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Consignes de dépistage : nouveau variant du SARS-CoV-2 détecté au Royaume-Uni

(17/01/2021 – Source : ARS)

En région, un réexamen des cas positifs visant à rechercher l’absence de gène S est engagé avec l’appui des principaux laboratoires intervenant sur la MEL, le Calaisis, le Littoral Sud-80 et ceux des principaux hôpitaux disposant d’un laboratoire.
Au 14/01/2021, 5 cas sont confirmés pour les Hauts-de-France.

Adaptation des consignes de dépistage en lien avec le nouveau variant du SARS-CoV-2 détecté au Royaume-Uni 

(Source : DGS – 23 et 24/12/2020)

Par DGS Urgent du 23/12/2020 complété par un autre DGS urgent du 24/12, les informations suivantes ont été transmises :
Un nouveau variant du SARS-CoV-2 a été détecté au Royaume-Uni. Ce nouveau variant est défini par de multiples variations des gènes codant pour les protéines de spicule (S) ainsi que par des variations d’autres régions génomiques. Le Royaume-Uni rapporte que ces variations (notamment la délétion 69-70 dans la protéine de pointe) provoquent un résultat négatif de certains tests RT-PCR dont les amorces ciblent le gène « S », ce qui n’est pas le cas en France dont la réglementation impose d’avoir deux cibles au minimum par RT-PCR.
Les données des enquêtes épidémiologiques et virologiques britanniques ont indiqué une transmissibilité plus importante du variant dans le Sud-Est de l’Angleterre, qui aurait progressivement remplacé les autres virus circulants, avec un potentiel estimé d’augmentation du nombre de reproduction (R) de 0,4 ou plusRien n’indique toutefois à ce stade que le nouveau variant entraîne une augmentation de la gravité de l’infection.
Du fait de la circulation du variant « VUI 202012/01 » du SARS-CoV-2 dans plusieurs pays d’Europe (à des niveaux de circulation différents, la circulation active de ce variant ne concernant que le Royaume-Uni à ce stade) et de la détection d’un autre variant circulant activement en Afrique du Sud « 501.V2 », il est nécessaire de documenter la circulation de ces variants en France

1. Impact des variations du virus sur l’efficacité de dépistage 

  • Concernant les tests RT-PCR :

La réglementation française oblige les tests RT-PCR à avoir deux cibles au minimum, permettant ainsi de détecter des discordances si une cible a muté. De ce fait, ces tests ne présentent pas de risque de non détection de la présence du SARS-CoV-2. Toutefois, pour les tests RT-PCR incluant la détection du gène « S », une attention particulière devra être portée sur l’interprétation en cas de discordances avec les autres cibles.

  • Concernant les tests antigéniques :

Important : Du fait des variations de la protéine S (1 variation pour le VUI – VOC désormais- 202012/01 et 4 variations pour le 501.V2),l’utilisation des tests antigéniques ciblant uniquement la protéine S, dans le cadre de diagnostics individuels ou d’opérations de dépistage, est actuellement fortement déconseillée au regard du risque de faux négatifs pour ces variants.
Les tests antigéniques ciblant d’autres protéines, notamment la protéine N, ne sont pas concernés et peuvent continuer à être mobilisés.
La liste des tests antigéniques avec la(es) protéine(s) cible(s) visée(s) par chaque test est disponible sur le site Internet https://covid-19.sante.gouv.fr/tests .

2. Consignes relatives à l’adaptation du dépistage en vue de documenter la circulation de ce variant sur le territoire national

  • Interrogatoire des personnes dépistées :

Il est demandé aux laboratoires et aux professionnels de santé réalisant un dépistage du SARS-CoV-2 de questionner systématiquement, pour toute personne se présentant pour un test de dépistage du SARS-CoV-2, un séjour à l’étranger dans les 14 jours précédant ou un contact à risque avec une personne ayant séjourné à l’étranger dans les 14 jours suivant son retour, et de renseigner le cas échéant le champ « pays de provenance » dans SI-DEP.

  • Orientation vers un test RT-PCR :

Il est demandé aux laboratoires et aux professionnels de santé d’orienter toute personne se présentant pour la réalisation d’un dépistage du SARS-CoV-2 :

  • ayant séjourné au Royaume-Uni dans les 14 derniers jours ou ayant eu un contact à risque avec une personne y ayant séjourné
  • ayant séjourné en Afrique du Sud ou ayant été en contact avec une personne y ayant séjourné

vers la réalisation d’un test RT-PCR.

  • Réalisation du génotypage :

Il est demandé de réaliser le génotypage de tout prélèvement positif pour le SARS-CoV-2 correspondant aux cas de figure suivants :

  • Une personne ayant séjourné en Afrique du Sud ou ayant été en contact avec une personne y ayant séjourné,
  • Une personne ayant séjourné au Royaume-Uni dans les 14 jours précédant la date des symptômes ou du prélèvement ou ayant eu un contact à risque avec une personne y ayant séjourné dans les 14 jours suivant son retour ;
  • Une discordance de la cible « S » avec les autres cibles.

En cas d’impossibilité de réaliser le génotypage au sein du laboratoire ou centre de dépistage du SARS-CoV-2, un envoi de ces prélèvements au CNR doit être réalisé dans les meilleurs délais portant la mention d’un lien possible avec un séjour au Royaume Uni ou de la discordance de la cible « S ».

NB : L’ensemble de ces consignes est à mettre en œuvre par les laboratoires et les professionnels de santé à partir du 23/12/2020. Les personnes ayant récemment séjourné au Royaume-Uni ou ayant été en contact à risque avec une personne y ayant séjourné seront sensibilisées à l’importance de réaliser un test devant l’apparition de symptômes et/ou si les mesures barrièresn’ont pas été respectées lors de ce séjour.

3. Conduite à tenir pour les cas possibles et confirmés du nouveau variant et leurs personnes contact à risque

Toute personne susceptible d’être infectée par le nouveau variant, toute personne testée positive pour ce nouveau variant et toute personne contact à risque d’un cas confirmé par ce nouveau variant devra respecter strictement l’isolement / la quarantaine. Il n’y a pas de conduite à tenir particulière s’agissant de l’isolement pour les personnes infectées par ce variant, il convient toutefois de rappeler aux personnes concernées que toute infection ou contact à risque doit conduire à un isolement strict.

Accès réservé aux médecins - Tests PCR des publics prioritaires : plateforme téléphonique

Consultez la page Contacts utiles

Publics prioritaires Tests rT-PCR (dont les soignants)

Expérimentation accès renforcé publics prioritaires accès aux tests rT-PCR

(19 septembre – Source : ARS)

Afin de faciliter l’accès aux tests rT-PCR de vos publics prioritaires (voir circulaire du 16/09), l’Agence Régionale de Santé va leur dédier des plages horaires spécifiques lors des prochaines sessions de dépistage collectif.

Ainsi, des journées de dépistages sont expérimentées la semaine prochaine sur 3 communes de la métropole lilloise (Marcq-en-Baroeul, Seclin et Haubourdin) au cours desquelles les matinées (9h-12h) seront réservées aux seuls publics prioritaires avec un justificatif à savoir :

  • Les professionnels de santé et assimilés intervenant au domicile, sur présentation de leur carte professionnelle (ceux relevant d’un établissement de santé ou médico-social doivent le faire dans leur structure de rattachement) ;
  • Les personnes présentant des symptômes compatibles avec la COVID-19 ET disposant d’une prescription médicale pour la réalisation d’un examen par RT-PCR ;
  • Les personnes contacts à risque d’un cas confirmé ou probable de COVID-19 inscrite dans CONTACT-COVID, asymptomatiques, avec une indication à réaliser un examen à J0 ou à J7 du dernier contact (tracing Assurance Maladie) ;
  • Les personnes contacts à risque d’un cas confirmé ou probable de COVID-19 identifiées par l’ARS (cluster dans une collectivité ou une communauté ou en lien avec un évènement donné, tracing ARS) ;
  • Les personnes identifiées comme ayant été en contact avec un cas par l’application STOP-COVID.
Seules les personnes relevant de ces indications pourront bénéficier d’un dépistage à visée diagnostique.
N’hésitez pas à envoyer vos patients, et seulement vos patients, accompagnés d’une ordonnance pour être prélevés.

L’objectif est de pouvoir rendre des résultats dans les 24h suivant le prélèvement.

Les après-midis seront, quant à elles, ouvertes à tous publics, symptomatiques ou non, sans justificatif.

Si ces tentatives sont pertinentes, leur généralisation pourrait être rapidement envisagée sur les territoires les plus en tension.

Par ailleurs, l’ARS et l’URPS Biologistes, en coordination avec l’URPS Médecins, poursuivent leurs efforts pour proposer rapidement une plateforme téléphonique pour les publics prioritaires. Nous ne manquerons pas de vous en faire une information commune dès sa création. Cette question est une priorité pour tous.

Priorisation accès aux tests rT-PCR

(11 septembre – Source : ARS et URPS biologistes)

L’accès aux tests rT-PCR est une problématique remontée par l’ensemble des territoires des Hauts-de-France, particulièrement depuis la rentrée scolaire.

Pour votre complète information, par instruction ministérielle, une priorisation doit être réalisée par les laboratoires. Cette doctrine de priorisation, au niveau des prélèvements mais également du rendu des résultats, vise à permettre une prise en charge rapide des situations les plus critiques en terme de diffusion du virus.

Il leur a ainsi été demandé de respecter l’ordre de priorité suivant :

Priorité 1 : examens à visée diagnostique – ces personnes doivent disposer d’un examen dans les 24h et obtenir les résultats dans les 24h suivantes 

  • Personnes disposant d’une prescription médicale pour la réalisation d’un examen par RT-PCR et ayant déclaré des symptômes compatibles avec la COVID-19 ;
  • Personnes se présentant dans un lieu où la réalisation d’un prélèvement est possible avec des symptômes compatibles avec la COVID-19 (cf. définition de cas possible de Santé publique France) et évaluées sur place par un médecin (biologiste médical ou autre) ;
  • Personnes contacts à risque d’un cas confirmé ou probable de COVID-19 inscrite dans CONTACT-COVID, asymptomatiques, avec une indication à réaliser un examen à J0 ou à J7 du dernier contact ;
  • Personnes identifiées par l’autorité sanitaire dans le cadre d’un protocole spécifique de dépistage organisé autour d’une situation de transmission (cluster dans une collectivité ou une communauté ou en lien avec un évènement donné) ;
  • Personne identifiée comme ayant été en contact avec un cas par l’application STOP-COVID.

Priorité 2 : examens à visée de dépistage autour d’une situation à risque – ces personnes doivent pouvoir être dépistées dès qu’une disponibilité est identifiée et obtenir les résultats dans les 24h suivantes 

  • Personnes identifiées par l’autorité sanitaire dans le cadre d’un dépistage préventif organisé autour d’une situation à risque (dépistage en abattoir, dans un foyer d’hébergement social, en dehors de structures collectives, les communautés particulièrement à risque de forme grave – squat, bidonville, campement…) ou dans une zone de circulation active du virus ;
  • Personnes ayant reçu un bon pour dépistage émis par la CNAM ou par l’autorité sanitaire dans une zone de sur-incidence ou dans le cadre des investigations autour d’un cluster à risque de diffusion communautaire ;
  • Personnes ayant fréquenté un lieu, une collectivité ou une communauté dans lequel (ou laquelle) a été identifiée un cluster, dans le cadre d’un dépistage organisé par l’autorité sanitaire, mais n’ayant pas été identifiées par l’autorité sanitaire ;
  • Personnes de retour d’une zone de circulation active du virus en France ou à l’étranger n’ayant pas réalisé de test dans les 72h avant son retour, quel que soit son mode de transport ;
  • Professionnels exerçant en ESMS accueillant des personnes âgées ou handicapées ou au domicile de personnes âgées ou handicapées qui se sont exposés à une situation à risque (rassemblement, réunion familiale etc.), sans indication formelle de dépistage ;
  • Professionnels exerçant en ESMS accueillant des personnes âgées ou handicapées ou au domicile de personnes âgées ou handicapées dont la prise ou reprise de fonctions est conditionnée à un examen de dépistage ;
  • Professionnels exerçant dans des structures collectives d’hébergement (CHRS, CHU, CADA) et logements foyers (pensions de famille, FTM…) et dans les ESMS qui assurent l’accueil et l’accompagnement de personnes confrontées à des difficultés spécifiques d’hébergement (LHSS, LAM, ACT, CSAPA avec hébergement) ;
  • Professionnels exerçant en ES/ESMS selon un plan d’échantillonnage à définir par l’EOH ;
  • Personnes dont l’entrée en ESMS est conditionnée à un examen de dépistage préalable, 48h avant l’admission.

Priorité 3 : examens à visée de dépistage individuel pour convenance personnelle ou à visée de surveillance épidémiologique – ces personnes peuvent se faire dépister mais ne sont pas prioritaires. Le rendu des résultats est fonction de la capacité du laboratoire à traiter dans les délais impartis les indications prioritaires 

  • Personnes/patients entrant en ES sans indication formelle à recevoir un examen à visée diagnostique (dépistages pré-admission ou pré-opératoire programmé) ;
  • Personne au départ vers l’Outre-mer ou vers un pays étranger où un examen par RT-PCR est obligatoire à l’entrée sur le territoire (NB : les personnes se rendant en Outre-mer ou à l’étranger dans le cadre d’une mission organisée par les autorités ou pour une raison professionnelle impérieuse doivent être priorisées) ;
  • Personne incitée au dépistage par son employeur, dans le cadre d’un dépistage qui n’est pas organisé par l’autorité sanitaire ;
  • Personnes ayant participé à un grand rassemblement type festival ou autre, ou après participation à un événement privé (type mariage, anniversaire, enterrement) avec de nombreux invités en l’absence de cas signalé ;
  • Toute autre situation.

Au vu des difficultés rencontrées sur le terrain, l’ARS et l’URPS Biologistes, en coordination avec l’URPS Médecins, travaillent sans relâche pour étoffer l’offre de dépistages. Une plateforme téléphonique pour les publics prioritaires devraient bientôt voir le jour, les modalités sont en cours de finalisation.

Nous ne manquerons pas de vous en faire une information commune dès sa création. Cette question est une priorité pour tous.

Pour information, sur Amiens, à compter du mardi 8 septembre, pour renforcer l’activité réalisée par les laboratoires de ville, deux centres de dépistages COVID19 sont ouverts exclusivement sur rdv au 06 47 75 79 05 (numéro de téléphone unique – appels du lundi au vendredi entre 9h et 17h), avec ou sans ordonnance :

  • Sur le site Nord du CHU (Place Victor Pauchet) ; le CENTRE DE DEPISTAGE – DRIVE COVID est ouvert du lundi au samedi 8h à 16h.
  • Sur le site Sud, du CHU (Rond-point Pr C. Cabrol, Bâtiment principal, RDC du hall 1), la centrale de Prélèvements est ouverte du lundi au vendredi de 8h à 16h
Doctrine de test en préparation des virus hivernaux (grippe et autres virus)

Doctrine de test en préparation des virus hivernaux en période de circulation du SARS-CoV-2

(13 novembre – Source : DGS Urgent)

Dans un DGS Urgent en date du 10/11, la DGS précise que la co-circulation des virus hivernaux (grippaux et autres) ne peut être exclue et demande une adaptation du dépistage dans certaines situations, dans le contexte de l’accélération de la circulation du SARS-CoV-2.

Dans l’hémisphère sud, une faible circulation du virus grippal a été observée durant l’hiver austral 2020. Les rhinovirus et VRS ont cependant été détectés. Ceci pourrait être dû à la mise en place des mesures barrières contre le SARS-CoV-2, mais ne présage pas de la dynamique grippale à venir dans l’hémisphère Nord et une vigilance doit être maintenue.

Les éléments cliniques ne permettant pas de différencier formellement une infection COVID-19 des autres infections hivernales, adapter les stratégies de diagnostic des virus hivernaux (grippaux et autres) en période de co-circulation est essentiel afin de permettre une prise en charge différenciée, lorsque cela est nécessaire.

La surveillance habituelle de la grippe coordonnée par Santé Publique France a repris en semaine 40.

Les dépistages réalisés dans le cadre de la surveillance épidémiologique de la grippe doivent se maintenir.

Si la stratégie diagnostique de la Covid-19 reste inchangée, s’y ajoutent des indications supplémentaires prenant en compte la possibilité de co-circulation des virus hivernaux.

Ces indications sont détaillées ci-dessous :

Personnes sans facteur de risque de forme grave de grippe et de Covid-19 :

Qu’elles soient symptomatiques ou asymptomatiques, la recherche systématique de la grippe n’est pas indiquée.

Personnes à risque de forme grave de grippe et de Covid-19 :

En cas de circulation de virus grippaux rapportée par Santé Publique France (SpF), la recherche simultanée des virus grippaux et du SARS-CoV-2 par test moléculaire (RT-PCR) est indiquée.

Chez le nourrisson et l’enfant de moins de 6 ans :

Devant un tableau typique de bronchiolite ou de gastro-entérite peu sévère, en l’absence de contact avéré de Covid-19 et de facteur de risque de forme grave personnel ou dans l’entourage, la recherche de la SARS-CoV-2 n’est pas indiquée en première intention.

La recherche de la Covid-19 sur prélèvement nasopharyngé par test moléculaire est indiquée devant un tableau de bronchiolite atypique ou de gastro-entérite atypique sévère ou nécessitant une hospitalisation :

  • Et/ou apparu après un contact avéré ou suspecté Covid-19 ;
  • Et/ou en présence de facteur de risque personnel ou dans l’entourage ;
  • Et/ou hors contexte épidémique de bronchiolite/GEA.

Un recours aux tests PCR multiplex lorsque disponibles est indiqué pour permettre la recherche d’autres virus et bactéries atypiques, utiles au diagnostic.

Il est rappelé que si le prélèvement nasopharyngé se révèle impossible ou difficile à réaliser chez un patient symptomatique, et notamment un enfant, la RT-PCR détectant le SARS-CoV-2 peut être réalisée sur prélèvement salivaire.

Chez l’enfant de plus de 6 ans et l’adolescent :

Au regard de la moindre fréquence des infections virales hivernales saisonnières, notamment chez l’adolescent, les indications de test Covid-19 peuvent être élargies, comme chez l’adulte, en dehors de contextes épidémiques très évocateurs (épidémie familiale de grippe ou de gastro-entérite par exemple).
Tests :
Tests PCR : interprétation des PCR faiblement positives et prélèvement nasal

(17 décembre – Source : HCSP)

En date du 21/11/2020, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) précise les situations pour lesquelles l’interprétation de la valeur du Ct (Cycle threshold) obtenue lors de la détection du SARS-CoV-2 par RT-PCR 2 est pertinente pour évaluer le risque de contagiosité du sujet (Téléchargez la pièce jointe) :

  • chez les personnes asymptomatiques avec un antécédent de Covid-19,
  • lors de suivi d’infection à SARS-CoV-2,
  • dans le contexte professionnel.

Le HCSP souligne que la date des premiers symptômes, quand ils existent, constitue le meilleur marqueur pour apprécier l’infectiosité du patient et que l’interprétation de la valeur de Ct ne doit pas être systématiquement prise en compte dans la stratégie de prise en charge et d’isolement de celui-ci.

Le HCSP était également sollicité sur :

  • Le délai minimum entre 2 infections à SARS-CoV-2 : le HSCP ne peut se prononcer compte tenu du très petit nombre d’études publiées sur les cas de réinfection ; l’investigation complète des cas suspects de réinfection est vivement encouragée.
  • La pertinence de rechercher le virus SARS-CoV-2 par amplification génique à partir d’un prélèvement nasal : le HCSP rappelle que la technique de RT-PCR par prélèvement naso-pharyngé demeure la référence, toutefois il encourage la réalisation d’études prospectives sur les prélèvements alternatifs ne nécessitant pas l’intervention d’un tiers.

Le HCSP recommande :

1. Stratégie de prise en charge et de gestion des personnes ayant un résultat « positif » ou « positif faible » par la technique de RT-PCR SARS-CoV-2 :

  • Que l’interprétation de la valeur de Ct ne soit pas systématiquement prise en compte dans la stratégie de prise en charge et d’isolement du patient
  • Que l’interprétation par les biologistes de la valeur semi-quantitative du résultat de RT-PCR lors de la détection de l’ARN de SARS-CoV-2 à partir de prélèvements naso-pharyngés selon l’algorithme du référentiel de la SFM soit notée sur le compte rendu du laboratoire pour les situations ci-dessous.

Pour évaluer le risque de contagiosité chez une personne asymptomatique avec un épisode précédent de Covid-19 confirmé
dans les situations suivantes :

  • lors de prise en charge d’une personne-contact
  • lors de dépistage ciblé : par exemple investigation de clusters, dépistage en collectivités, bilan d’admission ou en cours de séjour de personnes admises en structures de santé et en établissements médico-sociaux, etc.
  • en milieu professionnel

Afin de mettre en place les mesures de contrôle de la transmission du SARS-CoV-2 selon le risque de contagiosité de la personne testée
Néanmoins, les délais variables de la durée d’incubation ne permettent pas de s’appuyer sur une éventuelle date de contact pour déterminer la conduite à tenir :

  • Si la valeur de Ct est ≤ 33, un isolement est à respecter 7 jours à partir de la date du prélèvement.
  • Si la valeur de Ct est > 33, une seconde RT-PCR est recommandée 48 heures après pour déterminer la phase de la cinétique virale :
    • si la valeur de Ct de la deuxième RT–PCR reste > 33, l’isolement est levé au regard du faible risque de contagiosité,
    • si la valeur de Ct de la deuxième RT-PCR est ≤ 33, l’isolement est à poursuivre 7 jours à partir de la date du prélèvement.

Dans le cadre de suivi d’infection à SARS CoV-2

  • Lors de transfert en SSR ou en Ehpad de personnes ayant présenté une infection Covid-19, lorsque les délais de transfert sont avancés par rapport aux modalités recommandées selon les données cliniques, la gravité du Covid-19, le statut d’immunodépression et définies dans l’avis du HCSP du 23 octobre 2020 [44]. La valeur de Ct ≤ 33 contre-indique le transfert de la personne vers la structure SSR ou Ehpad, en dehors d’un secteur Covid-19 spécifique.
  • Pour documenter la cinétique de l’excrétion virale chez un patient symptomatique : En hospitalisation classique, pour apprécier la part du niveau d’excrétion virale dans l’évolution de la maladie, chez le patient présentant une forme grave bien que les critères de l’amélioration et de guérison soient cliniques.

En milieu professionnel :

La valeur de Ct pourrait être un des indicateurs pour le retour au travail du personnel ou le maintien au travail, mais la décision de reprise ou de poursuite des activités professionnelles, du domaine de la médecine du travail, est multifactorielle incluant notamment le contexte clinique, l’existence de facteurs de risque de formes graves et les conditions d’exercice professionnel.

3) Que la détection d’une excrétion virale modérée voire faible (Ct> 33) ne soit pas un motif de non-respect des mesures barrières en population générale.

2. Délai minimum pour le risque de réinfection :

  • Le HCSP ne peut se prononcer sur le délai minimum pour le risque de réinfection au vu du faible nombre de cas rapportés et des études en cours pour contribuer à documenter les cas possibles de réinfection.
  • Le HCSP recommande que les cas suspects de réinfection puissent être investigués suivant les données cliniques, épidémiologiques (délai entre les épisodes) et virologiques (niveau de charge virale suivant la valeur de Ct, analyse des séquences virales des deux épisodes, données sérologiques).

3. intérêt du prélèvement nasal chez les personnes de 15 ans et plus pour le diagnostic d’infection à SARS-CoV-2 par RT-PCR :

  • Le HCSP rappelle que le prélèvement naso-pharyngé est pour l’instant le prélèvement de référence pour recherche d’infection à SARS-CoV-2 par amplification génique du SARS-CoV-2.
  • A l’heure de la circulation à un niveau élevé du SARS-CoV-2 sur le territoire national et dans le cadre d’une démarche diagnostique et de dépistage de l’infection, le HCSP ne recommande pas le prélèvement nasal comme une alternative au prélèvement naso-pharyngé. Tout au plus, le prélèvement nasal peut être pratiqué en cas de contre-indication au prélèvement naso-pharyngé ou oro-pharyngé pour une détection du SARS-CoV-2 par RT-PCR.
  • En revanche, le HCSP encourage la mise en place d’études prospectives à large échelle et conduites selon une méthodologie rigoureuse pour l’évaluation de prélèvements alternatifs ne nécessitant pas l’intervention d’un tiers, notamment en combinant un prélèvement nasal et un prélèvement salivaire, cette association ayant montré dans plusieurs études préliminaires des performances analytiques comparables à celle du prélèvement naso-pharyngé.
Tests antigéniques :
Stratégie d’utilisation des Tests Anti Géniques (TAG)

Stratégie d’utilisation des Tests Anti Géniques (TAG) en France et dans les Hauts-de-France

(21 novembre – Source : Ministère, ARS, URPS Biologistes, Infirmiers, Médecins et Pharmaciens)

Informations nationales :

Vous trouverez en téléchargement ici le dossier de presse ministériel relatif à la Stratégie de déploiement des tests antigéniques.
Il y est notamment la diffénce entre RT-PCR et test antigénique.

Vous pourrez également y trouver les fiches d’information qui peuvent être remises au patient :

  • Mon test est positif, que dois-je faire ?
  • Mon test est négatif, que dois-je faire ?

Informations Hauts-de-France :

Les informations étant prolifiques sur la question des tests antigénique, l’ARS, sur la proposition des URPS, a élaboré une stratégie d’utilisation des Tests Anti Géniques (TAG) dans les Hauts-de-France téléchargeable ici. Cette dernière a été validée par les URPS Biologistes, Infirmiers, Médecins et Pharmaciens. D’autres fiches pratiques devraient venir compléter cette stratégie pour outiller au mieux les professionnels de santé souhaitant y recourir.
En Hauts-de-France, en secteur ambulatoire, le test antigénique est utilisé en priorité pour les personnes présentant des symptômes de 4 jours et moins. A titre subsidiaire, dans le cadre d’un diagnostic individuel réalisé par le médecin, le pharmacien d’officine, ou l’infirmier, ces tests peuvent être utilisés, pour des personnes asymptomatiques, à l’exclusion des personnes contacts et des personnes identifiées au sein d’un cluster.
L’utilisation des TAG dans le cadre d’un diagnostic individuel suit l’arbre décisionnel défini ci-dessous :

En cas de suspicion de cluster ou de circulation particulièrement active du virus, un dépistage collectif pourra être organisé par l’employeur ou une collectivité publique au sein de populations ciblées, après déclaration au représentant de l’État dans le département intégrant les professionnel de santé habilités. L’utilisation des TAG vise deux champs d’application en particulier : le dépistage des personnels des Unités de soins de longue durée (USLD) (par extrapolation du dépistage des personnels médicosociaux) et le diagnostic des patients aux urgences. Tout résultat positif permet d’orienter très rapidement le diagnostic et la prise en charge, si le test est négatif il peut faire l’objet d’une confirmation en RT-PCR pour une personne à risque.
Ces tests sont réalisés dans les structures sanitaires concernées par leurs propres personnels.Vous y trouverez également les informations relatives au secteur médico-social.

Cadre d'usage des tests antigéniques : décret

Cadre d’usage des tests antigéniques

(17 novembre – Mise à jour 20 décembre – Source : Legifrance, mise à jour Assurance Maladie)

Un arrêté en date du 16/11/2020, étend l’utilisation des tests rapides d’orientation diagnostique antigéniques et en encadre leur usage.

Par arrêté du 03/12/2020 et décret du 03/12/2020, des évolutions ont été actées concernant les tests antigéniques.

Il précise que :

  • Les tests antigéniques « ne peuvent être présentés au remboursement par le professionnel que lorsque le résultat et l’ensemble des autres informations demandées dans le système d’information national de dépistage,dénommé «SI-DEP», ont été enregistrés le jour de la réalisation de l’examen. »
  • Nous avons fait part ce jour, à l’ARS et à l’Assurance Maladie, des difficultés rencontrées par les médecins pour l’utilisation de cette plateforme. L’Assurance Maladie va se saisir de cette question au plus vite et nous espérons qu’une réponse sera donnée demain lors du webinaire avec l’Assurance Maladie (voir inscription ci-dessous).
  • « des tests rapides d’orientation diagnostique antigéniques nasopharyngés pour la détection du SARS-Cov 2 peuvent être réalisés dans le cadre de l’un ou l’autre des régimes suivants :
    1. Soit dans le cadre d’un diagnostic individuel réalisé par le médecin, le pharmacien d’officine ou l’infirmier prenant en charge l’intéressé, dans le respect des conditions suivantes. Par arrêté et décret du 03/12/2020, élargissement du périmètre des acteurs de réalisation des tests aux Masseurs-Kinésithérapeutes, Chirurgiens-Dentistes et sages-femmes (cf. modification du II de l’article 26) ce qui modifie également la doctrine du diagnostic individuel par TAG du 04.11.2020.
      • le test est prioritairement destiné aux personnes symptomatiques pour lesquelles il doit être utilisé dans un délai inférieur ou égal à quatre jours après l’apparition des symptômes, aux personnes asymptomatiques lorsqu’elles sont personnes contacts détectées isolément ou au sein d’un cluster ;
      • le test peut être utilisé subsidiairement, lorsque les professionnels de santé ciblés l’estiment nécessaire dans le cadre d’un diagnostic pour les autres personnes asymptomatiques.
    2. Soit dans le cadre d’opérations de dépistage collectif, organisées notamment par l’employeur ou une collectivité publique au sein de populations ciblées, en cas de suspicion de cluster ou de circulation particulièrement active du virus, après déclaration au représentant de l’État dans le département. »
  • En cas de résultat négatif du test antigénique, les professionnels de santé mentionnés aux 1. et 2. informent les personnes symptomatiques âgées de 65 ans ou plus et les personnes qui présentent au moins un facteur de risque, tel que défini par le Haut Conseil de la santé publique, qu’il leur est recommandé de consulter un médecin et de confirmer ce résultat par un examen de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT PCR. »

Il vous est cependant rappelé que, dans une information du 1er décembre, la CozREB (Cellule opérationnelle zonale Risque Epidémiologique Biologique), l’URPS Médecins Hauts de France et l’Ordre Régional des Médecins s’associaient pour vous rappeler que le test de référence pour tout patient reste la RT-PCR. 
Ainsi, la RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé reste la règle, les tests antigéniques l’exception, mais peuvent présenter un  intérêt notamment dans le cadre de la permanence des soins. En effet, lorsqu’un médecin souhaite obtenir rapidement un résultat pour une personne à risque et que sa consultation a lieu le soir ou le WE, il peut (faire) réaliser un TROD. Ce TROD sera complété par une RT-PCR si TROD négatif.
Cependant, ayant une obligation de moyens, nous vous incitons à vous fier à votre jugement diagnostique et à réaliser des PCR pour l’ensemble de vos patients symptomatiques avec un test antigénique négatif, un test antigénique négatif ne devant pas être interprété comme le signe d’une absence certaine de contamination. De plus, si l’isolement est malgré tout recommandé, les remontées de terrain nous montrent qu’il est à craindre de voir se développer des clusters du fait de l’impression faussement rassurante d’avoir un test négatif mais également de par l’absence de mise en route de contact tracing du fait de la non déclaration de votre patient dans contact covid.

Déploiement tests antigéniques

Précision déploiement tests antigéniques

(30 octobre – Source : ARS)

La liste des dispositifs de tests antigéniques répondant aux critères de l’arrêté du 16 octobre 2020 est publiée sur le site du ministère : https://covid-19.sante.gouv.fr/tests.

Pour les TROD antigéniques, les professionnels autorisés à réaliser ces tests (formés au préalable à la pratique du prélèvement nasopharyngé et à l’utilisation des tests) et à rendre les résultats dans une logique de proximité (point-of-care) sont : les médecins, les pharmaciens et les infirmiers diplômés d’Etat. Un compte-rendu de résultat écrit et validé par un médecin, un pharmacien ou un infirmier diplômé d’Etat doit être remis au patient (voir CR type de l’Assurance Maladie).

Ils peuvent être appuyés par les personnes autorisées à réaliser des prélèvements nasopharyngés, qui sont alors placés sous leur responsabilité (NB : la liste des professions habilitées à réaliser les prélèvements a été élargie par arrêté ministériel du 17 octobre 2020, notamment masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, voir lettre d’information précédente).

Suite à l’arrêté publié le 28 octobre, les lieux de réalisation des TROD antigéniques nasopharyngés de détection du SARS-CoV-2, peuvent être effectués dans d’autres lieux que les lieux habituels d’exercice des professionnels de santé habilités à les réaliser. Ces lieux devront présenter des garanties suffisantes de qualité et de sécurité sanitaire afin de répondre à certaines exigences qui seront détaillées en annexe. Toutefois, la réalisation d’un tel test dans un autre lieu sera subordonné à une autorisation du préfet de département.

Pour les TDR et les tests automatisés, le biologiste médical est responsable.

La stratégie de contact-tracing autour des cas confirmés par test antigénique et les conduites à tenir pour les cas et les personnes contacts à risque sont les mêmes que celles autour des cas confirmés par RT-PCR.

En résumé :

Tarif et distribution des tests antigéniques

L’arrêté du 26 octobre 2020 modifie l’arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire et précise les éléments suivants :

« Par dérogation aux articles L. 162-1-7, L. 162-5, L. 162-14 et L. 162-14-1 du code de la sécurité sociale, le prélèvement et l’analyse réalisés dans le cadre d’un examen de détection des antigènes du SARS-CoV-2 par un dispositif médical de diagnostic in vitro mis à disposition dans les conditions prévues au VII du présent article, sont valorisés forfaitairement comme suit: (…)

Pour les médecins libéraux ou exerçant dans un centre de santé, dans le cadre d’une consultation: C 2 si l’examen est réalisé sur le lieu d’exercice et V 2 s’il est réalisé à domicile. Ces cotations ne sont pas cumulables avec une autre majoration, à l’exception de la majoration MIS lorsque le médecin participe à la recherche de cas contacts. Ces cotations sont facturées aux tarifs opposables ;

Les examens mentionnés au présent VI sont réalisés dans les conditions et selon les indications mentionnées au II de l’article 26-1 du présent arrêté et leur remboursement est subordonné à la communication des résultats, s’ils sont positifs, à l’assurance maladie, par messagerie sécurisée ou, à défaut, par téléphone;

Les valorisations mentionnées au présent VI sont applicables jusqu’au 31 décembre 2020.

Les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro de détection antigénique du virus SARS-CoV-2 sont délivrés gratuitement par les pharmacies d’officine mentionnées à l’article L. 5125-1 du code de la santé publique aux médecins et infirmiers mentionnés au VI, sur présentation d’un justificatif de la qualité du professionnel. »

Pour rappel, l’URPS Médecins pourrait coordonner cette formation si le besoin s’en faisait ressentir par les médecins de terrain, en association avec l’URPS biologistes et nos infectiologues partenaires. Merci de nous faire remonter si cette formation peut vous intéresser au 03 20 14 93 30 ou par mail en cliquant ici à alerte-medecinsliberaux(at)urpsml-hdf.fr. 

Tests antigéniques

(26 octobre – Source : Ministère et ARS)

  • Comme Annoncé, un déploiement des tests antigéniques pour le personnel des Établissements Médico-Sociaux (EMS) aura bien lieu à compter de cette semaine et conformément aux demandes du ministère. Sont concernés les professionnels des EMS accompagnant des personnes à risques : EHPAD (Établissements Hébergeant des Personnes Âgées Dépendantes), FAM (Foyers d’Accueil Médicalisé), MAS (Maisons d’Accueil Spécialisé), SSIAD (Services de Soins Infirmiers à Domicile).
  • Pour ce qui est de sa mise en place en ville, nous avons relancé l’ARS sur ce sujet mais les directives ministérielles ne sont pas encore connues à ce jour. Cependant, au vu du nombre important d’effecteurs potentiels, nous allons plébisciter des échanges rapides afin d’avoir une stratégie régionale cohérente et lisible, tant pour les professionnels de santé que pour les citoyens.

 

Attention, ces tests étant des tests nasopharyngés, les conditions d’hygiène du cabinet sont les mêmes que pour les tests RT-PCR (voir conditions en annexe du protocole, notamment masques adapté à l’usage, blouses, gants, charlottes ou autre couvre- chef, protections oculaires de type lunettes de protection ou visière ; matériel et consommables permettant la désinfection des surfaces en respectant la norme de virucide 14476 ; circuit d’élimination des déchets d’activité de soins à risque infectieux produits dans ce cadre).

Une procédure d’Assurance Qualité est également à mettre en place (voir conditions en annexe du protocole : traçabilité des modalités de recueil, transfert et stockage des données recueillies, en conformité avec la réglementation sur la confidentialité des données, rappel des personnes dépistées si nécessaire, et conservation des informations permettant, en cas de nécessité, de contacter les patients dépistés).

En sus des obligations d’accueil, de locaux et matériels et d’assurance qualité, il existe également une obligation de formation. Les professionnels ayant bénéficié dans le cadre de leur formation initiale d’une formation théorique et pratique à l’utilisation de tests similaires sont réputés avoir suivi cette formation.

L’URPS Médecins pourrait coordonner cette formation si le besoin s’en faisait ressentir par les médecins de terrain, en association avec l’URPS biologistes et nos infectiologues partenaires, à distance. Merci de nous faire remonter si cette formation pourrait vous intéresser au 03 20 14 93 30 ou à alerte-medecinsliberaux@urpsml-hdf.fr.

Qui pourra réaliser ces tests

L’Arrêté du 16/10 précise les modalités de réalisation des tests antigéniques par les professionnels de santé libéraux dont font partie les médecins mais également les chirurgiens-dentistes, les infirmiers, les kinés, les pharmaciens et les sages-femmes.

Cette liste comprend également les techniciens de laboratoire et les manipulateurs d’électroradiologie médicale, les préparateurs de pharmacie, les aides-soignants, les auxiliaires de puériculture, les ambulanciers et les étudiants ayant validés leur première année en médecine, chirurgie dentaire, pharmacie, maïeutique ou soins infirmiers.

Elle comprend enfin, pour une zone et une période définies par le représentant de l’État territorialement compétent, sous la responsabilité d’un médecin, d’un pharmacien ou d’un infirmier :

  • un sapeur-pompier professionnel ou volontaire titulaire du bloc de compétences « Agir en qualité d’équipier prompt-secours » défini dans les référentiels nationaux d’activités et de compétences et les référentiels nationaux d’évaluation de l’emploi opérationnel d’équipier prévus à l’article 4 de l’arrêté du 22 août 2019 relatif aux formations des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires et publiés sur le site internet du ministère de l’intérieur ;
  • un sapeur-pompier de Paris titulaire de la formation élémentaire en filière “sapeur-pompier de Paris” (SPP) ou filière “secours à victimes” (SAV) ou titulaires de leur formation élémentaire en filière “spécialiste” (SPE) ;
  • un marin-pompier de Marseille détenant le brevet élémentaire de matelot pompier (BE MOPOMPI) ou le brevet élémentaire de pompier volontaire (BE MAPOV) ou le brevet élémentaire de sécurité et logistique (BE SELOG) ;
  • un secouriste d’une association agréée de sécurité civile, titulaire de l’unité d’enseignement “premier secours en équipe de niveau 1” à jour de sa formation continue.

Combien sera-t-il rémunéré

Pour les médecins libéraux ou exerçant dans une des structures mentionnées à l’article L. 162-1-7 (exercice libéral ou exercice salarié auprès d’un autre professionnel de santé libéral, ou en centre de santé, en maison de santé, dans un établissement ou un service médico-social, ou dans un établissement de santé) : K5 pour un prélèvement nasopharyngé et K3 pour un prélèvement salivaire ou oropharyngé.

Quel public cible

Dans le cadre des dépistages individuels, seuls les publics suivants sont éligibles :

  • les personnes asymptomatiques, hors personnes contactou personnes détectées au sein d’un cluster ;
  • les personnes symptomatiques qui remplissent les conditions suivantes (ces conditions étant cumulatives) :
    • moins de 65 ans et ne présentant aucun risque de forme grave de la covid-19 ;
    • ET impossibilité d’obtenir le résultat d’un test RT-PCR dans les 48 heures ;
    • ET les symptômes doivent avoir débuté dans un délai inférieur ou égal à quatre jours.

Avis HAS sur l’utilisation de la détection antigénique du virus SARS-CoV-2 sur prélèvement nasopharyngé en contexte ambulatoire

(11 octobre – Source : HAS)

Le test RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé reste le test de référence dans la détection du virus SARS-CoV-2.

Cependant, la situation épidémique et les bonnes performances des tests antigéniques conduisent la HAS, dans un avis du 08/10/2020, à positionner les différents tests pour trois situations cliniques :

  1. les patients symptomatiques,
  2. les personnes-contacts asymptomatiques identifiées isolément ou au sein d’un cluster,
  3. les personnes asymptomatiques qui ne sont pas des personnes-contacts et qui vont être intégrées à un dépistage à grande échelle de populations ciblées.

En revanche, la HAS considère qu’il n’y a pas lieu aujourd’hui de réaliser de dépistage non ciblé en population générale, compte tenu de l’absence de bénéfice de ce dépistage et de son probable rendement très faible.

1. Pour les patients symptomatiques

Dès lors que le résultat du test RT-PCR ne peut être obtenu dans un délai de 48h, la HAS recommande de réaliser un test antigénique dans les 4 premiers jours après l’apparition des symptômes.

La HAS restreint de 7 à 4 jours la fenêtre d’utilisation des tests antigéniques par rapport à son premier avis du 24 septembre car c’est la période durant laquelle ils sont les plus performants. Compte tenu de l’excellente spécificité de ces tests, elle considère qu’il n’est pas nécessaire de confirmer par un test RT-PCR les tests antigéniques positifs.

Pour les patients à risque de développer une forme grave de la maladie (patients de plus de 65 ans ou présentant au moins un facteur de risque, voir liste du Haut conseil de la santé publique), la HAS préconise de confirmer par RT-PCR les résultats négatifs obtenus par test antigénique. L’enjeu est de s’assurer de ne pas rater de cas d’infection chez ces patients. En outre, la HAS recommande que ces personnes consultent un médecin dès l’apparition des symptômes afin de mettre en place une surveillance renforcée et une prise en charge optimale.

2. Pour les personnes-contacts asymptomatiques identifiées isolément ou au sein d’un cluster

En l’état actuel des connaissances, la HAS ne dispose pas encore des données nécessaires pour recommander l’utilisation de tests antigéniques pour les personnes-contacts (sans symptôme) et qui sont identifiées isolément ou au sein d’un cluster. Le test virologique RT-PCR reste le test à utiliser dans cette situation. La HAS est en attente des résultats de plusieurs études en cours qui devraient apporter prochainement des réponses à ces questions.

3. Pour les personnes asymptomatiques qui ne sont pas des personnes-contacts et qui vont être intégrées à un dépistage à grande échelle de populations ciblées

La HAS reconnait l’intérêt de l’utilisation des tests antigéniques dans le cadre d’opérations de dépistage à large échelle ciblant des populations au sein desquelles le risque d’infection est plus important qu’en population générale. Cela peut recouvrir des populations qui vivent, étudient ou travaillent dans des lieux confinés qui favorisent la transmission du virus à un grand nombre de personnes (universités, abattoirs, …).

L’objectif est de débusquer les clusters.

La HAS devrait se prononcer la semaine prochaine sur les tests multiplex, c’est-à-dire ceux qui visent l’identification de différents virus dans un même temps (SARS-CoV-2, grippe, autres virus saisonniers).

Tests rapides antigéniques VIIVADIAG : Faux positifs

Rappel des tests antigéniques VIIVADIAG en raison de faux positifs Covid-19

(3 janvier 2021 – Source : DGS)

Le 30/12, la DGS a transmis l’information suivante. Suite à l’alerte de l’obtention de résultats faussement positifs survenus avec le test rapide VivaDiag Test Rapide SARS-CoV-2, commercialisé par la société VivaChek, survenus dans des plusieurs officines en France, les investigations menées montrent que les performances de ce dispositif ne sont pas garanties.

En date du 23 décembre 2020, au regard d’investigations complémentaires ne permettant pas d’identifier les causes précises pouvant expliquer ces dysfonctionnements, l’ANSM a publié une décision de police sanitaire adressée à la société VIVACHEK pour suspendre la mise sur le marché, la distribution, la publicité et l’utilisation des dispositifs dénommés VIVADIAG Test rapid SARS Cov 2 Ag.

Cette suspension s’accompagne par un retrait de l’ensemble des tests distribués et actuellement mis en quarantaine.

Il est ainsi demandé :

  • aux pharmaciens d’officine d’organiser le rappel des dispositifs qu’ils ont délivrés aux professionnels de santé ;
  • aux autres professionnels de santé de contacter l’officine qui les a approvisionnés avec ce dispositif afin de procéder à leur retour.

Vous retrouverez ci-dessous les liens renvoyant vers le site de l’ANSM pour plus d’information :

Mise en quarantaine des tests rapides antigéniques VIVADIAG en raison de faux positifs Covid 19

(17 décembre – Source : DGS)

Nous vous l’annoncions dans la précédente lettre d’information, l’ANSM a été informée de l’obtention de résultats faussement positifs survenus avec le test rapide antigénique VivaDiag Test Rapide SARS-CoV-2, commercialisé par la société VivaChek, survenus dans plusieurs officines en France. Les investigations menées montrent que les performances de ce dispositif ne sont pas garanties.

Une information a été publiée sur le site de l’ANSM et des consignes ont été transmises aux distributeurs et importateurs de ces tests, ainsi qu’à l’ensemble des officines sur le territoire national via l’Ordre des Pharmaciens (DP-Alerte).

https://www.ansm.sante.fr/S-informer/Points-d-information-Points-d-information/Depistage-de-la-COVID-19-ne-plusutiliser-les-tests-rapides-VivaDiag-en-raison-de-faux-positifs-Point-d-Information

Il est demandé de ne plus utiliser le test rapide VivaDiag Test Rapide SARS-CoV-2 Ag et de mettre en quarantaine ceux qui seraient en votre possessionpar mesure de précautions. La conduite à tenir concernant les tests placés en quarantaine sera précisée par l’ANSM à l’issue des investigations.

Il est également demandé de contacter les personnes testées positives avec ces dispositifs dans les 7 derniers jours et de :

  • les informer du risque de faux positif ;
  • les orienter vers la réalisation d’un test moléculaire (RT-PCR) pour confirmation ;
  • en présence d’un contexte clinique évocateur, leur recommander de consulter un médecin.

Il est rappelé que ces tests doivent être réalisés dans le respect du mode d’emploi prévu par le fabricant et détaillé dans la notice. Il convient d’apporter une attention particulière au respect des conditions de température dans lesquelles ces tests peuvent être utilisés ainsi qu’au temps de lecture recommandé.

Conformément à l’arrêté du 10 juillet prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, chaque professionnel responsable de la réalisation de tests antigéniques doit veiller à la conservation des informations permettant de contacter les patients dépistés et est en charge de les rappeler si nécessaire.

Approvisionnement en officines pour la période des fêtes de fin d’année

Sécurisation de l’approvisionnement en tests antigéniques rapides en officines pour la période des fêtes de fin d’année

(12 décembre – Source : DGS)

Dans un DGS Urgent du 09/12, il est rappelé les éléments suivants :

Afin d’anticiper et sécuriser l’approvisionnement en tests antigéniques de mi-décembre à début janvier, il est nécessaire que les officines de pharmacie proposant la réalisation des tests antigéniques disposent dès le 14/12 d’un stock important de tests afin de répondre à la forte demande à venir.

Une attention particulière devra être portée aux messages accompagnant la remise d’un résultat négatif afin d’éviter les effets de fausse réassurance : le maintien des gestes barrières et de la distanciation reste indispensable, même avec un test négatif.

Les médecins, infirmiers, sages-femmes, chirurgiens-dentistes et masseurs-kinésithérapeutes vont être destinataires d’une information actualisée concernant l’approvisionnement auprès de leur pharmacie d’officine sans avance de frais.

Les pharmaciens factureront ainsi directement à l’Assurance maladie cette délivrance en mentionnant les coordonnées du professionnel ayant reçu cette dotation. La délivrance des tests doit se faire sans déconditionnement dans les limites quotidiennes suivantes : une boîte par professionnel et par jour lorsque la boite contient plus de 15 tests et 2 boites si elle en contient moins de 15.

La liste des dispositifs de tests antigéniques répondant aux critères de l’arrêté du 10 juillet 2020 modifié est publiée et mise à jour quotidiennement sur le site du ministère : https://covid-19.sante.gouv.fr/tests

Il est rappelé que seuls les dispositifs inscrits sur cette liste peuvent être utilisés sur le territoire national. Il est demandé aux utilisateurs et acheteurs potentiels de vérifier que le test figure sur cette liste (nom du dispositif, nom du fabricant et nom du distributeur le cas échéant). Par ailleurs et pour rappel, seuls les prélèvements naso-pharyngés des tests antigéniques sont autorisés.

La plate-forme numérique Santé.fr (https://sante.fr/) informant le grand public de l’offre de tous les points de dépistage de la Covid-19 sur le territoire national intègre dorénavant celle des professionnels de santé libéraux participants.

Formation aux TROD antigéniques : webinaire 25 novembre 2020

Webinaire « Formation aux TROD antigéniques

(13 novembre)

Consulter la page Webinaire

Saisie des tests antigéniques : Démarrage saisie SI-DEP IV et guide d'utilisation

(13 novembre – Source : Délégation ministérielle au numérique en santé)

La Délégation ministérielle du numérique en santé a édité un guide à destination des médecins libéraux pour la saisie manuelle des résultats des tests antigéniques dans SI-DEP,

avec ses annexes : https://frama.link/SI-DEP_PRO  (Lien vers un espace documentaire en accès libre dans lequel figure le guide – qui sera mis à jour régulièrement, et ses annexes).

S’il comporte encore la mention “provisoire”, il s’agit bien de la bonne version et cela sera mis à jour prochainement sur l’espace documentaire.

Le démarrage de la saisie sera possible dès le lundi 16 novembre à partir de 12h.

Un support téléphonique national (9h-20h 6j/7, numéro gratuit) sera mis en place à partir de lundi 16/11 pour accompagner les professionnels en difficulté : 0 800 08 32 04.

Vous pouvez d’ores et déjà anticiper en téléchargeant l’application e-CPS sur votre mobile et en l’activant par CPS (ou directement si vous avez été enregistrés dans le RPPS par le CNOP avec votre e-mail et votre téléphone mobile), ainsi que le test de Pro Santé Connect sur Pro Tous Anti-Covid.

La Délégation ministérielle au numérique en santé (DNS) continue d’étudier la possibilité d’une transmission automatisée du résultat positif vers le médecin traitant, indépendamment des actions des pharmaciens et infirmiers libéraux, ainsi que des consignes qui sont données au patient (voir fiche de résultat qui peut être éditée dans SI-DEP).

Tests antigéniques : Attention aux résultats négatifs

(01 décembre – Source : URPS Médecins Hauts-de-France, CozREB, Ordre des Médecins Hauts-de-France)

Suite à l’élargissement des publics éligibles aux tests antigéniques, la CozREB (Cellule opérationnelle zonale Risque Epidémiologique Biologique), l’URPS Médecins Hauts de France et l’Ordre Régional des Médecins s’associent pour vous rappeler que le test de référence pour tout patient reste la RT-PCR. 

En effet, la sensibilité des RT- PCR sur prélèvement nasopharyngé est meilleure que celle des TROD en nasopharyngé.  Ainsi, un TROD n’a d’intérêt que s’il est positif. Un TROD négatif n’élimine pas le diagnostic de la COVID 19 et ne doit pas entraîner une diminution de vigilance quant aux gestes barrières.

La situation actuelle montre que les capacités de prélèvements, qui sont importantes, sont encore disponibles, et que les délais sont redevenus acceptables dans les Hauts-de-France.

Ainsi, du lundi 23 Novembre au dimanche 29 novembre (S48) :

  • 106 334 PCR ont été réalisées ;
  • Délai moyen de rendu : 0,87 jours ;
  • 74,1 % des résultats ont été rendus en moins de 24 h et 94,1 % en moins de 48 h.


Ainsi, si la RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé reste la règle, les tests antigéniques peuvent présenter un  intérêt notamment dans le cadre de la permanence des soins. En effet, lorsqu’un médecin souhaite obtenir rapidement un résultat pour une personne à risque et que sa consultation a lieu le soir ou le WE, il peut (faire) réaliser un TROD. Ce TROD sera complété par une RT-PCR si TROD négatif. 

En cas de test antigénique négatif chez une personne symptomatique, la réalisation d’un test PCR est obligatoire pour :

  • les personnes symptomatiques âgées de 65 ans ou plus ;
  • les personnes symptomatiques qui présentent au moins un facteur de risque, tel que défini par le Haut Conseil de la santé publique.

Cependant, ayant une obligation de moyens, nous vous incitons à vous fier à votre jugement diagnostique et à réaliser des PCR pour l’ensemble de vos patients symptomatiques avec un test antigénique négatif, un test antigénique négatif ne devant pas être interprété comme le signe d’une absence certaine de contaminationDe plus, si l’isolement est malgré tout recommandé, les remontées de terrain nous montrent qu’il est à craindre de voir se développer des clusters du fait de l’impression faussement rassurante d’avoir un test négatif mais également de par l’absence de mise en route de contact tracing du fait de la non déclaration de votre patient dans contact covid.

Enfin, il y a une absence totale d’indication à réaliser un TROD ou même une PCR chez les personnes asymptomatiques pour permettre de lever les gestes barrières, en vue des fêtes par exemple. La sensibilité du test (risque de faux négatif) est encore plus basse que chez les personnes symptomatiques, il y a donc un risque non négligeable de se croire protéger à tort et d’être vecteur de contamination malgré soiDe plus, un résultat (RT-PCR ou TROD) n’est valable qu’à un temps T.

Quoi qu’il en soit, nous vous conseillons de recommander vivement à vos patients de continuer à observer rigoureusement les gestes barrières et de ne pas hésiter à faire appel aux équipes covid libérales (voir plaquette) de soutien à l’isolement en cas de patient réfractaire à cette idée pour vous épauler pour le convaincre.

Les projections envisageant une circulation virale plus importante à la sortie de ce second confinement le 15/12, qu’à la fin du 1er, il y a donc nécessité d’être prudent pour éviter la fausse assurance d’être protégé et abandonner ainsi, à tort, les gestes barrières.

Fraudes / Alerte démarchage sur les tests antigéniques

Alerte démarchage pour livraison de tests antigéniques de dépistage de la covid-19

(23 décembre – Source : Assurance Maladie)

Consultez la page Vigilance démarchages

Confirmation de l’existence de fraude sur les tests antigéniques

(1er décembre – Source : Assurance Maladie)

Le 02/12/2020, l’Assurance Maladie a confirmé avoir « été informée que des professionnels de santé ont été contactés par téléphone afin de leur proposer un envoi gratuit de boites de tests antigéniques.

Il s’agit d’une suspicion de fraude. L’interlocuteur prétend être chargé de recenser, pour l’Assurance maladie ou l’ARS, les professionnels ne disposant pas encore de test antigénique afin de leur délivrer par la suite des kits pour un mois, jusqu’à ce que les officines soient approvisionnées. L’interlocuteur demande par ailleurs au professionnel de lui communiquer son nom, mail, et numéro ADELI ou copie de carte CPS.

A ce jour, les seules modalités prévues pour l’approvisionnement en tests antigéniques par les professionnels sont les suivantes : l’approvisionnement en tests antigéniques se fait auprès des officines.

Pour obtenir ces tests, dont la délivrance est limitée par jour, vous devez présenter au pharmacien votre carte CPS ainsi que votre carte Vitale ou votre NIR. L’approvisionnement n’est pas prévu par correspondance. Aucune copie de la carte CPS ou du numéro ADELI ne doit être adressée par mail.

Nous vous rappelons que seuls les tests listés sur le site du Ministère de la Santé sont homologués. »

Vous pensez avoir été trompé, consultez la page Vigilance démarchages

Tests antigéniques : attention aux arnaques

(28 novembre – Source : URPS Pharmaciens)

L’URPS Pharmaciens nous alerte sur le fait que plusieurs personnes se présentant comme des pharmaciens incitent des médecins ou des infirmiers à référencer des tests antigéniques. Des quantités importantes de tests sont envoyés aux professionnels de santé sans qu’ils n’aient rien commandé.

Nous vous invitons à être extrêmement vigilants et à informer les professionnels de santé de proximité de ces pratiques. Les syndicats de médecins et d’infirmiers doivent alerter leurs confrères sur ces dérives.

Pour rappel, seuls les tests listés sur le site du ministère de la santé sont homologués. Les pharmacies d’officine sont les seules à être autorisées par le ministère et l’assurance maladie à distribuer les tests aux professionnels de santé libéraux dans des quantités raisonnables.

Si vous pensez avoir été approché dans ce cadre, n’hésitez pas à nous remonter l’information (par mail en cliquant ici ou à alerte-medecinsliberaux(at)urpsml-hdf.fr ou au 03 20 14 93 30) pour que nous puissions relayer à l’URPS Pharmaciens.

TROD Covid-19 : avis défavorable de l'arrêté l'autorisant

Avis défavorable sur l’arrêté autorisant les TRODs covid-19

(16 juillet)

Depuis le samedi 11 juillet et au maximum jusqu’au 30 octobre 2020, les médecins ou sous leur responsabilité un autre professionnel de santé, ainsi que les pharmacies, sont autorisés à réaliser des tests rapides d’orientation diagnostique (TROD) qui permettent de savoir si l’on a fabriqué des anticorps contre le SARS-CoV-2, selon un arrêté.

Le CNOM, en association avec le CNP de Médecine Générale (CMG) et les syndicats représentatifs des médecins (CSMF, MG France, FMF, SML), le CNP d’Infectiologie et la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF), et le CNP de Biologie Médicale et les syndicats représentatifs des biologistes médicaux (SJBM, SNBM, FNSIPBM, SLBC, SNMBCHU, SDB, FNSPBHU, SNBH) ont tous la même analyse :

1. Les TRODs Covid-19 ne s’inscrivent pas dans le parcours individuel de prise en charge des patients par les médecins

  • La Haute Autorité de Santé souligne que le résultat du TROD, qu’il soit négatif ou positif, ne permet pas de se dispenser d’un test « conventionnel » de confirmation.
  • L’information devant accompagner le résultat du TROD est particulièrement délicate ; sa compréhension insuffisante pourrait être la cause d’une sensation de sécurité infondée pouvant conduire à une baisse « d’autoprotection » en cas de positivité qui ne garantit aucune immunité, ou à une baisse de protection de l’entourage en cas de négativité qui ne garantit pas l’absence de contagiosité.

2. Les TRODs Covid-19 ne permettent pas d’améliorer la connaissance épidémiologique de la Covid-19

  • Contrairement aux tests virologiques et sérologiques réalisés dans les laboratoires d’analyse médicale, dont les résultats positifs sont automatiquement transmis au médecin prescripteur et au système d’information national SIDEP, les résultats des TRODs réalisés par les médecins dans le cadre ambulatoire ou les pharmaciens officinaux ne sont pas colligés ni exploités sur le plan épidémiologique.
  • Les TRODs risqueraient de se substituer à des examens « conventionnels » et d’affaiblir le volume des données épidémiologiques collectées.

3. L’autorisation des TRODs Covid-19 n’est pas justifiée par une difficulté d’accès aux tests diagnostiques biologiques de la Covid-19

  • Le maillage par les laboratoires d’analyse médicale et les infirmières pouvant réaliser des prélèvements est satisfaisant sur le territoire national.
  • Les ressources matérielles et humaines permettent de réaliser les tests en quantité suffisante pour faire face aux nécessités de prise en charge individuelle et de Santé publique.

Tous partagent ces réserves.

Un avis négatif a été transmis par le CNOM au ministre chargé de la santé dans un courrier du 10 juillet 2020.

Si la signification clinique des résultats des TRODs Covid-19 était mieux connue, si leur déploiement pouvait s’intégrer dans le parcours individuel de prise en charge des patients par les médecins et s’ils pouvaient contribuer à la connaissance épidémiologique de la Covid-19, cette position pourrait éventuellement évoluer.

Les TRODs Covid-19 pourraient alors permettre un accompagnement des pratiques des médecins et s’inscrire dans une stratégie « d’information et de persuasion » auprès de leurs patients.

Test de grippe saisonnière
Arrêté de prise en charge des RT-PCR grippe

(14 janvier – Source : Légifrance)

Arrêté de prise en charge des RT-PCR grippe 

Par arrêté du 28 décembre 2020 portant modification de la liste des actes et prestations mentionnée à l’article L. 162-1-7 du code de la sécurité sociale (inscription de la détection du génome des virus Influenza A et B de la grippe par RT-PCR) ont été insérés les éléments suivants :
Détection du génome des virus Influenza A et B de la grippe sur prélèvement nasopharyngé par RT-PCR
Les indications de prises en charge de cet acte sont les suivantes :

  1. Pour les patients symptomatiques en établissement de santé en association avec :
    • un acte de « détection du génome du SARS-CoV-2 par les techniques d’amplification génique » (5271)
    • ou, en service d’urgences, un acte de « détection des antigènes du SARS-Cov-2 par les techniques de diagnostic rapide » (4274)
  2. Pour les patients symptomatiques résidant en établissement médico-social en association avec :
    • un acte de « détection des antigènes du SARS-Cov-2 par les techniques de diagnostic rapide » (4274) sauf lorsque le patient dispose d’un résultat d’un test de détection SARS-Cov-2 de moins de 24h ;
    • ou, un acte de « détection du génome du SARS-CoV-2 par les techniques d’amplification génique » (5271), systématiquement réalisé lorsque le résultat du test de « détection des antigènes du SARS-Cov-2 par les techniques de diagnostic rapide » (4274) est négatif
  3. Les symptômes des patients sont ceux compatibles avec une infection par le virus SARS-CoV-2 ou une infection respiratoire hivernale, dont la grippe.

Le prélèvement est un prélèvement nasopharyngé profond des voies respiratoires hautes par écouvillonnage.
Ce test ne peut être présenté au remboursement que lors de la période de co-circulation du virus SAS-CoV-2 et des virus grippaux, spécialement lors de la période épidémique de grippe saisonnière telle que définie par l’Agence nationale de santé publique.
Les détections des génomes des virus de la grippe et du virus SARS-CoV-2 peuvent être réalisées par des tests multiplex ou unitaires. Lors du recours à des tests unitaires, ces derniers doivent être réalisés simultanément et les résultats doivent être fournis dans le même temps.
Le dispositif médical de diagnostic in vitro utilisé doit disposer d’un marquage CE.
La manipulation des échantillons respiratoires doit se faire dans un laboratoire LSB2, sous PSM2, quelles que soient les activités réalisées (mise en tampon de lyse pour l’extraction des acides nucléiques, ensemencement à visée bactériologiques, cytologie des liquides type liquide bronchoalvéolaire…). Le laboratoire de biologie médicale doit être préalablement accrédité ou en démarche d’accréditation et dont la portée inclut la technique RT-PCR.
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042855919

Peut-on disposer de test de grippe saisonnière ?

Peut-on disposer de test de grippe saisonnière pour les grippes que l’on voit en consultation, cela permettrait déjà d’éliminer les cas classiques ?

(13 mars – Source : Infectiologues CHU Lille)

Pas prévu par le dispositif. Ce serait long à mettre en place et rendrait peu service au vue de l’épidémiologie de la grippe actuellement.

Test salivaire
Avis sur les tests salivaires venant compléter les tests nasopharyngés chez les personnes symptomatiques

Avis sur les tests salivaires venant compléter les tests nasopharyngés chez les personnes symptomatiques

(19 septembre – Source : HAS)

En date du 18/09/2020, la HAS a rendu un avis sur l’utilisation des tests virologiques (RT-PCR) sur prélèvement salivaire. Leur intérêt est de faciliter les prélèvements, de réduire les risques de contamination du personnel soignant et d’être moins désagréables pour les patients.

Les données disponibles montrent que le prélèvement salivaire est un peu moins sensible que le prélèvement nasopharyngé pour détecter le virus chez les personnes symptomatiques.

Étant donné leur meilleure acceptabilité, la HAS est favorable à leur recours et leur remboursement, en l’orientant de préférence vers les personnes symptomatiques pour lesquelles le prélèvement nasopharyngé est difficile voire impossible. En revanche, elle NE les recommande PAS pour les personnes asymptomatiques, chez qui ils sont très peu performants.

Cet avis sur la détection du génome viral par RT-PCR sur prélèvement salivaire sera prochainement complété par d’autres avis portant sur l’usage des tests antigéniques pour les patients symptomatiques, sur les prélèvement oropharyngés et sur la stratégie globale de diagnostic et de dépistage. 

Attention, il s’agit seulement d’un avis favorable de la HAS, il reste maintenant à attendre la fin de la négociation tarifaire en cours avec l’Assurance Maladie. Nous ne manquerons pas de vous en tenir informés dès que nous serons en possession de cette information.

Tests RT-PCR SARS-CoV-2 sur prélèvement salivaire : Revue rapide HAS

Revue rapide sur les tests RT-PCR SARS-CoV-2 sur prélèvement salivaire

(3 décembre – Source : HAS)

Validée le 18/09/2020, la HAS a évalué l’intérêt de la RT-PCR sur un prélèvement alternatif : le prélèvement salivaire, ce dernier étant non invasif. Elle a notamment pris en compte les résultats intermédiaires de l’étude clinique COVISAL, réalisée dans le cadre d’un forfait innovation ayant reçu un avis favorable de la HAS le 07 août 2020.

La conclusion générale est la suivante :

La détection du génome du virus SARS-CoV-2 sur prélèvement nasopharyngé reste le test de référence pour le diagnostic et le dépistage de l’infection à SARS-CoV-2 compte tenu de son efficacité en matière de sensibilité et de spécificité. 

Toutefois, son caractère invasif limite son acceptabilité par les patients surtout en cas de test répété. Le recours au prélèvement salivaire, totalement indolore, pourrait permettre d’accroitre l’acceptabilité du test de détection virale voire sa faisabilité, liée entre autres à la possibilité d’auto-prélèvement, à condition que les performances de ce test soient satisfaisantes. 

Compte tenu des performances diagnostiques actuellement disponibles colligées sur la base des données comparatives méthodologiquement acceptables mais pouvant être préliminaires (telle que l’étude française COVISAL), il apparait à ce jour que la sensibilité de la détection du génome viral sur prélèvement salivaire est inférieure à celle de la détection sur prélèvement nasopharyngé.

Néanmoins, compte tenu des données disponibles à ce jour, la détection du génome du virus SARS-CoV-2 par technique de transcription inverse suivie d’une amplification (RT-PCR) sur prélèvement salivaire pourrait être indiquée dans le diagnostic des patients symptomatiques non hospitalisés jusqu’à sept jours après apparition des symptômes, en orientant de préférence les patients lorsque le prélèvement nasopharyngé est difficilement ou pas réalisable. 

Toutefois, la HAS souligne que la réalisation d’un nombre plus important de tests, compte tenu de la meilleure acceptabilité du test sur prélèvement salivaire, risque d’augmenter l’engorgement au niveau de la phase analytique (étape de RT-PCR). Si tel est le cas, l’augmentation des délais de rendu des résultats auraient un impact organisationnel négatif malgré l’augmentation du nombre de tests réalisés.

Par ailleurs, compte tenu des données disponibles à ce jour rapportant une très faible sensibilité, le recours à la détection du génome du virus SARS-CoV-2 sur prélèvement salivaire n’est pas indiqué en situation de dépistage pour les personnes asymptomatiques.

Enfin, l’absence de données robustes ne permet pas à ce jour de recommander les techniques autres que la RT-PCR lorsqu’un prélèvement salivaire est réalisé.

Ces positions seront susceptibles d’être revues ou précisées en fonction notamment :
  • des résultats définitifs de l’étude COVISAL ou d’autres données issues d’études cliniques de même niveau de preuve que COVISAL (dont l’étude SAMILCOV actuellement en cours et promue par le Service de santé des armées) ;
  • des performances diagnostiques des tests antigéniques.

Il est rappelé que les avis de la HAS pris dans le cadre de la pandémie à SARS-CoV-2 sont susceptibles d’être rapidement ou fréquemment modifiés compte tenu de l’évolution rapide des connaissances scientifiques disponibles.

Tests RT-LAMP sur prélèvement salivaire (hors système intégré de type EasyCoV) : Revue rapide HAS

Revue rapide sur les tests RT-LAMP sur prélèvement salivaire (hors système intégré de type EasyCoV)

(3 décembre – Source : HAS)

Compte tenu de la présence de nouvelles données, la HAS a évalué l’intérêt de la RT-LAMP sur prélèvement salivaire chez les patients symptomatiques dans une revue rapide publiée le 27/11.

Il en ressort les éléments suivants :

La détection du génome du virus SARS-CoV-2 sur prélèvement nasopharyngé reste le test de référence pour le diagnostic et le dépistage de l’infection à SARS-CoV-2 compte tenu de son efficacité en termes de sensibilité et de spécificité. Toutefois son caractère invasif limite son acceptabilité par les patients. Le test RT-LAMP réalisé sur prélèvement salivaire aurait pu être très intéressant compte tenu de sa moindre invasivité et de sa plus grande rapidité comparées au test de référence.

Toutefois, considérant que, pour les patients symptomatiques, les performances diagnostiques désormais disponibles du test de détection du génome du virus SARS-CoV-2 par technique RT-LAMP sur prélèvement salivaire (hors système intégré) sont insuffisantes (sensibilité clinique de 75% et spécificité clinique de 94%) par rapport aux performances minimales requises par la Haute Autorité de santé (sensibilité clinique de 80% et spécificité clinique de 99%) et considérant l’absence de données cliniques robustes de performances diagnostiques de cet acte pour les personnes asymptomatiques.

La Haute Autorité de santé considère qu’il n’y a pas lieu de détecter le génome du virus SARS-CoV-2 par technique RT-LAMP sur prélèvement salivaire (hors système intégré). 

En fonction de l’évolution des connaissances scientifiques, cette position sera susceptible d’être revue.

Cas confirmé positif : Inutilité de refaire un test RT-PCR au 8ème jour

Le point sur… l’inutilité de refaire un test RT-PCR à un cas confirmé positif au 8ème jour

(8 novembre – Source : HCSP)

En clair (URPS Médecins) :

Il est donc inutile de refaire une RT-PCR au cours d’un même épisode de contamination quand cette dernière a déjà été positive. Au-delà de 8 jours, cette dernière peut encore être positive mais ne signifie pas que la personne est encore contagieuse. L’isolement peut être levé si les conditions sont remplies, avec port de masque chirurgical strict pendant 7 jours.

Attention cependant, rappel, lorsque le cas contact partage le même domicile qu’un patient positif confirmé, si le premier test du cas contact s’avère négatif, celui-ci devra repasser un second test 7 jours après la réalisation du premier, auquel cas l’isolement sera adapté par le médecin traitant et ne pourra être levé qu’à réception de ce nouveau test négatif. C’est le seul cas pour réaliser 2 tests RT-PCR à 7 jours d’intervalle.

Détection de l’ARN viral : rappels 

Le HCSP rappelle la cinétique de détection de l’ARN du SARS-CoV-2 au niveau des voies respiratoires chez les patients atteints de Covid-19 :
L’ARN viral détecté par RT-PCR sur des échantillons respiratoires traduit la présence de matériel génétique d’origine virale du SARS-CoV-2 dans l’organisme, mais ne permet pas d’affirmer que ce dernier est infectieux. En effet, la technique de RT-PCR permet de manière indirecte de quantifier l’ARN viral en fonction de la valeur du Ct : plus le Ct est faible, plus la quantité d’ARN détectée est élevée). Il est ainsi admis qu’un Ct inférieur à 30 correspond à une charge virale élevée et probablement à un virus infectieux et qu’un Ct plus élevé, traduisant une faible quantité d’ARN et donc une vraisemblable absence de contagiosité.

Pour rappel, l’ARN viral est détecté dans les échantillons oro- ou naso-pharyngés 1 à 2 jours avant le début des signes cliniques, et persister après, jusqu’à 8 jours, dans les formes peu sévères, avec une excrétion prolongée de 2 à 4 semaines voire au-delà dans les formes les plus graves. 

Dans les selles, l’ARN viral a été détecté de manière prolongée, plus d’un mois après le début des signes cliniques, particulièrement chez les enfants, sans que cette détection prolongée soit corrélée à un risque direct de contamination.

Enfin, chez les immunodéprimés, l’excrétion virale, pourrait se prolonger par analogie avec d’autres infections virales.

Il est important de rappeler que la détection d’ARN viral du SARS-CoV-2 n’est pas synonyme de contagiosité, sauf en cas d’isolement du virus par culture cellulaire. Il n’existe pas de valeur seuil de charge virale en deçà de laquelle l’absence de risque de transmission puisse être affirmée. 

Soignants contaminés : conduite à tenir

Consultez la page Arrêt de travail

Enfants : conduite à tenir

(11 septembre – Source : Mpédia et AFPA)

M Pédia, site grand public de l’AFPA (l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire) a édité des documents pédagogiques sur la base des recommandations actuelles des sociétés savantes (Cf. ci-dessous en téléchargement) concernant la conduite à tenir pour les enfants symptomatiques en période de covid. N’hésitez pas à les afficher.

2 algorithmes élaborés par l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA), en date du 11/05/2020 :

2 affiches élaborées par MPédia :

Ils rappellent :

1. La nécessité de consulter son médecin et/ou prendre un avis médical :

  • SANS DÉLAI : en cas de fièvre mal tolérée ou de comportement inhabituel de l’enfant ou si l’enfant a plus de 6 ans
  • AU BOUT DE 3 JOURS : si la fièvre et/ou les symptômes persistent pour les enfants de moins de 6 ans

2. la non systématisation de la réalisation du test PCR :

  • En dessous de 6 ansSi l’enfant est malade : il n’y a pas d’obligation de faire un test PCR tout de suite. Il est préconisé de faire une PCR au bout de 3 jours si les symptômes persistent, et qu’aucune autre cause n’a été détectée par le médecin.
  • Au dessus de 6 ansIl est préconisé de faire un test PCR si l’enfant est malade et que le médecin n’a pas posé le diagnostic d’une autre affection (une angine à streptocoque, par exemple).

3. La poursuite de l’accueil des autres enfants de la fratrie dans l’attente du diagnostic du médecin et/ou du résultat du test RT-PCR de l’enfant symptomatique, que ce soit en crèche ou à l’école, avec une application rigoureuse des gestes barrières.

4. Le retour d’un enfant en collectivité peut se faire, quel que soit l’âge, si une PCR a été réalisée et que son résultat est négatifdès que l’enfant n’est plus malade.
Avant 6 ans, si  l’enfant a été malade pendant moins de 3 jours, il peut retourner en collectivité dès qu’il n’a plus de symptôme.
Il n’y a aucune obligation de fournir un résultat de test PCR pour retourner en collectivité. Il n’est pas nécessaire non plus de fournir un certificat de non contagion. Cependant, il peut être demandé aux parents de produire une attestation sur l’honneur.
Dans le cas d’un enfant testé positif au covid : il ne peut fréquenter la collectivité pendant une durée de 7  jours. S’il n’est plus malade, le retour en collectivité est possible après le 7ème jour. Il n’est pas nécessaire de faire une PCR de contrôle ni de fournir un certificat médical.

Sur la durée de confinement à domicile, l’AFPA précise que :

La virémie débute 5 jours avant le début des symptômes et dure 10 jours.

  1. Cas d’un enfant symptomatique : 7 jours à partir du début des symptômes.
  2. Cas d’un enfant asymptomatique (absence d’éléments définissant le début de contagiosité) : 14 jours à partir du contact d’un cas avéré, durée ramenée à 7 jours.

On constate un faible recours au test RT PCR dans la population pédiatrique. Il est rappelé que les enfants présentant des signes évocateurs du COVID doivent également pouvoir être testés lorsque l’examen clinique réalisé ne relève pas de pathologie commune identifiée. Il est à noter que l’existence d’un cas de COVID-19 dans l’entourage d’un enfant, simultanément ou dans les semaines précédentes, augmente fortement le risque de positivité de sa PCR COVID-19 , qu’il soit malade ou non, mais sans préjuger d’une corrélation entre les symptômes éventuellement observés et une infection par le SARS-CoV.

Vous trouverez l’algoritme : indications de la PCR COVID-19 chez l’enfant malade en collectivité (source : Sociétés Savantes de Pédiatrie)

Cet algoritme est amené à évoluer en fonction de l’évolution de l’épidémie et des outils de tests disponibles.

Néanmoins la Société Française de Pédiatrie insiste sur la faible rentabilité d’une stratégie de dépistage PCR systématique, si le taux de positivité des PCR chez l’enfant reste faible, et sur les coûts humain et financier conséquents pour la collectivité. En cas d’augmentation du taux de positivité des PCR (au niveau local ou national), la stratégie de réalisation des prélèvements chez les enfants devra évoluer.

Les pédiatres appellent à maintenir une bonne couverture vaccinale sans retard. L’Académie de Médecine et les Sociétés Savantes de Pédiatrie recommandent de plus d’assurer la vaccination grippale de façon la plus efficace possible de toute la population y compris les enfants non à risque de plus de 6 mois et a fortiori les sujets à risque notamment les prématurés, asthmatiques ainsi qu’une vaccination généralisée des nourrissons contre les gastro-entérites à Rotavirus (2 doses à 4 semaines d’intervalle, dernière dose ne doit pas être donnée après 5 mois).  Aujourd’hui, le risque d’invagination intestinale, survenant 5 à 10 jours après l’administration de la première dose du vaccin essentiellement, est bien connu, bien circonscrit, permettant des mesures d’information aux parents et la prévention des complications par la prise en charge rapide des cas. La balance risque/bénéfice a toujours été et demeure en faveur de la vaccination. Vous trouverez ci-dessous 2 fiches synthétiques utiles pour votre pratique

Vacciner contre ces maladies représenterait donc un moyen de diminuer les consultations, les passages aux urgences et les hospitalisations à un moment où la circulation du SARS-CoV-2 risquera d’être à nouveau intense. L’objectif est de réduire la fréquence chez l’enfant des opportunités de suspecter une COVID-19 et ses conséquences (tests PCR et mesures d’éviction personnelles et familiales)

Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte de la Société Française de Pédiatrie « Anticiper la rentrée : les pédiatres se mobilisent »

Stratégie de prélèvements/tests et dépistage en ville

(15 avril, mise à jour 22 avril – Source : URPS biologistes et Médecins, COZ REB NORD et ARS)

Beaucoup d’informations ont circulé ces derniers jours au sujet de la biologie du covid en ville, nous tenions à vous donner les informations validées en date du 14/04/2020 pour la médecine de ville :

Le test par RT-PCR (Reverse Transcription – Polymerase Chain Reaction) par prélèvement nasopharyngé reste la technique préconisée actuellement pour identifier si un patient est bien atteint du COVID-19

Il est actuellement le seul test à orientation diagnostique.

Il est réalisé uniquement sur prescription en précisant « Covid 19 : PCR sur prélèvement naso-pharyngé » sur l’ordonnance.
Il n’y a pas d’indication en dehors de ces recommandations de prises en charge que vous trouverez à la suite.

  • Sur la sérologie, il n’y a pas, à l’heure actuelle, de recommandation officielle de la direction générale de la Santé et du Ministère de la Santé sur l’exécution des sérologies.

Les tests ne sont pas validés par le Centre National de Référence.
La sérologie n’est pas inscrite à la Nomenclature des Actes de Biologie Médicale.

Par ailleurs, Il est important de vous alerter sur la nécessité que l’ensemble des patients présentant des signes de COVID-19 ne soient pas systématiquement prélevés. 
Des tensions fortes existent quant à la fourniture des consommables nécessaires pour la réalisation des tests (écouvillons, réactifs, kits) et une pénurie ne serait pas à exclure si chacun demandait à avoir accès à un prélèvement. Il est donc indispensable de cibler les populations à tester en priorité.
C’est pourquoi, si tous les laboratoires de ville sont désormais en capacité (sous réserve de disposer des consommables nécessaires) de réaliser les prélèvements sur ordonnance médicale, le biologiste évaluera, en lien avec le médecin, l’opportunité et la pertinence du prélèvement.

Indications de prélèvements en ville

  • Tous les professionnels de santé et les personnels des structures médico-sociales et d’hébergement dès l’apparition des symptômes évocateurs de COVID-19 ;
  • Les personnes à risque de formes graves (présentant au moins 1 comorbidité1 référencée par le Ministère de la Santé) et présentant des symptômes évocateurs de COVID-19 ;
  • Les femmes enceintes symptomatiques quel que soit le terme de la grossesse ;
  • Les donneurs d’organes, tissus ou cellules souches hématopoïétiques ;
  • Les personnels des opérateurs d’importance vitale (EDF, pompiers, télécoms…) symptomatiques.

1 : Comorbidités : Etre âgé de 65 ans et plus ; Avoir des antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ; Avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ; Présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale : (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ; Présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ; Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ; Présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kgm2) ; Etre atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise : médicamenteuse (chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive), infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3, consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques, liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ; Etre atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ; Présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ; Etre au troisième trimestre de la grossesse (Source : Mise à jour du 05/05/2020 https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041849680&categorieLien=id).

Pour rappel : les centres 15 orientent et le Centre Ambulatoire de Maladies Infectieuses (CAMI) situé à Lille réalisent des prélèvements pour les personnes suivantes :

  • Soignants symptomatiques n’ayant pas accès à la médecine du travail ;
  • Patients avec au moins 1 facteur de risque et symptomatiques ;
  • Femmes enceintes symptomatiques.

En plus de ces indications, le Centre Ambulatoire de Maladies Infectieuses (CAMI), au 13/04/2020), réalisent également des prélèvements pour les patients avec signes dermatologiques évocateurs pour affirmer le lien entre lésions cutanées et covid 19,indication valable jusqu’au 20/04.
Ces patients peuvent être adressés à la CAMI en prenant RDV pour le patient avec le mail suivant :  ambucov2@chru-lille.fr (pas de mail direct de la part des patients).

Lieux de prélèvements en ville

Il est important de dissocier le prélèvement de l’analyse. Tous les laboratoires de ville aujourd’hui sont en capacité de faire un prélèvement. Adressez-vous à votre laboratoire habituel.

Vous trouverez ici la cartographie des sites de prélèvements ambulatoires Covid 19 en RT PCR dans la région. Cette liste sera régulièrement mise à jour par l’Agence Régionale de Santé (mise à jour 22 mai).

Réalisation du prélèvement dans les laboratoires de ville

1. Prélèvement nasopharyngé (RT-PCR) :

Le test par RT-PCR (Reverse Transcription – Polymerase Chain Reaction) par prélèvement nasopharyngé reste la technique préconisée actuellement pour identifier si un patient est bien atteint du COVID-19. Il est actuellement le seul test à orientation diagnostique.
Il est réalisé uniquement sur prescription en précisant « Covid-19 : PCR sur prélèvement naso-pharyngé » sur l’ordonnance.
Il n’y a pas d’indication en dehors de ces recommandations de prises en charge.
Il pourra être réalisé par un médecin, un biologiste, par un infirmier (du laboratoire, libéral conventionné ou d’un établissement partenaire) dûment formé.
Il est indispensable que le prélèvement soit réalisé de façon optimale et notamment qu’il soit suffisamment profond, les prélèvements superficiels étant source de nombreux faux négatifs, c’est-à-dire :

  • prélèvement à domicile par le personnel du laboratoire ou des IDE formés ;
  • prélèvement dans les établissements de santé ou les établissements médico-sociaux par le personnel du laboratoire ou les IDE de ces établissements ;
  • prélèvement dans un « Drive » ou dans un circuit organisé au laboratoire.

2. Le prélèvement sanguin (sérologie) :

(Mise à jour 22 avril – Source : ARS et URPS Biologistes)

Une enquête nationale est lancée sur le sujet en lien avec l’Institut Pasteur et devrait produire des conclusions en juin. En l’état des connaissances, il n’y a aucune indication à réaliser une sérologie qui ne présente pas d’intérêt diagnostic, ce d’autant plus que le caractère immunisant de l’infection est questionné. En l’attente de réponses sur le sujet, il n’est pas conseillé de réaliser une sérologie, qui n’est pas inscrite à la nomenclature des actes et donc à la charge du patient.

Vigilance quant à l’interprétation des résultats par RT-PCR

  • Seul le résultat positif de la RT-PCR nasale peut apporter une aide étiologique. 
  • Un résultat négatif ne peut écarter définitivement le diagnostic. 
  • En cas de 1er prélèvement naso-pharyngé négatif, la suspicionde COVID 19 chez un patient qui présente des symptômes évocateurs ne doit pas être exclue.  Il faut donc poursuivre la surveillance instaurée dans ce contexte de suspicion covid mais il n’y a pas lieu de renouveler le prélèvement. Le temps passant faisant baisser la charge virale, primauté de la clinique. Il faudra veiller à ne négliger aucune autre piste diagnostique et les investiguer.
  • On peut souligner une meilleure rentabilité de la PCR si elle est faite précocement.

Transmission des résultats par les laboratoires de ville

(Source ARS du 14/04/2020)

  • Les résultats sont communiqués par le laboratoire au patient et au médecin traitant.
  • L’ARS ne réalisant plus de contact tracing systématique, aucun système de recueil des dépistés positifs n’est prévu.

Les laboratoires envoient les résultats positifs pour le suivi épidémiologique pour les patients vivant dans des hébergements collectifs identifiés à risque (EHPAD, prisons, structures médico-sociales etc.).
Le médecin prescripteur n’a pas à communiquer les résultats positifs à une autorité sanitaire.

Stratégie de prélèvements en EHPAD et dans les établissements médico-sociaux

Consultez la rubrique EHPAD

(19 mars – Source ARS du 17 mars)

Avec le passage en phase 3 (épidémique), les personnes pouvant bénéficier d’un dépistage dans les Hauts de France a changé.

Les patients présentant des signes de Covid-19 ne sont plus testés systématiquement classés, seuls font encore l’objet de tests systématiques (sous réserve de stock d’écouvillons et de capacités d’analyse suffisants) :

  • les patients hospitalisés pour un tableau clinique évocateur de Covid-19 afin de valider le diagnostic et éviter la transmission par des mesures d’isolement et d’hygiène appropriées ;
  • les deux premiers patients résidant en EHPAD et en structures collectives hébergeant des personnes vulnérables présentant un tableau clinique évocateur de Covid-19 afin de confirmer un Covid-19 dans un contexte d’infection respiratoire aigüe basse d’allure virale ou bactérienne ;
  • les professionnels de santé dès l’apparition des symptômes évocateurs de Covid-19 ;
  • les personnes à risque de formes graves et présentant des symptômes évocateurs de Covid-19 ;
  • les femmes enceintes symptomatiques quel que soit le terme de la grossesse ;
  • les donneurs d’organes, tissus ou cellules souches hématopoïétiques.

De ce fait, pour les autres patients symptomatiques, votre regard de clinicien devient majeur dans l’identification et la bonne orientation des patients Covid-19.

Les prélèvements sont réalisés uniquement dans les établissements de santé pour les cas graves et dans la mesure du possible en structures collectives, et continuent d’être régulés par le 15.

En accord avec l’URPS Biologistes, la réalisation de prélèvements par les laboratoires de ville ne sont pas prévus, mais ces derniers vont participer activement la réalisation de la PCR des prélèvements réalisés. Aucune analyse ne devra être réalisée en dehors de ce cadre.

(15 mars)

En stade 3, il n’y a plus de prélèvement systématique. Les prélèvements sont ciblés et réalisés uniquement dans les hôpitaux publics. Les prélèvements ne seront pas réalisés en ville et il ne sert à rien de les prescrire. Les laboratoires de ville disposant des équipements nécessaires participeront à l’analyse des prélèvements mais seulement sur les prélèvements effectués dans les hôpitaux afin d’augmenter les capacités de traitement.

Du fait de la limitation technique du nombre de prélèvements  possibles, les critères de sélection sont encore en train de se réduire. Si nous sommes en attente des critères valides en date du 15/03, nous connaissons cependant les publics prioritaires que sont :

  • les professionnels de santé symptomatiques (prioritaires)
  • les personnes vivant en collectivité (prison, EHPAD, migrants etc.)
  • certains patients présentant des facteurs de risque (>65 ans, IRC, greffés, femmes enceintes etc.).
Réalisation des tests : médecins / infirmiers - Sites de prélèvements

Réalisation des tests RT-PCR et sérologiques par les infirmiers libéraux

(31 juillet – Source Assurance Maladie (DCGDR))

Les infirmiers sont autorisés à réaliser et à facturer les prélèvements pour les tests de dépistage COVID 19 virologique sans prescription médicale quel que soit le contexte de la réalisation du test (dépistage individuel, collectif,…).

Les prélèvements naso-pharyngés liés aux tests RT-PCR peuvent être réalisés sans prescription médicale préalable.

Plateforme https://www.inzee.care/ élaboré en collaboration avec l’URPS infirmiers et qui vous permettra de visualiser les infirmier(ère)s libéral(e)s à proximité de votre cabinet qui se sont notamment porté(e)s volontaires pour réaliser des prélèvements nasopharyngés.

Réalisation des prélèvements RT-PCR par les médecins

(13 août)

L’Agence Régionale de Santé réalise une cartographie des points de prélèvements RT-PCR existant dans la région. Les médecins ont la possibilité de réaliser cet acte technique, reconnu par l’Assurance Maladie, et valorisé à hauteur de K5 soit 9,60 euros s’il est réalisé sans consultation.
Si vous faites des prélèvements RT PCR et que vous souhaitez figurer sur cette cartographie régionale accessible aux patients, n’hésitez pas à vous faire connaître par mail en cliquant ici ou à l’adresse  alerte-medecinsliberaux(alt)urpsml-hdf.fr ou au 03 20 14 93 30.

(26 septembre)

Pour mémoire, vous pouvez diriger vos patients vers le site de l’ARS qui met à jour, en lien avec l’URPS Biologistes, l’ensemble des sites de prélèvement disponibles :
https://www.hauts-de-france.ars.sante.fr/ou-effectuer-un-test-du-covid-19

(12 mai)

Vous trouverez ici la cartographie des sites de prélèvements ambulatoires Covid 19 en RT PCR dans la région. Cette liste sera régulièrement mise à jour par l’Agence Régionale de Santé.

Dépistages :
Dépistages pour les professionnels de santé

Message DGS Urgent – invitation au dépistage pour les professionnels de santé

Un message a été envoyé par le Ministère de la Santé aux professionnels de santé (dont tous  les médecins) pour les inviter à se faire dépister par RT PCR :

  • lors de la présence de symptômes évocateurs,
  • lorsque le professionnel est identifié comme personne contact d’un cas COVID 19 confirmé,
  • suite à la participation à un rassemblement avec de nombreuses personnes,
  • au retour d’une zone à risque,
  • au retour de congés pour la prise en charge de personnes fragilisées.

Certains d’entre vous nous ont interrogés sur l’obligation de réaliser ce dépistage. Il s’agit bien d’une recommandation et non d’une obligation.
S’il a été admis, au plus fort de l’épidémie, que les personnels soignants positifs, asymtomatiques ou pauci-symptomatiques puissent maintenir une activité en veillant au strict respect des mesures barrières, à l’heure actuelle, en cas de résultat positif, la quatorzaine s’impose. Il est possible de lever le confinement 8 jours après la disparition du dernier symptôme. Le maintien d’une activité en cas de résultat positif peut engager la responsabilité du médecin s’il contamine l’un de ses patients.

Bien consciente de l’impact que cela peut avoir sur une activité libérale et sur l’offre de soins localement, l’URPS ML a interpellé l’ARS pour clarifier la conduite à tenir pour un professionnel de santé libéral qui serait testé positif. L’activité de soignant exposant le médecin quotidiennement au virus, il est nécessaire qu’une conduite à tenir réaliste soit définie. Nous reviendrons vers vous aussi rapidement que possible sur ce sujet.

Dépistage covid-19 sur présentation de la carte CPS

(3 juillet – Source : Ministère)

Par arrêté du 25 juin 2020 complétant l’arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, il est enfin reconnu que les professionnels de santé sont particulièrement exposés au virus et que, pour lutter contre l’épidémie en interrompant le plus rapidement possible la chaîne de contamination par des mesures appropriées, il y a lieu de faciliter l’accès des professionnels de santé aux examens de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT-PCR et de recherche des anticorps dirigés contre ce virus. Vous pouvez donc désormais bénéficier d’un dépistage de la covid-19 dans le laboratoire de votre choix avec votre Carte de Professionnel de Santé (CPS). Ce test est entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie et réalisable sans prescription médicale. 

Dépistage de masse à Roubaix

(17 janvier – Source : ARS)

Retours dépistage de masse Roubaix

Le dépistage de masse sur les 6 sites de Roubaix est terminé. Sur les 6 jours, 5 304 personnes ont bénéficié d’un dépistage par TAG a minima.
72 TAG sont positifs. La comparaison avec les RT-PCR obtenus est en cours de consolidation. Nous ne manquerons pas de vous en donner les résultats complets dès que ces derniers seront consolidés.

(17 décembre – Source ARS et URPS Médecins)

L’Agence régionale de santé Hauts-de-France organisera du 11 au 16 janvier une campagne de dépistage à grande échelle dans la ville de Roubaix. Tout l’enjeu de la campagne est d’identifier tôt une éventuelle reprise épidémique liée aux fêtes de fin d’année, pour agir vite et tenter de stopper la circulation du virus sur la commune.

L’Agence régionale de santé Hauts-de-France organisera du 11 au 16 janvier une campagne de dépistage à grande échelle dans la ville de Roubaix, qui a connu au plus fort de la seconde vague des taux d’incidence parmi les plus élevés de France. Ce dispositif inédit est mené en partenariat avec la municipalité de Roubaix, la préfecture, l’assurance maladie et les professionnels de santé et du social du territoire. Cette campagne de dépistage s’inscrit dans la stratégie « tester, alerter, protéger » et dans le cadre des campagnes nationales également déployées à Saint-Etienne et au Havre Seine Métropole. Elle s’appuie sur un suivi assuré par trois membres du Conseil scientifique Covid-19 – Arnaud Fontanet, Yazdan Yazdanpanah et Simon Cauchemez – et sur la participation du Pr Froguel (Université et Institut Pasteur de Lille).

Identifier tôt une éventuelle reprise épidémique pour agir vite

Tout l’enjeu de la campagne est d’identifier tôt une éventuelle reprise épidémique liée aux fêtes de fin d’année, pour agir vite et tenter de stopper la circulation du virus sur la commune. Ce dépistage gratuit et basé sur le volontariat sera accessible aux 97.000 habitants de Roubaix, ainsi qu’aux personnes qui fréquentent régulièrement la ville pour des raisons professionnelles ou personnelles. Pour permettre cette opération à grande échelle et faciliter l’accès des habitants aux tests, le dispositif prévoit à ce jour 6 lieux de dépistage (fixes, par exemple une salle communale, ou éphémères de type barnums) qui seront répartis sur le territoire et aménagés pour accueillir les habitants de la commune.

Faire bénéficier les habitants de Roubaix d’une campagne de tests « tout inclus »

Chaque participant prendra part à deux prélèvements naso-pharyngés, un test antigénique et un test RT-PCR :

  • Le test antigénique, avec son résultat en 15 à 20 minutes, permettra l’information sur place des personnes positives avec des conseils personnalisés et, pour ceux qui le souhaitent, un appui concret pour leur faciliter le respecter de l’isolement.
  • Le test RT-PCR, test de référence, permettra d’identifier en moins de 12h les cas positifs n’ayant pas été diagnostiqués par le test antigénique, en raison d’une charge virale trop faible.

Ce dépistage de terrain proposera par ailleurs un « contact tracing flash », puisque l’ensemble des personnes testées identifieront en amont leurs contacts à risque.

En complément du dépistage, l’opération comportera un volet de prévention. Une cinquantaine d’ambassadeurs santé, ainsi que le réseau des centres sociaux et de la solidarité, seront mobilisés pour informer, sensibiliser, accueillir et accompagner les habitants qui le souhaitent, avant, pendant et après le dépistage.

Les équipes covid de ville seront également présentes pour permettre un soutien à l’isolement pour les personnes qui seraient dépistées positives.

Faire progresser les connaissances pour mieux combattre le virus

Si l’efficacité du test antigénique est reconnue pour les patients présentant des symptômes depuis 4 jours ou moins, le risque de « faux négatif » est réel en l’absence de symptômes.

Première en France, la réalisation simultanée et à grande échelle d’un test PCR et d’un test antigénique permettra de mieux évaluer la sensibilité du test antigénique, de préciser les conditions dans lesquelles les « faux négatif » se produisent et donc d’utiliser ces tests antigéniques le plus efficacement possible.

Parallèlement à l’organisation de cette opération mi-janvier, une réflexion est en cours pour déployer quelques semaines plus tard à Roubaix une deuxième campagne de dépistage à grande échelle, qui pourrait s’appuyer sur des techniques nouvelles comme des tests salivaires.

Implication de la médecine de ville :

En tant que médecins libéraux il vous est proposé :

  • de relayer l’information auprès de vos patients de sorte à ce que les personnes habitant ou fréquentant régulièrement Roubaix puissent aller se faire dépister ;
  • de vous porter volontaires si vous le souhaitez, pour faire partie des médecins qui participeront à cette session de dépistage.
Dépistages ciblés ARS

(Source ARS)

Dépistages ciblés ARS

Dans le cadre du suivi de l’épidémie de COVID 19, l’Agence Régionale de Santé organise des sessions de dépistages ponctuels (sur une journée seulement) dans différentes communes des Hauts-de-France.

L’objectif de ces dépistages est double :

  • repérer des personnes positives asymptomatiques ou pauci-symptomatiques n’ayant pas consulté et n’ayant donc pas été dépistées ;
  • obtenir des données épidémiologiques supplémentaires pour évaluer la circulation « dormante » du virus.

Dans ce cadre, toutes les personnes qui se présentent, quel que soit leur quartier de résidence, peuvent bénéficier d’un prélèvement RT-PCR, voire d’une consultation médicale.

Du fait de la tension sur les tests rT-PCR, il est fort probable que ces derniers diminuent pour permettre à l’ensemble des publics prioritaires de pouvoir être dépistés.

Voici les résultats de ces campagnes de dépistage au 09/11/2020 et depuis le début de l’action :

Communication ministérielle simplifiée patients « j’ai des symptômes du COVID-19 » et tests-PCR

(22 mai)

Vigilance communication ministérielle simplifiée patients « j’ai des symptômes du COVID-19 » et tests-PCR 

Le Ministère des Solidarités et de la Santé en lien avec l’Assurance Maladie et Santé Publique France construit régulièrement des supports d’information à destination du grand public que nous vous relayons.
Avec la sortie du confinement et la mise en place de la stratégie « tester, tracer, isoler », de nouveaux supports ont été produits que nous vous rapelons ci-dessous.
Si la grande majorité des documents produits sont aidants, nous attirons votre vigilance pour ne pas diffuser l’infographie simplifiée sur le parcours « j’ai des symptômes du COVID-19 ». En effet, il y est mentionné « Mon test est négatif, je ne suis pas porteur du covid-19/Fin de l’isolement ». Au vu du nombre non négligeable de faux négatifs, il nous semble particulièrement contre-indiqué de diffuser ce message qui laisse croire, à tort, qu’un test négatif permet de circuler librement, contrairement à la version non simplifiée qui renvoie vers le médecin traitant. Nous avons alerté l’ARS pour une remontée au niveau du Ministère, en espérant que nous serons entendus et que cette communication sera rapidement modifiée.

Pour rappel, vous trouverez :

Contacts tracing

Consultez page dédiée au Contact tracing

Vacances

Consultez la page Vacances

Amélioration des délais de rendu de résultats RT-PCR

(11 octobre – Source : ARS)

L’ARS et l’URPS Biologistes poursuivent leurs efforts pour diminuer les délais de rendez-vous puis rendu des résultats des RT-PCR pour publics prioritaires.

Le travail des laboratoires, la mise en place de la plateforme téléphonique et les créneaux de dépistages grand public réservés aux publics prioritaires portent leur fruits : 77539 PCR ont été réalisées en S40 (28/09 au 04/10) avec un délai moyen de rendu de 1,1 jours ; 60,4 % des résultats sont rendus en moins de 24 h et 89,8 % en moins de 48 h.

Analyse par sous population :

  • pourcentage des personnes symptomatiques & professionnels de santé parmi les PCR réalisées : 34 % (26679 personnes)
  • pourcentage de PCR positives sur l’ensemble des tests : 10,9 % (8470 personnes)
  • pourcentage de PCR Positives chez les personnes « symptomatiques (selon SIDEP) » : 20,6 % (4232 personnes)
  • pourcentage de PCR Positives chez les « professionnels de santé (selon SIDEP) » : 9,5 % (582 professionnels de santé)
  • les personnes « symptomatiques » et les « professionnels de santé » (selon SIDEP) représentent 55,7 % des personnes « PCR positives » (4814 personnes)

L’ARS poursuit sa mobilisation pour réduire ses délais, consciente qu’il existe encore des situations territoriales particulières pour lesquelles le déploiement de la plateforme de l’URPS Biologistes pourra être une modalité de réponse.

Nous ne manquerons pas de vous relayer à nouveau ces éléments.