urps médecin

Siège social LILLE

11 Square Dutilleul
59800 LILLE
Tel : 03 20 14 93 30

Antenne AMIENS

Vallée des Vignes
27 avenue d'Italie
80090 AMIENS
Tel : 03 22 33 35 55

CONTACTEZ-NOUS

Traitements spécifiques pour le Covid-19

Bithérapies d’anticorps monoclonaux contre la Covid-19
Actualisation traitements Ac monoclonaux du fait de l’impact de la diffusion du variant Omicron - 08/01/22

(08/01/22 – Source : Ministère)

Actualisation traitements Ac monoclonaux du fait de l’impact de la diffusion du variant Omicron

Si nous sommes bien conscients qu’il a été plus que difficile de proposer et obtenir les traitements par anticorps monoclonaux, il y a malgré tout des évolutions du fait de la situation actuelle de circulation en France du variant Omicron, majoritaire sur le territoire, porteur de multiples mutations sources d’échappement immunitaire et résistant partiellement ou totalement à l’activité neutralisante de certains anticorps monoclonaux.

Activité des anticorps monoclonaux disponibles vis-à-vis du variant Omicron :

  • Concernant la bithérapie Lilly, Bamlanivimab + Etesevimab, une perte totale d’activité neutralisante de chacun des deux anticorps du cocktail est constatée.
  • Concernant la bithérapie Roche, Casirivimab + Indevimab (Ronapreve®), une perte totale d’activité neutralisantede chacun des deux anticorps du cocktail est constatée.
  • Concernant la bithérapie AstraZeneca, Tixagevimab + Cilgavimab (Evusheld®), la combinaison des deux anticorps conserve une activité neutralisante malgré une perte partielle d’activité sur Omicron.
  • Concernant la monothérapie Celltrion, Regdanvimabnon disponible à ce jour en France, une perte totale d’activité neutralisante est constatée.
  • Concernant la monothérapie GSK, sotrovimab (Xevudy®), qui a obtenu une autorisation européenne de mise sur le marché le 17 décembre 2021, elle devrait faire l’objet d’un avis pour un accès précoce (HAS et ANSM) courant janvier (en curatif). Les données consolidées in vitro montrent un maintien de l’activité sur Omicron.

Synthèse de l’activité, à date, des anticorps monoclonaux disponibles (en stock dans les PUI) en France :

Il est une nouvelle fois demandé à l’ensemble des professionnels de santé qui suivent les patients à risque de faire des formes graves et non/mauvais répondeurs aux vaccins, comme les patients immunodéprimés, de les contacter sans délai pour évoquer avec eux les possibilités thérapeutiques en préventif/prophylaxie, ou en curatif dès réception du résultat positif du test.

PAXLOVID® : Antiviral du laboratoire PFIZER

(05/03/22 – Source : Ministère)

Paxlovid – modalités de prescription

Il n’y a pas de problèmes d’acheminement dans les pharmacies, vous pouvez donc prescrire du paxlovid pour vos patients les plus fragiles notamment.
Attention, comme il s’agit d’une ATU (Autorisation Temporaire d’Utilisation), l’ordonnance utilisée ne peut être votre ordonnance classique, il faut passer par l’ordonnance générée par la plateforme dédiée.

De nouveaux documents sont sortis pour vous guider pour réaliser cette prescription aussi facilement que possible : https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/coronavirus/professionnels-de-sante/article/les-traitements-antiviraux

(17/02/22 – Source : ARS)

Peu de disponibilité de traitements (Ac monoclonaux et Paxlovid) en ville pour les Hauts-de-France

Lors de nos échanges hebdomadaires avec l’ARS, il a été confirmé que les doses aujourd’hui disponibles en centres hospitaliers (anticorps monoclonaux) ou en officines (Paxlovid) ne permettent pas aujourd’hui d’en faire bénéficier la plupart de vos patients pourtant éligibles.
Nous vous conseillons donc de vous assurer auprès de votre centre hospitalier ou officine de référence de leur disponibilité avant prescription ou de les différer pour ne pas vous créer de déconvenues et des déceptions de patients qui ne peuvent pas avoir un traitement espéré.
Nous ne manquerons pas de vous informer sur la disponibilité de stocks de sorte à ce que vous puissiez initier des prescriptions sans cette crainte de disponibilité pharmaceutique … Nous continuons de mettre ce sujet à nos points d’échanges avec l’ARS …

(29/01/22 – Source : Ministère)

Mise à disposition de l’antiviral du laboratoire PFIZER : PAXLOVID®

Le Paxlovid® est le premier traitement de la Covid-19 qui sera accessible en ville et pourra être prescrit par les médecins libéraux (spécialistes et MG). Afin de les accompagner, notamment lors de l’arrivée des premières doses qui sont en nombre limité, la HAS publie de nouvelles Réponses rapides. Ce médicament présente tout de même des contraintes. La première est qu’il doit être donné dans les cinq jours qui suivent l’apparition des symptômes, deuxièmement, si on est déjà au stade où on a besoin d’oxygène, c’est trop tard. Et troisièmement, il faut être à risque de forme graves, comme le diabète, l’hypertension ou l’obésité. De plus la HAS relève que l’antiviral est contre-indiqué chez les personnes avec une insuffisance hépatique sévère ou une insuffisance rénale sévère et une adaptation de la posologie est nécessaire en cas d’IR modérée. Par ailleurs, il n’est pas recommandé d’utiliser Paxlovid® pendant la grossesse. La HAS, pointe également le risque important d’interactions médicamenteuses lors de la prise de Paxlovid® pour les patients qui prennent un autre traitement.
Par DGS Urgent du 02/02, il est précisé que l’antiviral du laboratoire PFIZER PAXLOVID® (association de PF-07321332 150 mg et de ritonavir 100 mg, comprimés pelliculés) a obtenu une autorisation d’accès précoce le 20 janvier 2022 dans l’indication : «traitement de la COVID-19 chez les adultes ne nécessitant pas d’oxygénothérapie et étant à risque élevé d’évolution vers une forme grave de la COVID-19 ».
Une AMM lui a par ailleurs été octroyée le 28 janvier 2022.
L’administration par voie orale de PAXLOVID® doit être initiée dans les 5 jours suivants l’apparition des symptômes et la mise en œuvre du traitement, ce qui ne dispense pas les patients du respect des mesures barrières et de distanciation physique dans le cadre de la lutte contre la COVID-19.
Les données disponibles pour évaluer l’efficacité de ce traitement ont démontré une réduction du risque de progression vers une forme grave de la Covid-19 (hospitalisation ou décès) d’environ 85,2 % (étude EPIC-HR) après son administration. De plus, le mécanisme d’action du Paxlovid® laisse espérer une efficacité maintenue sur les différents variants, y compris Omicron. Des données préliminaires in vitro suggèrent en effet que les variants préoccupants qui circulent actuellement sont sensibles au traitement.
Compte tenu du risque majeur de contre-indications et d’interactions médicamenteuses liées au ritonavir chez des patients polymédiqués notamment ceux ayant des facteurs de risque associés à un très haut risque d’évolution vers une forme grave de la maladie (immunodépression, cancer, insuffisance rénale chronique…), les prescripteurs sont invités à être particulièrement attentifs en se reportant aux tableaux et à se référer au RCP pour une information complète, notamment aux rubriques 4.3 et 4.5. Pour ces patients, le cas échéant, les prescripteurs sont aussi invités à les orienter vers un traitement curatif par anticorps monoclonaux.

Ce traitement à visée curative ne se substitue pas à la vaccination qui doit rester l’option privilégiée.

Modalités de prescription

PAXLOVID® (PF-07321332 150 mg/ ritonavir 100 m, comprimés pelliculés) peut être prescrit par tout médecin à condition que celui-ci se conforme aux obligations relevant de l’accès précoce.
Il est disponible en pharmacie de ville et en pharmacie à usage intérieur.
Le prescripteur vérifie l’éligibilité du patient au traitement et effectue la demande d’accès précoce qui permettra de générer la prescription avec un code barre spécifique à la demande effectuée. Les données sont recueillies via une plateforme Web dédiée www.ap-paxlovid.com .
Lorsque le prescripteur souhaite instaurer le traitement, il est invité à s’authentifier sur la plateforme via Pro Santé Connect afin d’avoir accès à l’espace sécurisé permettant de saisir les données. Il est recommandé que le prescripteur, ou le cas échéant le pharmacien, oriente le patient vers le circuit de dispensation le plus optimal, en prenant en compte le délai de 12h à 24h nécessaire pour la réception du traitement en pharmacie (hors dimanche et jours fériés).
Le jeudi 3 février 2022, une première opération de livraison de PAXLOVID® par le laboratoire Pfizer va être effectuée auprès des dépositaires de Santé publique France (SpF) en métropole et en Corse. Il sera donc possible de prescrire PAXLOVID®, à partir du 3 février 2022 dans l’hexagone. La réception des premiers traitements sera possible dès le 4 février 2022 dans les pharmacies d’officines.

L’utilisation de ritonavir peut réduire l’efficacité des contraceptifs hormonaux combinés. Il convient de conseiller aux patientes utilisant des contraceptifs hormonaux combinés d’utiliser une méthode contraceptive alternative efficace ou une méthode de contraception « barrière » supplémentaire pendant le traitement par PAXLOVID® et jusqu’au cycle menstruel suivant l’arrêt du PAXLOVID®.

Anticorps monoclonal XEVUDY®, sotrovimab, 500 mg solution à diluer pour perfusion

(29/01/22 – Source : Ministère)

Mise à disposition de l’anticorps monoclonal XEVUDY®, sotrovimab, 500 mg solution à diluer pour perfusion

Par DGS Urgent du 24/01/2022, il est précisé que la monothérapie d’Anticorps monoclonal du laboratoire GlaxoSmithKline (GSK), XEVUDY® (sotrovimab 500 mg, solution à diluer pour perfusion), dispose d’une AMM européenne depuis le 17 décembre 2021 et a obtenu une autorisation d’accès précoce par la HAS le 7 janvier 2022. XEVUDY® est indiqué dans le traitement de la COVID-19 chez les adultes et les adolescents (à partir de 12 ans et pesant au moins 40 kg) qui ne nécessitent pas de supplément d’oxygène et qui présentent un risque accru de développer une forme grave de la maladie. Cette spécialité doit administrée en perfusion intraveineuse unique de 500 mg au sein dans un établissement de santé après dilution et nécessite une surveillance durant l’administration et pendant au moins 1 heure après l’administration. Ce traitement à visée curative ne se substitue pas à la vaccination qui doit rester l’option privilégiée.

Il est indiqué pour le traitement des adultes et des adolescents (âgés de 12 ans et plus et pesant au moins 40 kg) atteints de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) qui ne nécessitent pas de supplémentation en oxygène et qui risquent d’évoluer vers une COVID-19 sévère à savoir les populations suivantes telles que définies par l’ANRS-Maladies Infectieuses Emergentes : 

  • Les patients de 80 ans et plus ;
  • Les patients ayant un déficit de l’immunité lié à une pathologie ou à des traitements : Chimiothérapie en cours ; Transplantation d’organe solide ; Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ; Lupus systémique ou vasculaire avec traitement immunosuppresseur ; Traitement par corticoïde > 10 mg/jour d’équivalent prednisone pendant plus de 2 semaines ; Traitement immunosuppresseur incluant rituximab.
  • Les patients à risque de complications : Obèse (IMC > 30 kg/m²) ; BPCO et insuffisance respiratoire chronique ; Hypertension artérielle compliquée ; Insuffisance cardiaque ; Diabète (de type 1 et de type 2) ; Insuffisance rénale chronique ; Autres pathologies chroniques.

Cette spécialité est réservée à l’usage hospitalier. Elle doit être administrée au sein dans un établissement de santé et nécessite une surveillance durant l’administration et pendant au moins 1 heure après l’administration. Pour toute information, vous pouvez joindre la Cellule Accès Précoce mise à votre disposition par le Laboratoire GSK

EVUSHELD®, bithérapie d’anticorps monoclonaux des laboratoires AstraZeneca

Mise à disposition uniquement hospitalière de la bithérapie d’anticorps monoclonaux des laboratoires AstraZeneca EVUSHELD®

(19/06/2021 – Source : Ministère)

Dans son DGS Urgent du 15/12, il est bien confirmé la mise à disposition de la bithérapie d’anticorps monoclonaux des laboratoires AstraZeneca EVUSHELD®. Cette spécialité est indiquée en prophylaxie préexposition de la Covid-19 chez les patients adultes de 18 ans et plus, faiblement ou non répondeurs à la vaccination après un schéma vaccinal complet OU non éligibles à la vaccination et à haut risque de forme sévère. Elle est administrée par injection intramusculaire et nécessite une surveillance des patients pendant 30 min.

Attention, cette dernière n’est pas délivrable en ville puisqu’il y est précisé que « le prescripteur hospitalier vérifie l’éligibilité du patient et effectue en parallèle de la prescription la déclaration de l’AAP ».

BAMLANIVIMAB, anticorps monoclonal

(26/02/2021 – Source : DGS)

BAMLANIVIMAB, anticorps monoclonal : Approvisionnement des établissements de santé et prise en charge des patients à risque élevé d’évolution vers les formes graves

Par un DGS Urgent du 24/02/2021 est annoncé la disponibilité de la spécialité pharmaceutique BAMLANIVIMAB 35 mg/mL en monothérapie, 1er anticorps monoclonal disponible en France, sous le statut d’ATU de cohorte, en semaine 8. Cet anticorps monoclonal viendra compléter les mesures thérapeutiques déjà mises en place pour traiter les patients susceptibles de développer des formes graves de la COVID-19.

L’administration d’anticorps monoclonaux, ayant une activité neutralisante dirigée contre la protéine spicule du SARSCoV- 2 en empêchant la pénétration du virus dans les cellules et ainsi en luttant contre sa réplication pourrait neutraliser le virus à la phase précoce de l’infection.

Le BAMLANIVIMAB en monothérapie, est indiqué pour le traitement des formes symptomatiques légères à modérées de COVID-19 chez les adultes non hospitalisés pour Covid ayant un test virologique de détection du SARS-CoV-2 positif, et à risque élevé d’évolution vers une forme grave de COVID-19.

Pour garantir un maximum d’efficacité, ce traitement doit être initié dans un délai maximal de 5 jours après le début des symptômes. L’efficacité de ce traitement sur les variantes 20H/501Y.V2 (dite « sud-africaine ») et 20J/501Y.V3 (dite « brésilienne ») n’est pas démontrée.

La prescription de ce médicament bénéficiant d’une ATU de cohorte (lien vers le site internet de l’ANSM www.ansm.sante.fr, rubrique ATU) est réservée à un médecin hospitalier et son administration intraveineuse doit être réalisée dans un environnement hospitalier.

La population cible pour BAMLANIVIMAB® monothérapie est la suivante :

1. Les patients ayant un déficit de l’immunité lié à une pathologie ou à des traitements

  • Chimiothérapie en cours
  • Transplantation d’organe solide
  • Allogreffe de cellules souches hématopoïétiques
  • Maladie rénale avec DFG 15 mg/semaine
  • Traitement immunodépresseur incluant rituximab
  • Fibrose pulmonaire idiopathique
  • Pathologies rares du foie
  • Myopathies avec capacité vitale forcée
  • Autres pathologies rares définies par les filières de santé maladies rares (FSMR)

2. Les patients de plus de 80 ans

Pour les patients vaccinés : Si jugé nécessaire en cas d’infection post-vaccination contre le SARS-CoV-2, chez des patients répondant aux critères prédéfinis, Bamlanivimab pourra être administré en tenant compte de l’absence de données spécifiques à ce jour dans cette situation.

La population cible est susceptible d’évoluer en fonction de l’état des connaissances scientifiques et du contexte épidémique. Il convient de se référer régulièrement au protocole temporaire d’utilisation (PUT) consultable sur le site de l’ANSM pour prendre connaissance des critères d’exclusion.
https://www.ansm.sante.fr/Activites/Autorisations-temporaires-d-utilisation-ATU/ATU-de-cohorte-en-cours/Liste-des-ATU-de-cohorte-en-cours/BAMLANIVIMAB-700-mg-20-mL-35mg-mL-solution-a-diluer-pour-perfusion

Le rôle du professionnel de santé (notamment médecin généraliste, médecin spécialiste) est essentiel pour la réussite de la prise en charge par anticorps monoclonaux. 

Il consiste à : 

  • Pré-identifier la population cible au sein des patients dont vous assurez le suivi ; 
  • Les informer de l’existence de ces traitements et des conduites à tenir en cas d’apparition de symptômes ; 
  • Les orienter très rapidement après l’apparition de symptômes vers les tests diagnostiques puis les lieux d’administration de ces traitements selon l’organisation locale retenue ; 
  • Participer au suivi de l’efficacité et de la tolérance du traitement et au respect des mesures d’isolement renforcé si nécessaire. 

La précocité d’administration et la nécessité d’un suivi de l’efficacité et la tolérance du traitement sont les conditions essentielles pour garantir une bonne efficacité et sécurité du BAMLANIVIMAB.
Pour permettre une administration des traitements dans les 5 jours après le début des symptômes, un test diagnostic positif est nécessaire. Le criblage permettant de connaitre le type de variant avant l’administration du traitement est fortement recommandé pour s’assurer de son efficacité. Les médecins généralistes ou spécialistes devront orienter sans délai les patients éligibles à ces traitements.

Modalités d’orientation de la prise en charge du patient

Le médecin généraliste ou le médecin spécialiste confirme l’éligibilité du patient au traitement.

Pour le praticien exerçant en ville, contacter le SAMU/centre 15 qui vous donnera l’information de l’établissement de santé en capacité à administrer le traitement au patient dans un délai compatible avec les indications ou le praticien contacte directement le centre d’administration lorsqu’il en connait l’existence.

DEXAMETHASONE KRKA et DEXAMETHASONE MYLAN

(26/02/2021 – Source : HAS)

Médicaments Covid-19 : DEXAMETHASONE KRKA et DEXAMETHASONE MYLAN

En date du 20/01, la HAS a émis un avis favorable au remboursement dans le traitement de l’infection à coronavirus SARS-CoV-2 (COVID-19) chez les adultes et les adolescents (âgés de 12 ans et pesant plus de 40 kg) qui nécessitent une oxygénothérapie. (…).

Par ailleurs, la Commission souligne que les données chez les patients de plus 70 ans sont limitées ; le manque de données cliniques dans des populations particulières (femmes enceintes, enfants) et de données quant à l’optimisation du schéma thérapeutique en termes de dose et de durée selon les caractéristiques des patients (âge, poids, …).

Modalités d’orientation de la prise en charge du patient

Le médecin généraliste ou le médecin spécialiste confirme l’éligibilité du patient au traitement.

Pour le praticien exerçant en ville, contacter le SAMU/centre 15 qui vous donnera l’information de l’établissement de santé en capacité à administrer le traitement au patient dans un délai compatible avec les indications ou le praticien contacte directement le centre d’administration lorsqu’il en connait l’existence.

L'ANSM suspend la commercialisation du « spray nasal COV-Defense » et « spray nasal Biokami » pour le covid

(26/02/2021 – Source : ANSM)

Covid-19 : l’ANSM suspend la commercialisation du « spray nasal COV-Defense » et « spray nasal Biokami »

L’ANSM a été informée de l’intention de la société Pharma & Beauty – Centrepharma de commercialiser un produit dénommé « Spray Nasal COV-Defense » ou « spray nasal Biokami », en tant que dispositif médical de classe I. Selon les communications récentes du fabricant, ce spray virucide, à base d’eau ionisée, « assure l’inactivation du virus Sars-CoV-2 à plus de 99% ».

Malgré les allégations du fabricant, l’ANSM n’a reçu aucune donnée de validation clinique démontrant la performance et la sécurité d’utilisation de ce spray, condition indispensable pour qu’un dispositif médical puisse être mis sur le marché selon la réglementation européenne relative aux dispositifs médicaux.

En l’absence de telles garanties et dans l’attente d’informations complémentaires, l’ANSM a suspendu, par décision de police sanitaire (DPS : https://www.ansm.sante.fr/Decisions/Injonctions-decisions-de-police-sanitaire-sanctions-financieres-interdictions-de-publicite-Decisions-de-police-sanitaire/Decision-du19-02-2021-Portant-suspension-de-mise-sur-le-marche-a-titre-gratuit-ou-onereux-de-distribution-d-exportation-de-publicite-et-d-utilisation-des-dispositifs-medicaux-denommes-spray-nasal-COV-Defense-et-spray-nasal-Biokami-fabriques-par-la-societe-Pharma-Beauty-Centrepharma-ainsi-que-retrait-de-ces-produits ), la mise sur le marché, la distribution, la publicité et l’utilisation du « Spray nasal COV-Defense » / « spray nasal Biokami » de la société Pharma & Beauty – Centrepharma jusqu’à leur mise en conformité avec la réglementation applicable. La société Pharma & Beauty – Centrepharma est par ailleurs tenue de procéder au rappel des lots de ces dispositifs et d’informer toutes les personnes physiques ou morales susceptibles de détenir les produits concernés.

Nous rappelons que les dispositifs médicaux sont des produits de santé. A ce titre, ils font l’objet d’une d’un suivi et d’une surveillance de la part de l’ANSM, visant à contrôler le respect de la réglementation qui leur est applicable, notamment quant à leurs performances et leur sécurité d’utilisation pour les patients.

Modalités d’orientation de la prise en charge du patient

Le médecin généraliste ou le médecin spécialiste confirme l’éligibilité du patient au traitement.

Pour le praticien exerçant en ville, contacter le SAMU/centre 15 qui vous donnera l’information de l’établissement de santé en capacité à administrer le traitement au patient dans un délai compatible avec les indications ou le praticien contacte directement le centre d’administration lorsqu’il en connait l’existence.

Recommandations thérapeutiques : hydroxychloroquine, remdésivir et tocilizumab

(04/03/2021 – Source : HCSP)

Actualisation recommandations thérapeutiques covid-10

Après l’avis actualisant les données relatives à l’hydroxychloroquine, le remdésivir et le tocilizumab, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) actualise au 28/01/2021 les recommandations pour les autres thérapeutiques dans la prise en charge du Covid-19, après une revue et une analyse de la littérature et des recommandations internationales.

À l’issue de cette analyse, les recommandations du HCSP pour le traitement du Covid-19 sont les suivantes :

  • La mise en place d’un traitement de support adapté à l’état du patient dans toutes les situations, ce traitement constituant la référence. Les recommandations relatives à la corticothérapie, les traitements anticoagulants, les antalgiques et l’antibiothérapie demeurent inchangées par rapport aux avis antérieurs du HCSP.
  • Immunothérapie : les recommandations relatives à l’utilisation de plasma de convalescents demeurent inchangées, les interférons et les immunoglobulines polyvalentes ne sont pas recommandés hors essais cliniques randomisés et certains anticorps monoclonaux ne peuvent être prescrits à titre dérogatoire qu’à une population très restreinte de patients hospitalisés.
  • Les cellules mésenchymateuses et les médicaments repositionnés (inhibiteur de l’enzyme de conversion , ivermectine, statines …) ne sont pas recommandés hors essais cliniques randomisés, les inhibiteurs de la protéase ne doivent pas être utilisés.
  • Les corticoïdes sont indiqués pour les patients oxygénorequérants conformément aux avis antérieurs du HCSP.
  • Les vitamines (C ou D) et le zinc ne sont pas indiqués, hors indication de supplémentation.

(3 décembre – Source : HCSP)

Recommandations thérapeutiques : hydroxychloroquine, remdésivir et tocilizumab

En date du 25/11/2020, le Haut Conseil de la santé publique a actualisé son avis du 23 juillet 2020 concernant les recommandations thérapeutiques pour la prise en charge du Covid-19 après une revue et une analyse de la littérature et des recommandations internationales. Le présent avis concerne l’hydroxychloroquine, le remdésivir et le tocilizumab.

Le HCSP souligne que :

Concernant l’hydroxychloroquine

  • A ce jour, et en complément des analyses figurant dans les avis antérieurs, ni les données pré-cliniques et en particulier les études sur modèle de primates non humains, ni l’analyse des études randomisées contrôlées y compris celles récemment publiées, ne permettent l’identification d’étude méthodologiquement robuste pour étayer la possible utilisation d’HCQ avec ou sans azithromycine, en ambulatoire comme en hospitalisation, que ce soit en curatif, en pré exposition ou en post exposition.
  • Les données de pharmacovigilance incitent à la prudence en raison des effets indésirables potentiellement graves, en particulier cardio-vasculaires.

Concernant le remdésivir

  • À ce jour, il n’existe aucune donnée permettant d’évaluer l’efficacité du remdésivir sur la cinétique d’excrétion virale SARS-CoV-2, évaluée par RT-PCR sur prélèvement naso-pharyngé ou respiratoire bas dans l’ensemble des essais ayant inclus des milliers de patients, y compris les essais randomisés, en dehors d’un essai randomisé contre placebo mené en Chine, interrompu prématurément et ne montrant pas de bénéfice du remdésivir ;
  • les données disponibles ne permettent pas de se prononcer sur l’efficacité du remdésivir chez les patients traités en tout début d’évolution de la maladie, au moment où l’effet antiviral est attendu ;
  • il n’existe que très peu de données de sécurité d’emploi du remdésivir chez les patients avec insuffisance rénale ou hépatique, et des données très parcellaires chez les personnes âgées de 12 à 18 ans ;
  • chez les femmes enceintes, il n’existe que des données parcellaires issues des registres d’usage compassionnel ; à ce jour ces études paraissent insuffisantes pour permettre l’utilisation du remdésivir pendant la grossesse. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace pendant le traitement ;
  • il n’existe pas de données sur les interactions médicamenteuses liées au remdésivir ou impactant son effet antiviral ;
  • les données pré-cliniques de mutagénicité n’ont pas révélé de génotoxicité évidente. Aucune étude à long terme n’a été réalisée pour évaluer son potentiel cancérigène ;
  • un bénéfice du remdésivir a été mis en évidence en termes de délai d’amélioration clinique à J15 chez les patients atteints de Covid-19 avec pneumonie nécessitant une oxygénothérapie conventionnelle (cfdéfinition en annexe 3), plus court de 5 jours, et en termes de mortalité à J15, mais pas à J28 ;
  • il n’existe aucun rationnel et aucune donnée en faveur d’une efficacité du traitement administré tardivement dans l’évolution de la maladie (après 10 jours) ;
  • la prudence s’impose quant à l’interprétation des analyses non stratifiées a priori par le protocole d’une étude.

Concernant le tocilizumab

  • Les données relatives à l’utilisation du tocilizumab chez les patients atteints de Covid-19 sont actuellement très limitées ;
  • Au vu de l’analyse des publications et des essais cliniques, il n’est pas possible de recommander l’utilisation du tocilizumab dans le traitement de la pneumonie à SARS-CoV-2.
  • Les effets observés sur la nécessité de recours à la ventilation mécanique invasive chez les patients atteints de covid-19 de gravité modérée (c’est-à-dire avec une oxygénothérapie de plus de 6l/min et à haut débit [définition annexe 3] hospitalisés ou non en réanimation) sont trop hétérogènes d’une étude à l’autre pour conclure ou pouvoir formuler une recommandation.
  • Il n’est pas non plus possible au vu des critères d’inclusion et de jugement hétérogènes d’identifier des populations cibles pour lesquelles un bénéfice existerait.

À l’issue de cette analyse, le HCSP recommande :

  • Dans tous les cas, de mettre en place en place un traitement de support dit « Standard of Care » (SOC) adapté à l’état du patient, qui constitue la référence.
  • Concernant la chloroquine et l’hydroxychloroquine, seule ou en association à l’azithromycine : de ne pas prescrire, en ambulatoire comme en hospitalisation, que ce soit en curatif (y compris en phase précoce), en pré-exposition ou en post exposition, de chloroquine ou d’hydroxychloroquine, seule ou en association à l’azithromycine.
  • Concernant le remdésivir :
    • Pour les promoteurs des essais cliniques : de mettre rapidement à disposition les données virologiques recueillies lors des essais cliniques randomisés dont les résultats ont été publiés ;
    • De ne pas prescrire le remdésivir, quelles que soient la situation clinique et les modalités de prise en charge des patients, en dehors des essais cliniques randomisés.
  • Concernant le tocilizumab :
    • De ne pas prescrire de tocilizumab en dehors du cadre d’essai clinique.
    • De réaliser de nouveaux essais ou d’adapter les essais existants pour identifier les cibles éventuelles.
    • Toutefois, en cas d’aggravation incontrôlée en dépit d’un traitement standard (SOC) incluant la dexaméthasone, en situation de sauvetage chez des patients présentant un état hyper-inflammatoire persistant (fièvre, CRP élevée, ferritine élevée), en l’absence de surinfection bactérienne ou fungique, l’utilisation du tocilizumab pourrait être laissée à la responsabilité du prescripteur après discussion collégiale du rapport bénéfice/risque avec une équipe extérieure disposant de l’expertise (ESR, RCP régionale…). Ce qui figure dans cette dernière puce (*) constitue un avis d’experts

Le HCSP rappelle que ces recommandations temporaires ont été élaborées dans l’état actuel des connaissances et des ressources disponibles et qu’elles seront susceptibles d’évolutions, notamment lorsque les résultats des essais randomisés en cours seront disponibles.

Vaccination :
Vaccination contre la Covid-19

Consultez la page Vaccination Covid-19

Vaccination contre la grippe
Réponses rapides HAS – vaccination covid-19 au 12/01/2022
Réponse rapide n°8 : 

Co-administration de vaccins :

  • L’administration concomitante du rappel des vaccins contre la Covid-19 et du vaccin contre la grippe saisonnière est possible dès lors qu’une personne est éligible aux deux vaccinations, quel que soit l’âge. Les injections doivent être pratiquées sur 2 sites d’injection différents.
  • Si les vaccins contre la grippe et la Covid-19 ne sont pas administrés au même moment, il n’y a pas de délai à respecter entre les deux vaccinations
  • De façon générale, il n’est pas nécessaire de respecter un délai minimum entre un vaccin contre la Covid-19 et tout autre vaccin du calendrier vaccinal.
Autres vaccinations du calendrier vaccinal
Réponses rapides HAS – vaccination covid-19 au 12/01/2022
Réponse rapide n°8 : 

Co-administration de vaccins :

  • L’administration concomitante du rappel des vaccins contre la Covid-19 et du vaccin contre la grippe saisonnière est possible dès lors qu’une personne est éligible aux deux vaccinations, quel que soit l’âge. Les injections doivent être pratiquées sur 2 sites d’injection différents.
  • Si les vaccins contre la grippe et la Covid-19 ne sont pas administrés au même moment, il n’y a pas de délai à respecter entre les deux vaccinations
  • De façon générale, il n’est pas nécessaire de respecter un délai minimum entre un vaccin contre la Covid-19 et tout autre vaccin du calendrier vaccinal.
Vaccination contre la pneumonie

Les vaccins contre la pneumonie tels que le vaccin antipneumococcique et le vaccin anti-Haemophilus influenza type B (Hib) ne confèrent pas de protection contre le nouveau coronavirus. (Source : FAQ OMS)

Le Prevenar 13 est un vaccin anti-pneumococcique, donc protecteur vis-à-vis des bactéries Pneumocoque. Cependant aucun lien n’a été trouvé à ce jour comme potentiel facteur protecteur contre le virus Covid-19.

Les indications du Prévenar 13 restent donc, exclusivement : schéma vaccinal de primo-vaccination (à 2, 4 et 11 mois), rattrapage vaccinal et situations particulières (prématurés, patients immunodéprimés, patients avec une pathologie prédisposant à la survenue d’infection invasive à Pneumocoque).

Cf. recommandations calendrier vaccinal mars 2019

Traitement / prise en charge des patients covid
Recherches / études / veille
Veille des études cliniques publiées pour certains médicaments du Covid-19

(28 novembre – Source : HAS)

Consciente des enjeux, et en parallèle de ses missions sur l’évaluation des médicaments, la HAS conduit une veille scientifique des résultats des études cliniques publiées sur les candidats médicaments dans la COVID-19 susceptibles d’être évalués dans des délais courts.

En date du 23/11, la HAS a publié une veille sur certains médicaments contre la COVID-19, hors vaccin ; il ne constitue pas une analyse exhaustive des études cliniques en vue d’une décision et ne saurait préjuger en aucune manière des évaluations qui pourraient être menées par la commission de la transparence (CT) dans le cadre d’une demande de prise en charge par la solidarité nationale.

Les premières études cliniques étant analysées dans les versions précédentes (Veille mise à jour le 18 juin 2020, le 23 septembre 2020 et le 20 octobre 2020)1, cette actualisation fait le point sur l’évolution du développement de certains candidats médicaments (études cliniques de phase III ou méta-analyses) ou disposant d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) ainsi que sur l’évolution des recommandations thérapeutiques dans la prise en charge de la COVID-19.

Face à la pandémie de COVID-19 due au nouveau coronavirus (SARS-CoV-2), l’espoir d’un traitement curatif et préventif efficace est à la fois très fort et légitime. La HAS s’organise pour être en capacité d’évaluer en urgence ces médicaments en vue de leur prise en charge par la collectivité, dès que des données exploitables seront disponibles et qu’elle sera saisie.

Les documents constituent une veille non exhaustive sur les études publiées sur certains médicaments contre le COVID-19 (remdésivir, lopinavir/ritonavir, hydroxychloroquine +/- associée). Ils ne constituent pas une analyse de ces études en vue d’une décision.

Azithromycine (Zithromax)

L’Azithromycine (Zithromax) n’a aucune place à ce jour dans le traitement du covid-19, pas plus que d’autres molécules en ambulatoire, pour les formes non sévères. Il n’est pas dans l’étude Discovery actuellement.

(Source : Infectiologues)

Interactions médicamenteuses