’approche des fêtes, la tentation est grande de réaliser un test de dépistage de la Covid pour protéger ses proches. Attention cependant : un résultat négatif n’autorise pas à lever les gestes barrières …

L’ARS (Agence Régionale de Santé), l’Assurance Maladie, le CPias, la CozREB, le CRAIHF, France Assos Santé, l’Ordre des Médecins et les URPS Biologistes, Chirurgiens-Dentistes, Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Médecins, Orthophonistes, Orthoptistes, Pharmaciens, Podologues, Sages-Femmes des Hauts-de-France souhaitent partager des clés de compréhension :

  • Ce que permettent les tests RT-PCR ou antigéniques (prélèvement dans le nez) :

Si c’est votre 1er test positif, vous êtes porteur du virus et vous devez vous isoler 7 jours et malheureusement renoncer aux festivités pour protéger vos proches.

Le test est négatif, cela ne permet pas d’être sûr que vous n’êtes pas porteur. Il existe un nombre important de faux négatifs. Vous pourriez croire, à tort, que vous ne faites courir aucun risque à vos proches. Et vous pouvez également être en contact avec le virus entre le moment où vous avez fait le test et le moment de rencontre que vous avez prévu.

  • Ce que permettent les tests sérologiques (sanguins) : 

Vérifier si vous avez eu un contact ancien avec le virus. Ils ne permettent pas de savoir si vous êtes contagieux ou non. Le risque de nouvelle contamination n’est pas exclu.

  • Même avec un test négatif, si vous présentez des symptômes compatibles avec la covid-19, vous devez renoncer à vos festivités et consulter immédiatement un médecin : 

Les principaux symptômes, combinés ou isolés, de l’infection par la Covid-19 sont : une fièvre ou sensation de fièvre, des signes respiratoires (une toux, essoufflement, sensation d’oppression dans la poitrine) ; des maux de tête, courbatures, une fatigue inhabituelle ; une perte (brutale) de l’odorat, une disparition du goût, ou une diarrhée.

Dans les formes plus graves : difficultés respiratoires pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation voire au décès.

Pour une personne âgée, l’entourage peut constater une altération brutale de l’état général, l’apparition ou l’aggravation des capacités mentales, un état de confusion, des chutes répétées, une aggravation rapide d’une maladie déjà connue.

Dans tous les cas, il est indispensable de maintenir les gestes barrières :

  • Porter une attention particulière aux personnes âgées ou fragiles : ce sont elles qui développent le plus souvent les formes graves de Covid, les gestes barrières doivent être particulièrement respectés auprès d’elles ;
  • Réduire le nombre de personnes avec lesquelles vous allez passer les fêtes : moins de monde, c’est moins de risque, en réduisant la promiscuité, d’avoir des personnes potentiellement contaminées près de soi, d’avoir des contacts physiques involontaires ;
  • Garder en permanence au moins un mètre entre chaque convive, surtout quand on enlève le masque : sans masque, les postillons retombent plutôt devant la personne, généralement à 1 ou 2m. Mais cela peut être beaucoup plus, en fonction du ton de voix par exemple, et jusqu’à 9m en cas d’éternuement. De ce fait, installer les convives en quinconce à table et ne pas rester de face quand on se parle sans masque à table, quand on fume, etc.
  • Porter un masque (nez inclus !) et le garder, sauf au moment du repas : la bouche est la porte de sortie principale du virus (toux et postillons), porter le masque sur la bouche permet donc de protéger les autres ; le nez est la porte d’entrée principale du virus, porter le masque sur le nez permet donc de se protéger soi-même ;

Se laver fréquemment les mains (au savon ou avec une solution hydro-alcoolique) et ne surtout pas mettre de gants : il est tout-à-fait possible d’avoir des dépôts de postillons contaminés sur les mains, il est donc important de se les laver, non seulement en arrivant dans tout nouveau lieu, mais également avant de manipuler son masque, après l’avoir touché ou enlevé, et, de manière générale, dès qu’il y a un risque de toucher une porte d’entrée du virus comme son nez pas exemple.

Porter des gants est inutile, et même à risque de dissémination du virus et de tous les autres microbes, qui pullulent dessus et dessous ! La peau des mains est la meilleure barrière naturelle et en plus vous pouvez la lavez aussi souvent que vous voulez

  • Éviter les plats communs (bols, planches) et privilégier les assiettes/verres individuels, pas de partage de cigarettes : ce sont les réceptacles des postillons projetés mais ils peuvent aussi potentiellement être touchés par les mains de plusieurs convives, le risque est donc beaucoup plus grand d’être en contact avec le virus.
  • Ne pas s’embrasser : au cas où vous en doutiez, c’est la possibilité de mettre la porte de sortie principale virale : la bouche, à proximité de la porte d’entrée principale du virus : le nez. Il n’y a malheureusement pas d’alternative, il faut y renoncer temporairement ;
  • Aérer fréquemment la pièce : certaines gouttelettes contaminées peuvent rester en suspension dans l’air ambiant et donc être potentiellement contaminantes. Pour leur permettre de disparaître, rien ne vaut un bon apport d’air frais. Il est donc utile de garder une fenêtre entrouverte en permanence si possible, ou d’aérer « en grand », 5 bonnes minutes au moins, avant et après la réception au minimum et de manière régulière ;
  • Après les festivités, ne pas oublier le nettoyage en privilégiant le lave-vaisselle et le lave-linge qui permettent de limiter la manipulation des objets potentiellement contaminés.

Pour des fêtes réussies : même testé(e), les gestes barrières sont à conserver !

Outils de communication ``fêtes sans covid``

(23 décembre – Source : ARS)

Consultez la page Pour vos patients

Accompagner une fin d’année pas comme les autres : Note du conseil scientifique

Note d’éclairage « Accompagner une fin d’année pas comme les autres » du conseil scientifique COVID-19 en date du 12/12/2020, modifiée le 14/12

A l’approche « des fêtes de fin d’année », nombre de nos concitoyens s’interrogent sur la conduite à tenir pour se protéger soi-même, mais aussi les autres, dans ces moments traditionnellement festifs où familles et amis se retrouventLes efforts entrepris ces dernières semaines par la grande majorité des français, qui ont compris l’importance des mesures barrières et les ont bien appliquées dans leur vie sociale, professionnelle et familiale, ont permis une baisse significative des nouveaux cas d’infection et des hospitalisations dans notre pays après plusieurs semaines d’un confinement aménagé.

Cependant, le plateau observé aujourd’hui sur le nombre de nouvelles contaminations et la situation dans d’autres pays européens nous incitent à la plus grande prudence. L’équilibre est fragile et nous pourrions tous, si les efforts se relâchaient pendant cette période particulière, en supporter rapidement les conséquences, qu’elles soient sociales, économiques, culturelles ou en termes de santé physique et mentale. Il est donc urgent que chacun soit informé et aidé au mieux dans sa conduite à tenir individuellement ou en famille. C’est l’objet de cette note qui a pour ambition principale d’aider de manière pragmatique nos concitoyens, en répondant à leurs interrogations légitimes et les accompagner ainsi pendant cette période de fêtes pour limiter les risques de contamination, la diffusion virale et protéger en particulier les personnes âgées ainsi que les plus fragiles.

Le Conseil scientifique a rappelé, dans son avis « Disponibilité des tests rapides : définir une stratégie de tests » du 14 novembre 2020, les 3 grands objectifs généraux à prendre en compte dans la réponse à la crise actuelle :

  • Protéger les anciens, les personnes fragiles et les personnes en situation de précarité pour réduire la mortalité et la saturation du système de soins ;
  • Préserver l’économie, même partiellement, respecter la vie scolaire et l’éducation ;
  • Limiter la circulation du virus pour revenir à un niveau plus bas, permettant d’être efficace avec la stratégie « Isoler-Tester-Accompagner-Protéger » qui reste l’outil majeur de contrôle de l’épidémie avec l’application des mesures barrières.
  • (…)

Dans tous les cas, il faut limiter au maximum les réunions familiales et amicales en particulier durant cette période de fin d’année en en discutant les raisons avec son entourage. De plus, trois stratégies distinctes et non-exclusives ont été identifiées par le Conseil scientifique : 

  • L’auto-confinement préventif des personnes qui ont prévu de passer les fêtes de fin d’année avec des personnes à risque (anciens ou personnes fragiles) ; 
  • La réalisation de tests avant les soirées de réveillon du 24 et 31 décembre 2020 ; 
  • Les recommandations pratiques pour les soirées de réveillon du 24 et 31 décembre 2020 seront précisées prochainement dans l’avis du Haut Conseil de Santé publique :
    • Le Conseil scientifique recommande de suivre les recommandations édictées par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) dans son avis relatif aux conditions sanitaires pour les regroupements familiaux et/ou amicaux à l’occasion des fêtes de fin d’année dans le contexte de la crise sanitaire du COVID-19. A l’heure où nous écrivons cette lettre d’information, l’Avis relatif aux conditions sanitaires pour les regroupements familiaux et/ou amicaux à l’occasion des fêtes de fin d’année dans le contexte de la crise sanitaire du COVID-19 du Haut Conseil de Santé publique n’a toujours pas été publié officiellement. Nous ne manquerons pas de vous le transmettre dès que ce sera le cas. Ce document nous a malgré tout paru utile dans son contenu.
    • Ces recommandations concernent plusieurs périodes dans le temps : 
      • Pendant le regroupement familial/et ou amical 
      • Pendant les repas 
      • Après le regroupement familial/amical 

Le HCSP rappelle que les mesures de prévention de la diffusion virale ne peuvent être efficaces que si elles sont toutes et très largement respectées par tous.

Conseils aux voyageurs

Plusieurs pays européens interdisent certaines destinations à leurs ressortissants.

En France, aucune interdiction officielle n’a été prise.

Néanmoins, en tant que professionnels de santé, vous pouvez inviter vos patients à différer leur voyage de loisirs vers des pays où le virus circule de manière active ou à privilégier d’autres destinations dans l’immédiat.

Dans tous les cas, à leur retour, il est conseillé de réaliser un test RT PCR dès leur arrivée en France et à J+8.

Dans l’attente des résultats, ces patients doivent veiller à limiter leurs contacts et à appliquer de manière stricte les mesures barrière (distanciation, lavage des mains et port du masque).

Réalisation de tests RT-PCR dans les aéroports

(7 août – Source : ARS)

Pour limiter les risques d’importation de COVID 19, des mesures de contrôle sanitaire sont appliquées aux frontières depuis le 30 juillet.
Une instruction ministérielle du 30 juillet définit 3 catégories de pays : pays très rouges, pays rouges, pays verts. Le classement des pays dans les différentes catégories est susceptible d’évoluer.

  • Pour les pays verts, l’accès est libre.
  • Pour les pays rouges, les frontières sont fermées et une dérogation de transport est nécessaire, le test RT PCR est recommandé avant départ.
  • Pour les pays très rouges, les frontières sont fermées et une dérogation de transport est nécessaire. Le test RT PCR est nécessaire avant l’entrée sur le territoire français.
    • Depuis le 1er août, les voyageurs de 11 ans et plus en provenance de l’Afrique du Sud, Koweït, Qatar, Israël, Brésil, Pérou, Serbie, Algérie, Turquie, Madagascar, Inde, Oman doivent être en mesure de présenter un prélèvement RT PCR négatif datant de moins de 48h. Sinon ils doivent réaliser un test RT PCR à leur arrivée à l’aéroport. A la descente de l’avion, les voyageurs sont dirigés vers un poste sanitaire permettant la réalisation d’un test RT PCR. Pour les voyageurs en provenance ces pays qui refuseraient la réalisation du test, les Préfets ont la possibilité de prendre des mesures de quarantaine.
    • Pour les voyageurs en provenance des Etats-Unis, des Emirats arabes unis, Bahreïn, Panama, ils doivent présenter à l’embarquement le résultat de test RT PCR négatif datant de moins de 72 heures.

Dans la région, les aéroports de Lille Lesquin et de Beauvais sont concernés.  Les tests ont démarré le 1er août à Beauvais, la reprise des vols sur ces destinations est prévue à partir du 16 août pour l’aéroport Lille Lesquin.

Séjour DOM-TOM / Corse et dépistage
Séjours DOM-TOM et dépistage

(9 juillet – Source : Assurance Maladie)

Par arrêté du 8 juin 2020 relatif aux mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, un dépistage a été mis en place pour les voyageurs en provenance de la métropole et à destination de Guadeloupe, la Martinique, Saint-Martin, Saint Barthélemy et de la Réunion (Guyane et Mayotte ont été exclus du dispositif).

  • Le protocole sanitaire mis en place se déroule comme suit :
    • dans les 72h avant le départ, le voyageur réalise un test RT-PCR dans un laboratoire de son choix : il présentera soit la prescription médicale obtenue de son MT soit son billet d’avion ou autre justification de réservation de vol
    • dans 7 jours après son arrivée sur le territoire ultramarin il réalise un nouveau test RT-PCR dans les mêmes conditions. Si le test est négatif, la quatorzaine pourra être allégée.

Le prélèvement peut être effectué dans : un laboratoire, cabinet du médecin, « drive », domicile du patient (y compris EHPAD)
Le prélèvement peut être effectué par : médecin, biologiste, IDEL ou infirmier salariée d’un laboratoire de biologie médicale + les étudiants en médecine et en soins infirmiers (sous réserve de certaines conditions).

  • Concernant la facturation :
    • si le patient est adressé par son MT et dispose donc d’une prescription : la facturation se fait dans le cadre habituel avec transmission d’une feuille de soin électronique comportant le numéro d’AM du prescripteur et le NIR du patient
    • si le patient n’a pas de prescription médicale de son MT, la présentation du billet d’avion vaut prescription.

La facturation se fera avec une transmission d’une feuille de soin électronique comportant cette fois soit le numéro d’AM du MT (ou du médecin désigné par le patient d’il n’a pas de MT) soit si le patient n’est pas ne mesure de désigner un médecin le numéro d4AM générique prescripteur AM 29199143 8, ET le NIR du patient s’il est connu (sinon le numéro suivant 1 55 55 55 CCC 023).

Par ailleurs, la loi de fin d’état d’urgence sanitaire, dès son entrée en vigueur (au plus tard le 10 juillet) et jusqu’au 30 octobre 2020, devrait rendre obligatoire le test avant départ pour se rendre dans les territoires d’Outre-mer et la quarantaine à l’arrivée sera supprimée. Cette information est à confirmer dès la publication officielle de ladite loi.

L’état d’urgence sanitaire étant prolongé en Guyane et à Mayotte, à ce jour, l’entrée sur le territoire reste subordonnée à un motif familial ou professionnel impérieux, compte tenu de la circulation active du virus. Les voyageurs arrivant dans ces territoires demeurent soumis à une quatorzaine stricte.

Départ en Outre-mer ou en Corse - Conduite à tenir bilan médical et virologique

Conduites A Tenir concernant le bilan médical et virologique avant un départ en Outre-mer ou en Corse 

(21 juin – Source : HCSP)

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a été saisi pour recueillir des préconisations sur le dispositif de limitation des entrées qui pourrait être mis en place pour les personnes souhaitant se déplacer vers les Outre-mer d’une part, et la Corse d’autre part. Il en ressort les préconisations suivantes, au 1er juin 2020 :

  • Pour l’Outre-mer : Téléchargez ici le document :
    • Pour les personnes qui se rendent à La Réunion, la Guadeloupe et la Martinique :
      • Ne pas instaurer de consultation médicale ou un test virologique systématique au départ ou à l’arrivée.
      • Adresser un auto-questionnaire à usage personnel avant le voyage et insister sur la nécessité de consulter en cas de signes cliniques évocateurs de Covid-19 avant le départ.
    • Pour les personnes qui se rendent à Mayotte et en Guyane :
      • Se conformer à la décision de restriction aux déplacements essentiels à Mayotte et en Guyane ;
      • Pour les personnes autorisées à se rendre à Mayotte ou en Guyane, d’appliquer les mêmes règles que celles recommandées pour les voyages à La Réunion, à la Martinique ou en Guadeloupe à l’exception du point n°1 en réalisant un test RT-PCR dans les 72 h maximum avant le départ.
  • Pour la Corse : Téléchargez ici le document :
    • Adresser un auto-questionnaire à usage personnel en amont du voyage et insister sur la nécessité de consulter un médecin en cas de signes cliniques évocateurs de Covid-19 avant un départ pour la Corse.
    • Ne pas instaurer de manière systématique une consultation médicale ou la réalisation d’un test virologique à visée diagnostique (RT-PCR ou sérologie de SARSCoV-2) avant le départ ou à l’arrivée.
âge minimal pour tester les enfants par RT-PCR avant un départ en Outre-mer

Pertinence d’un âge minimal pour tester les enfants par RT-PCR avant un départ en Outre-mer

(16 juillet – Source : HCSP)

Le HCSP évalue la pertinence de fixer à 11 ans la limite d’âge pour un dépistage de Covid-19 par RT-PCR pour entrer en Outre-mer.

Afin de contrôler l’épidémie de Covid-19 en Outre-mer, un dépistage par RT-PCR de SARS-CoV-2 réalisé 3 jours avant le départ est exigé à l’entrée de ces territoires à partir du 10 juillet 2020. Les situations épidémiologiques en Guyane et à Mayotte se distinguent de celles de la métropole, de la Guadeloupe, de la Martinique et de La Réunion du fait d’une circulation importante du SARS-CoV-2 et d’une tension sur l’offre de soins. Ainsi, il importe pour ces 2 départements, de veiller à ne pas aggraver la situation sanitaire par l’arrivée de voyageurs porteurs du SARS-CoV-2 pouvant impacter la situation épidémique et la tension sur l’offre de soins ou de voyageurs indemnes de Covid-19 mais à risque de formes graves en cas d’infection sur place.

Le HCSP recommande pour les enfants qui se rendent dans les départements d’Outre-mer de :

  • ne pas rechercher le SARS-CoV-2 par RT-PCR s’ils ont moins de 11 ans pour l’entrée dans les départements des Antilles, de la Guyane, de La Réunion et de Mayotte ;
  • fortement déconseiller, pour ceux ayant des facteurs de risque de gravité de Covid-19, un séjour dans les territoires d’Outre-mer où l’épidémie n’est pas contrôlée.

Cet avis concerne les enfants venant d’un autre département français mais les mêmes recommandations devraient s’appliquer pour toute personne arrivant dans les territoires d’Outre-mer, quel que soit son point de départ.

Retour des français de l’étranger et quarantaine

(16 juillet – Source : Ministère)

Mise à jour du 07/07/2020 : les personnes arrivant depuis l’un des pays suivants : Australie, Canada, Corée du sud, Géorgie, Japon, Monténégro, Maroc, Nouvelle-Zélande, Rwanda, Serbie, Thaïlande, Tunisie, Uruguay ne font plus l’objet des restrictions motivées par la prévention du risque lié à l’épidémie de Covid-19 pour leur entrée sur le territoire métropolitain.

Cette liste fera l’objet d’une actualisation régulière, au minimum tous les 15 jours, en lien avec nos partenaires européens, en tenant compte de la recommandation du Conseil de l’Union européenne, de l’évolution de la situation sanitaire et du respect de la réciprocité.

En-dehors de ces pays, les voyageurs en provenance de l’extérieur de l’espace européen, se voient remettre à leur arrivée sur le territoire national, une information sur les conditions dans lesquelles une éventuelle quatorzaine volontaire peut être effectuée au domicile de leur choix ou, le cas échéant, dans une structure d’hébergement adaptée.

Il est fait appel au civisme et au sens des responsabilités des voyageurs pour mettre en œuvre les précautions sanitaires recommandées par les autorités.

Les restrictions à l’entrée sur le territoire mises en œuvre aux frontières intérieures de l’espace européen (États membres de l’Union européenne, Andorre, Islande, Liechtenstein, Monaco, Norvège, Royaume-Uni, Saint-Marin, Saint-Siège et Suisse) dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, sont levées à compter du 15 juin 00h00. Il n’y a pas de quatorzaine en provenance de ces pays.

Jusqu’à nouvel ordre, les voyageurs en provenance du Royaume-Uni, quelle que soit leur nationalité, quel que soit le moyen de transport, sont invités à effectuer une quatorzaine volontaire.

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Loisirs

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