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Le virus SARS Cov 2

Réinfection au SARS-CoV-2 (COVID-19) : Définition du 23/12/2020 cas possible, probable et confirmé

Définition du 23/12/2020 de cas de réinfection au SARS-CoV-2 (COVID-19)

(28 décembre – Source : Santé Publique France)

Conformément à la définition de cas d’infection au SARS-CoV-2 (COVID-19), le risque de réinfection est considéré comme négligeable dans un délai de 2 mois après l’infection. Passé ce délai, toute personne testée positive pour le SARS-CoV-2 une seconde fois constitue une suspicion de réinfection par le SARS-CoV-2 et doit faire l’objet d’une investigation.

Les définitions ci-dessous précisent les critères permettant de classer une suspicion de réinfection en cas possible, probable ou confirmé de réinfection.

Cas possible de réinfection au SARS-CoV-2

Toute personne, symptomatique ou non, qui :

  • a été testée positive pour le SARS-CoV-2 deux fois, par amplification moléculaire (RT-PCR, RT-LAMP) ou par test antigénique, avec un délai minimum de 2 mois sans symptômes évocateurs de COVID-19 entre les deux tests positifs ;
OU
  • a un antécédent de symptômes cliniques évocateurs de COVID-19 et pour lequel un diagnostic sérologique de COVID-19 datant de plus de deux mois a été réalisé conformément aux recommandations de la HAS, et qui après un délai minimum de 2 mois sans symptômes évocateurs de COVID-19 est testée positive pour le SARS-CoV-2 par amplification moléculaire (RT-PCR, RT-LAMP) ou par test antigénique.

Cas probable de réinfection au SARS-CoV-2 

Tout cas possible de réinfection remplissant au moins un des critères suivants (1) :

  • Critère épidémiologique : contact à risque documenté avec un cas confirmé de COVID-19 dans les 14 jours précédant le deuxième test positif ;
  • Critère biologique :
    • Ct inférieur à 33 lors du 2e test positif si réalisé par RT-PCR avec résultat de Ct disponible
    • Données sérologiques disponibles pour les deux épisodes et témoignant d’une infection active (présence d’antigène N ou d’IgM) ou montrant une augmentation du titre en anticorps témoignant d’un effet rappel lié à la nouvelle infection.

(1) En cas d’immunodépression, une excrétion virale prolongée pouvant dépasser 2 mois post-infection a été décrite chez les patients atteints de COVID-19.Pour cette raison, le classement en cas probable de réinfection sera conditionné à :

  • Soit l’association du critère épidémiologique ET du critère biologique ;
  • Soit l’association du critère biologique ET un test moléculaire négatif réalisé entre les deux épisodes.

Cas confirmé de réinfection au SARS-CoV-2 

Tout cas possible ou probable de réinfection remplissant l’un des deux critères biologiques suivants :

  • Données de séquençage disponibles pour le 2e prélèvement positif, montrant l’infection par un variant duSARS-CoV-2 détecté en France pour la première fois après le 1er épisode de COVID-19 documenté chez cette personne ;
  • Données de séquençage disponibles pour les deux prélèvements positifs et montrant l’infection successive par deux variants différents du SARS-CoV-2, sur la base des connaissances scientifiques disponibles à ce stade.
Ces définitions sont susceptibles d’évoluer à tout moment en fonction des informations disponibles. 
Variants

Consultez la page Variants

Projets de recherches / Etudes :
Retours terrain prise en charge et suivi covid-long

(29/05/2021 – Source : URPS Médecins)

Demande de retours terrain prise en charge et suivi covid-long

Nous travaillons actuellement avec l’ARS sur la structuration d’une filière de prise en charge et de suivi avec la médecine de ville, en lien avec les centres de référence covid.

Afin de pouvoir se faire le meilleur relais de votre vécu, nous souhaiterions connaître vos difficultés actuelles, besoins identifiés, voire propositions, pour vous permettre de réaliser l’accompagnement de vos patients victimes de formes longues de covid dans les meilleures conditions possibles.

N’hésitez pas à nous faire votre retour préférentiellement par mail en cliquant ici ou à alerte-medecinsliberaux(at)urpsml-hdf.fr, ou par défaut au 03 20 14 93 30 (permanence téléphonique continue de 8h30 à 18h, du lundi au vendredi).

Merci pour votre contribution !

Covacpreg : femmes enceintes vaccinées contre la covid-19

(14/05/2021 – Source : ANSM)

L’ANSM propose aux femmes enceintes vaccinées contre la COVID-19 d’intégrer l’étude Covacpreg

L’ANSM, en lien avec les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) chargés de la surveillance des effets indésirables des vaccins contre la COVID-19, lance une étude pour évaluer leur sécurité d’emploi chez les femmes enceintes. L’étude Covacpreg s’inscrit dans le cadre du dispositif de surveillance renforcée des vaccins mis en place par l’ANSM et les CRPV. Son objectif est de suivre le déroulement des grossesses post vaccination et jusqu’à la naissance de l’enfant afin d’enrichir les connaissances scientifiques sur les vaccins contre la COVID-19 utilisés auprès de cette population.
Depuis le 3 avril 2021, les femmes enceintes, à partir du 2e trimestre, sont prioritaires pour accéder à la vaccination avec un vaccin à ARNm (Comirnaty des laboratoires Pfizer BioNtech et Moderna), en particulier si elles présentent une pathologie ou si elles sont susceptibles d’être en contact avec des personnes infectées dans leur activité professionnelle.
Bien que les études réalisées à ce jour n’aient pas montré de conséquences sur le déroulement de la grossesse des vaccins contre la COVID-19, les données nécessitent d’être consolidées. C’est pourquoi les renseignements collectés durant cette étude seront une aide précieuse pour enrichir les connaissances sur les vaccins contre la COVID-19 et leurs effets indésirables éventuels chez les femmes enceintes.
La participation à cette étude des femmes enceintes vaccinées contre la COVID-19 se fait sur la base du volontariat et ne modifie pas le suivi médical de leur grossesse. 

Comment se déroule l’étude ?

Après inscription, les participantes seront contactées par téléphone ou mail, par l’attachée de recherche clinique (ARC) du CRPV de Lyon ou de Toulouse afin de répondre à un questionnaire (durée de 15 minutes environ) :

  • environ 1 mois après la date de vaccination (après la 1re dose et/ou après la 2e dose) : pour connaitre les antécédents médicaux, une éventuelle prise de médicaments, les grossesses antérieures, un effet indésirable ressenti après la vaccination, etc.
    • A noter : les femmes vaccinées en début de grossesse devront également répondre à un questionnaire après l’échographie du 2e trimestre.
  • après la date prévue de l’accouchement : pour connaitre l’évolution de la grossesse et de leur nouveau-né.

 

 

Comment participer à l’étude ?

Pour vos patientes enceintes, âgée de plus de 18 ans et vaccinées contre la COVID-19, inscrivez-les directement en cliquant sur ce lien ou en imprimant les formulaires ci-après pour les envoyer par courrier ou par mail à l’adresse indiquée :

Cela prend une dizaine de minutes.
Vous êtes médecin et suivez une femme enceinte qui a été vaccinée ou va l’être dans les prochains jours, merci de l’informer de l’existence de cette cohorte et encouragez-la à participer, avec vous, à cette grande étude.

COCO-Vi-LATE : symptômes persistants et/ou récurent

(20 décembre 2020 – Mise à jour 25/05/2021)

COCO-Vi-LATE : étude covid en médecine générale

L’étude cocovilate, portée avec la médecine générale (URPS Médecins, Départements de Médecine Générale d’Amiens et Lille) et pour la médecine générale dans les Hauts-de-France pour faire avancer les connaissances sur les covid suivis en ville, notamment les formes longues, est en cours.

COCO-VI-LATE c’est quoi ?

Il s’agit d’une étude transversale qui a pour objectif de comparer les motifs de consultation et les diagnostics portés en médecine de ville entre des personnes ayant fait la COVID (COVID+) et les patients n’ayant pas fait la COVID 19.

Les objectifs secondaires d’importance seront de décrire les formes cliniques de COVID-19 et de comparer les patients présentant des symptômes persistants (« COVID-long ») aux patients ayant eu une infection par le COVID-19 de résolution rapide.

 

Comment y participer ? 

Votre participation est très simple, adaptée à vos conditions de consultations actuelles :
Il suffit d’inclure au moins 4 patients (2 COVID+ et 2 patients tout venant, COVID).

Il ne s’agit pas d’inclure des patients ayant un « covid long ».

Aucun suivi n’est demandé.

Un questionnaire devra être renseigné (durée de remplissage : 10-20 min).

Rendez-vous sur la plateforme www.cocovilate.fr !

Une indemnisation est-elle prévue ?

Une indemnisation vous sera proposée à hauteur de 60€ (pour chaque binôme inclus 1 patient Covid + et 1 patient Covid -)

L’URPS ML reste à votre entière disposition pour toutes questions éventuelles ou compléments d’information.

Où en est-on ?

Près de 60 médecins généralistes sont déjà volontaires et une quarantaine de patients sont inclus dans l’étude.

L’inclusion va durer 6 mois (à compter du 01/04/2021) et nous aimerions atteindre 2000 patients inclus (1000 covid + / 1000 covid – ).

Au 20/05, seuls 60 patients ont été inclus. Nous avons besoin de vous pour permettre l’inclusion de vos patients et ainsi faire avancer les connaissances sur le covid, grâce à l’expertise de la médecine générale.

Webinaire de présentation : visionner le webinaire du 1er avril 2021

Présenté par les Drs Panaget (infectiologue au Service de Maladies Infectieuses et Tropicales du CHRU de Lille) et Robineau (CH de Tourcoing, promoteur de l’étude), il a été animé par les Drs Courtalhac (médecin généraliste élue URPS Médecins, Oise) et Bayen (médecin généraliste élu URPS Médecins, Nord).

L’URPS ML reste à votre entière disposition au 03 20 14 93 30 ou par mail en cliquant ici ou à alerte-medecinsliberaux(at)urpsml-hdf.fr  pour toutes questions éventuelles ou compléments d’information.

Thérapide : efficacité antiviral versus placebo

(05/05/2021)

Essai clinique THERAPIDE : traitement pour les plus de 50 ans infectés par le SARS CoV2

Devenez médecin investigateur !

Cette étude clinique randomisée en double aveugle permettra d’évaluer l’efficacité du clofoctol (commercialisé en France jusque 2005 sous le nom d’Octofène, en suppositoire) comme traitement antiviral vs placebo dans la prise en charge précoce des patients de plus de 50 ans infectés par le virus SARS CoV2. L’efficacité sera évaluée sur l’incidence d’hospitalisation de ces patients.

Pour réussir cette étude, l’Institut Pasteur recherche 40 médecins généralistes. Au 07/05, il manque environ 25 nouveaux médecins généralistes dans les Hauts de France, avec un accent sur la Métropole Lilloise qui représente un bassin important de population. 
Il s’agira de suivre vos patients ou d’autres qui vous seraient adressés par un centre d’appels s’ils habitent dans une commune que vous pouvez couvrir pour les visites à domicile.
Les patients inclus seront des adultes de 50 ans et plus, testés positifs à la COVID-19 dans les 72h précédent l’inclusion dans l’étude, symptomatiques de la COVID-19.
Ils seront vus en ambulatoire, isolés chez eux le temps du traitement.
Le suivi des patients est prévu sur 11 jours consécutifs puis à J22/ incluant 3 visites à domicile et 9 suivis par téléphone qu’il est demandé au médecin investigateur.
Une rémunération d’environ 1500€ par patient suivi est prévu pour les médecins généralistes investigateurs.

Critères de recrutement pour être médecin généraliste investigateur :

Compétences recherchées :

  • Formation aux Bonnes Pratiques Cliniques (si besoin, une formation validante sera dispensée avant le début de l’étude)
  • Capacité à :
    • être actif sur toute l’année 2021 (pour le recrutement et la saisie/correction des données)
    • être disponible pour temps d’échange avec l’ARC au téléphone et au cabinet pendant la durée de l’étude
    • lire l’anglais scientifique
    • suivre un patient sur 11 jours consécutifs puis à J22, incluant 3 visites à domicile et 9 appels téléphoniques – visites ou appels téléphoniques à réaliser le week-end.

Expérience demandée :

  • en recherche clinique en cabinet de ville
  • dans la gestion des données sources
  • dans la gestion des kits de traitement
  • dans le prélèvement d’échantillons nasopharyngés
  • dans le report des effets adverses et effets adverses sérieux

Équipement au cabinet :

  • Ordinateur avec connexion internet
  • Lieu de stockage sécurisé pour les kits de traitement (à températue ambiante < 30°C) et pour l’équipement de l’étude
  • Réfrigérateur pour le stockage des prélèvements nasopharyngés avec compartiment congélateur pour les plaques eutectiques (qui seront à mettre dans les glacières pour kits et swabs)
  • Lieu pour recevoir un ARC avec accès aux dossiers sources et aux kits de traitement
  • Capacité de stockage et archivage des dossiers sources

En parallèle de l’essai, tous les efforts sont faits pour permettre le (ré)-approvisionnement du marché français en médicament. Ainsi, en cas de résultat positif de l’essai, un outil nouveau de lutte contre l’épidémie serait immédiatement mis à la disposition du corps médical, pour une intervention thérapeutique précoce !

N’hésitez pas à postuler ou à demander des renseignements complémentaires auprès des attachés de recherche clinique de l’étude :

(20 décembre 2020)

Thérapide (promoteur Institut Pasteur de Lille)

L’Institut Pasteur de Lille vous propose de participer à son essai clinique Thérapide.
Cette étude clinique randomisée en double aveugle permettra d’évaluer l’efficacité d’un antiviral versus placebo dans la prise en charge précoce des patients de plus de 50 ans infectés par le virus SARS CoV2. L’efficacité sera évaluée sur l’incidence d’hospitalisation de ces patients.
A l’issue du criblage systématique de plus de 2000 principes actifs de médicaments commercialisés dans le monde, les équipes basées à l’IPL ont découvert que le principe actif d’un médicament ancien inhibe la réplication de SARS CoV 2 dans des modèles cellulaires qui expriment les deux voies d’entrée du virus (voie lysosomale et voie TMPRSS2). Cette molécule protège également les épithéliums pulmonaires humains reconstitués à partir de biopsies cliniques. Ces effets sont exercés à une concentration facilement atteinte au site d’action, chez l’homme à la dose utilisée dans les conditions de l’autorisation de mise sur le marché.
Sur l’ensemble des données scientifiques disponibles sur la prise en charge thérapeutique de la COVID19, les scientifiques s’accordent à dire que le bénéfice clinique est d’autant plus important que la molécule antivirale agit précocement dans la phase initiale de multiplication virale.
Notre protocole vise donc à inclure 500 patients COVID19 (i.e. diagnostic positif en PCR ou par test antigénique) dans les 72 h qui suivent les premiers symptômes cliniques. Le critère de jugement principal sera l’échec du traitement, qui sera mesuré par l’occurrence, soit d’une hospitalisation pendant la période de 22 j qui suivent l’initialisation du traitement, soit une baisse de la SPO2 sous le seuil de 93%, soit un maintien du score de symptômes au-dessus de 50% de son point de départ. Le critère secondaire sera virologique (suivi de la baisse de la charge virales par 2 ou 3 mesures de PCR quantitative à j0, J4 et J10).
Une campagne de communication alertera la population de l’existence de l’essai et de l’importance de se faire tester dès les premiers symptômes, pour éviter de contaminer son entourage, mais aussi pour être éligible à l’essai thérapeutique.
La mise en œuvre de l’essai est prévue en janvier/février. Pour les patients qui seront inclus, il existe un bénéfice direct de l’essai lié à un suivi médical renforcé à domicile, des appels téléphoniques fréquents et la mise à disposition d’un oxymètre SP02 pour une mesure de saturation quotidienne, dont il a été démontré l’intérêt pour détecter l’aggravation en moyenne 7 jours avant l’hospitalisation.

  • Le protocole de suivi inclut :
    • 4 visites médicales à domicile [D0 (inclusion) + D4 + D10 + D22 ] comprenant : examen clinique, description des signes et symptômes, biologie, virologie qPCR [D0 & D4] et oxymétrie.
    • 1 visite à domicile par un infirmier [D1]: signes et sympômes ; oxymétrie.
    • 7 appels téléphoniques par un Attaché de Recherche Clinique ou infirmier [D2, D3, D5 to D9] : signes et sympômes ; oxymétrie.
  • Il s’agit d’un essai en double aveugle contre placebo prévoyant d’inclure 530 patients.
  • Périmètre géographique : pour l’instant limité à la métropole lilloise, il pourrait s’étendre au Nord en cas de difficultés d’inclusion, les équipes de recherches étant basées sur Lille.
  • L’institut Pasteur de Lille vous propose de participer à cette étude :
    • en relayant cet essai auprès de vos patients qui seront malheureusement diagnostiqués positifs et permettre ainsi des inclusions supplémentaires en adressant les volontaires identifiés aux médecins investigateurs qui réalisera les visites à domicile ;
    • en vous proposant d’être médecin investigateur pour cette étude : 5 médecins investigateurs seront retenus.  Les médecins généralistes installés ou remplaçants peuvent postuler. Une petite expérience en recherche clinique serait appréciée. Si vous êtes intéressé(e), merci de vous faire connaître au 03 20 14 93 30 ou par mail en cliquant ici ou à alerte-medecinsliberaux(at)urpsml-hdf.fr accompagné d’un CV.
ComCor : lieux de contamination

(23 décembre – Source : Institut Pasteur)

Étude ComCor sur les lieux de contamination au SARS-CoV-2 : où les Français s’infectent-ils ? 

Résultats en résumé :

L’Institut Pasteur, en partenariat avec la Caisse nationale de l’Assurance Maladie (Cnam), Santé publique France, et l’institut IPSOS, présente les résultats de l’étude épidémiologique ComCor sur les circonstances et les lieux de contamination par le virus SARS-CoV-2.

Depuis le 27 octobre, l’Assurance Maladie invite individuellement par mail les personnes diagnostiquées positives au SARS-CoV-2, à répondre au questionnaire en ligne de l’Institut Pasteur.

Sur la période entre le 17 et 29 octobre, 30 000 y ont déjà participé. Cette démarche est réalisée dans le plus grand respect de la protection des données recueillies pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Étude sur les circonstances de contamination des cas index pendant le couvre-feu

  • 44% des personnes infectées connaissent la personne source qui les a infectées, 21% suspectent un évènement particulier sans connaître la personne source de l’infection, et 35% ne savent pas comment elles se sont infectées.
  • La très grande majorité (97%) des cas index qui ont répondu à ce questionnaire se sont mis en isolement, mais seulement 54% dès les premiers symptômes, et 64% dès la connaissance d’un contact avec un cas infecté, quand symptômes ou connaissance d’un contact avec un cas infecté ont été les seuls signes d’alerte.
  • Lors des contaminations au sein du foyer (35% des contaminations quand la personne source est connue), il s’agit avant tout pour ces adultes d’une contamination par le conjoint (64% des cas). Le fait que les enfants soient a- ou peu symptomatiques quand ils sont infectés peut expliquer qu’ils ne soient pas souvent identifiés comme personne source de l’infection.
  • Pour les contaminations hors foyer (65% des contaminations quand la personne source est connue), il s’agit avant tout de contaminations dans le cercle familial (33%), puis dans le milieu professionnel (29%), puis dans le milieu amical (21%). Les repas jouent un rôle central dans ces contaminations, que ce soit en milieu familial, amical, ou à moindre degré professionnel. Les bureaux partagés sont également importants en milieu professionnel.

Étude sur les facteurs associés à l’infection par le SARS-CoV-2 pendant le couvre-feu et le confinement :

Augmentation du risque d’être infecté par le SARS-CoV-2 :

  • Professions (par rapport aux cadres de la fonction publique qui ont un risque moyen) :
    • Cadres administratifs et commerciaux d’entreprise
    • Professions intermédiaires de la santé et du travail social
    • Ouvriers dans l’industrie
    • Chauffeurs
  • Nombre de personnes vivant dans la maison
  • Avoir des enfants :
    • Gardés par une assistante maternelle
    • En crèche
    • En école maternelle
    • Au collège
    • Au lycée
    • Co-voiturage
  • S’être récemment déplacé à l’étranger
  • Avoir participé à une réunion physique :
    • Professionnelle
    • Privée (amicale ou familiale)
  • Avoir fréquenté :
    • Bars
    • Restaurants
    • Salles de sport

Diminution du risque d’être infecté par le SARS-CoV-2 

  • Professions (par rapport aux cadres de la fonction publique qui ont un risque moyen)
    • Enseignants à l’école
    • Scientifiques et enseignants à l’université
    • Professions intermédiaires administratives de la fonction publique
    • Employés civils et agents de service de la fonction publique
    • Employés administratifs d’entreprise
    • Étudiants
    • Agriculteurs
    • Hommes/femmes au foyer
  • Télétravail (par rapport à une personne ayant un travail de bureau en présentiel)
  • Prendre le bus ou le tramway
  • Faire du sport en extérieur
  • Avoir fréquenté des commerces (alimentaires, prêt-à-porter …)

Retrouvez les premiers résultats de l’étude ComCor sur le site internet de Santé publique France : https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2020/etude-comcor-sur-les-lieux-de-contamination-au-sars-cov-2-ou-les-francais-s-infectent-ils

Transmission

Risque de transmission du SARS-CoV-2 par aérosols en milieux de soins

(17/12/2020 – Source : HCSP)

Le 10/09/2020, le HCSP examinait la question de la protection respiratoire des soignants en établissement de santé (ES), établissement médico-social (EMS) et en cabinet libéral face au risque de transmission du SARS-CoV-2 par aérosols.

Le HCSP recommande :

  • de faire porter un masque à usage médical aux patients suspects ou confirmés Covid-19, de manière systématique dans un cabinet libéral et, dans la mesure du possible et selon la tolérance, lors de l’entrée d’une personne ou d’un professionnel de santé dans leur chambre, en ES et EMS.
  • Pour les professionnels de santé, de faire porter systématiquement un appareil de protection respiratoire de type FFP2 lors de la réalisation de gestes invasifs ou manœuvres au niveau de la sphère respiratoire ou ORL générant des aérosols chez des patients suspects ou confirmés Covid-19 en ES, en EMS et en exercice libéral. Aucun consensus, en l’absence de preuves scientifiques suffisantes, n’a été obtenu pour modifier la liste des actes ou manœuvres invasifs au niveau de la sphère respiratoire ou ORL générant des aérosols (avis du HCSP du 10 mars 2020).

En raison de discussions persistantes au sein du groupe de travail, le HCSP a mis en place un « groupe miroir » chargé de relire l’avis et composé d’experts représentants de sociétés savantes impliquées dans cette thématique et n’ayant pas participé à son élaboration.

Malgré plusieurs réunions du groupe de travail du HCSP et l’audition d’experts au sein du « groupe miroir », du fait d’appréciations divergentes sur le rapport bénéfice / risque du masque FFP2 par rapport au masque à usage médical, il n’a pas été possible d’obtenir un consensus sur le port systématique du masque FFP2 pour la prise en charge d’un patient atteint ou suspect de Covid-19, dès lors que le double masquage soignant/soigné n’est pas possible ou recommandé (petite enfance) ET en cas de forte densité virale à proximité du patient.

Il n’a de plus pas été possible de définir de façon consensuelle ces situations de forte densité virale.

En dehors des situations particulières énoncées précédemment, les professionnels de santé doivent porter systématiquement un masque à usage médical de type II lors des soins prodigués aux patients suspects ou confirmés Covid-19.

Avis relatif à l’actualisation des connaissances scientifiques sur la transmission du virus SARS-CoV-2 par aérosols et des recommandations sanitaires

(Source : HCSP – mise à jour du 23/07/2020)

Le HCSP rappelle les éléments déjà établis dans les avis des 8 et 24 Avril sur la transmission du virus, qui se fait à partir des personnes déjà infectées, malades ou porteuses asymptomatiques par la transmission directe de particules émises lors de la toux, de l’éternuement ou pendant la parole et le chant.
Plus précisément, une personne infectée émet des aérosols liquides qui vont sécher très rapidement pour former des résidus secs qui contiennent les matières organiques et minérales se trouvant dans la salive ou dans le mucus trachéal et bronchique, ainsi que les particules virales ou bactériennes. Ainsi, en l’absence de masque, les gouttelettes les plus grosses vont se déposer par gravité sur les surfaces à proximité immédiate de l’émetteur, tandis que celles de diamètre plus faible et plus légères sont emportées dans le flux d’air qui se mélange à l’air ambiant, ce qui provoque l’évaporation rapide de l’eau et laisse en suspension un résidu sec formé des éléments non volatils présents dans la gouttelette initiale.
La mise en place de mesures visant à limiter l’émission à distance de particules de tailles variées susceptibles de contenir du virus par les personnes infectées, la distanciation physique et la protection des voies respiratoires des personnes contacts sont donc les axes majeurs de prévention du risque de transmission aéroportée du virus SARS-CoV-2.

Enfin, le HCSP conclut que 3 conditions sont favorables à la transmission du virus :

  • Les conditions de ventilation et de flux de l’air ;
  • Les conditions de l’atmosphère (basse température, humidité) ;
  • Les activités et effort physiques pratiqués au sein d’espace clos.

Le HCSP considère qu’après actualisation des connaissances, une transmission aéroportée du virus SARS-CoV-2 doit être envisagée dans les espaces clos, notamment mal aérés et insuffisamment ventilés, et dans des rassemblements en extérieur.

(Sources : infectiologues du CHU de Lille, Webinaire du 26/03/20, diaporama)

  • La voie de transmission principale est l’inhalation de gouttelettes suite à des éternuements ou toux de personnes contaminées ; le virus étant présent dans les voies aériennes supérieures et potentiellement inférieures.
  • La transmission manuportée du virus par les mains et les objets est possible (le virus pouvant survivre quelques heures sur les surfaces), d’où l’importance de l’hygiène des mains et des surfaces.
  • La transmission fécale est possible, puisque le virus est présent dans les selles même après la disparition des symptômes.

La contamination se fait donc par les muqueuses (yeux, muqueuses nasales et buccales) et par les plaies (rupture de la barrière cutanée).

Incubation

(Sources : infectiologues du CHU de Lille, Webinaire du 26/03/20, diaporama)

La durée d’incubation est estimée à 5 jours en moyenne, après contact avec une personne contaminée, mais elle peut durer de 1 à 14 jours.

Contagiosité et excrétion virale

Le point sur… contagiosité et excrétion virale

(08/11/2020 – Source : HCSP)

En clair (URPS Médecins) :

Les données sont aujourd’hui robustes, la toux résiduelle est normale car liée à l’inflammation mais le virus ne pousse pas en culture au-delà du 8ème jour, synonyme de non contagiosité. D’où la réduction de l’isolement de 14 à 7 jours avec port du masque strict obligatoire 7 jours de plus, la virologie n’étant pas une règle binaire.

Par ailleurs, la contagiosité étant documentée dans les 48h précédant les symptômes mais également chez les pauci et asymptomatiques, ceci justifie le port du masque en permanence.

Suite à vos questions, nous vous rappelons les enseignements tirés du rapport relatif à l’actualisation de la prise en charge des patients atteints de Covid-19 du HCSP (Haut Conseil pour la Santé Publique), dernière version valide datant du 23/07/2020 :

Aspect clinique – forme respiratoire (p47-51) :

Deux phases peuvent être schématiquement distinguées, la réalité étant sans doute plus complexe, la persistance et l’effet pathogène du virus pouvant s’exprimer également au cours de la phase dite inflammatoire.

1. Une phase de maladie virale

Pendant la période d’incubation, le virus SARS-CoV-2 se multiplie dans l’appareil respiratoire en se liant à sa cible par le récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2. Ces récepteurs sont abondamment présents dans l’appareil respiratoire mais également dans l’épithélium de l’intestin grêle et dans l’endothélium vasculaire. Il peut en résulter l’apparition de symptômes légers et souvent non spécifiques, tels que des malaises, de la fièvre et une toux sèche.
Le diagnostic à ce stade se fait par RT-PCR à partir d’échantillons respiratoires. La numération formule sanguine peut révéler une lymphopénie et une éosinopénie sans autres anomalies significatives. La radiographie pulmonaire est le plus souvent normale.
A un stade plus avancé de la maladie virale, il existe une multiplication du virus et une inflammation localisée au niveau du tractus respiratoire. Au cours de cette étape, les patients développent une pneumonie avec toux, fièvre et éventuellement hypoxie. La radiographie thoracique peut révéler un syndrome interstitiel ; la tomodensitométrie (TDM) peut révéler classiquement des opacités de verre dépoli, ces dernières pouvant exister chez des patients asymptomatiques. Les tests sanguins montrent une aggravation de la lymphopénie, ainsi qu’une élévation des transaminases. Les marqueurs de l’inflammation systémique peuvent être élevés mais modérément.

2. Une phase de maladie inflammatoire 

Au cours de la deuxième semaine de la maladie Covid-19, une inflammation systémique peut se manifester. 
Il existe à cette phase une diminution du nombre de lymphocytes T auxiliaires, suppresseurs et régulateurs avec la libération de cytokines inflammatoires tels qu’IL-2, IL-6, IL-7, GCSF, MCP-1, TNFα. Les biomarqueurs tels que la protéine C-réactive, la procalcitonine et la ferritine sont significativement élevés. La troponine et les D-dimères peuvent également être élevés. C’est cette phase très inflammatoire qui est appelée « orage cytokinique » ou « syndrome de relargage cytokinique » pouvant s’apparenter à certains critères du syndrome d’activation macrophagique. À ce stade, la composante respiratoire est plutôt alvéolaire et il peut exister une détresse respiratoire aiguë, un choc, une vasoplégie et une myocardite. C’est pendant cette phase qu’on observe des accidents thromboemboliques en lien avec des phénomènes inflammatoires et endothéliaux.
Schéma : différents stades de la maladie Covid-19 (d’après Hasan K. et al. The Journal of Heart and Lung Transplantation, Vol 39, No 5, May 2020)

Contagiosité des patients pré-symptomatiques et asymptomatiques (p49) :

Plusieurs études portant sur des clusters familiaux ont retrouvé des cas asymptomatiques ou pauci-symptomatiques à l’origine de contaminations de l’entourage.
En mars 2020, la surveillance des cas de Covid-19 survenus à Singapour a permis d’identifier 7 clusters avec acquisition locale du SARS-CoV-2 chez 157 personnes. Parmi ces cas, 10 (6,4 %) ont pu être attribués à une transmission provenant de personnes pré-symptomatiques.
L’analyse précise de 24 personnes asymptomatiques ayant eu un Covid-19 et dépistées fin janvier 2020 parmi les contacts de cas à Nanjing (Chine), a montré que seulement 7 d’entre elles (29,2 %) sont restées asymptomatiques. La durée médiane de positivité de la RT-PCR était de 9,5 jours (EIQ, 3,5–13,0 extrêmes [1-21 jours]).

Enseignements tirés des études virologiques sur l’excrétion virale (p51) :

He et al. rapportent les différentes évolutions temporelles du portage du SARS-CoV-2 chez 94 patients infectés, et modélisent les profils d’infectiosité à partir de prélèvements chez 77 paires de personnes sources d’infection/personnes infectées. Les charges virales les plus élevées sont observées au moment du début des symptômes. Les auteurs déduisent de la modélisation que l’infectiosité culmine au moment ou avant le début des symptômes. Ils estiment que 44% (IC95%; 25-69) des cas secondaires ont été infectés lors de la période pré-symptomatique des cas index, dans un contexte de cluster. Les analyses suggèrent un portage viral 2,3 jours (IC95%; 0,8–3) avant l’apparition des premiers symptômes.

Heymann et al. décrivent une transmission du SARS-CoV-2 pendant la phase prodromique pendant laquelle les personnes infectées ont des symptômes mineurs, poursuivent leurs activités normales, contribuant ainsi à la diffusion de l’infection.

Wölfel et al. ont analysé l’excrétion virale chez 9 patients hospitalisés pour Covid-19, prélevés de manière quotidienne. Les auteurs décrivent un niveau d’excrétion élevé au niveau pharyngé pendant la première semaine des symptômes, la valeur moyenne étant de 6,76 x 105copies jusqu’à J5, avec un pic à 7,11 x 108copies ARN à J4, et une valeur moyenne de 3,4x 105copies au-delà de J5, et avec un taux de détection après J5 de 39,9%. De plus, alors que les cultures virales étaient positives durant la première semaine (16,7% des prélèvements naso-pharyngés et 83,3% des expectorations), aucune culture n’était positive au-delà du 8èmejour en dépit de charges virales élevées.

Ces résultats suggèrent une transmission liée à l’excrétion virale pharyngée active à un stade pauci-symptomatique (symptômes bénins typiques d’infections des voies respiratoires hautes). Une séroconversion a été observée pour 50% des patients après J7 et pour tous à J14 (Wölfel R, et al. Virological assessment of hospitalized patients with COVID-2019. Nature 2020 April 1, doi: 10.1038/s41586-020-2196-x).

Zou et al. ont analysé les charges virales SARS-CoV-2 au niveau de prélèvements répétés chez 17 patients (72 écouvillons nasaux et 72 écouvillons pharyngés). Des charges virales élevées sont détectées rapidement après le début des symptômes. Les charges virales détectées chez les patients symptomatiques étaient similaires à celles observées chez les symptomatiques, et pauci-symptomatiques, suggérant une transmission précoce au cours de l’infection (Zou L et al. SARS-CoV-2 Viral Load in Upper Respiratory Specimens of Infected Patients. N Engl J Med 2020 ;382;12. DOI: 10.1056/NEJMc2001737).

Synthèse :

L’existence de formes asymptomatiques et de formes pauci-symptomatiques a été mise en évidence à partir des résultats observés lors d’investigations de clusters, d’enquête autour de cas chez un soignant en maison de retraite et centre de long séjour, d’études virologiques sur l’excrétion virale, ou encore d’enquête lors d’épidémie sur bateau de croisière (tel le Diamond Princess).

L’excrétion virale au niveau des voies respiratoires hautes est précoce, maximale au début des symptômes, peut précéder la phase symptomatique de 2 jours. Elle peut, chez les personnes asymptomatiques, être similaire à celle des patients symptomatiques, et favoriser ainsi la transmission. 

Cette possible transmission asymptomatique constitue actuellement le talon d’Achille des stratégies de prévention (Gandhi M. et al. Asymptomatic transmission, the Achilles’ heel of current strategies to control COVID-19. N Engl J Med 2020 DOI: 10.1056/NEJMe2009758).

Aspects immunologiques et virologiques de l'infection par le SARS-CoV-2

Aspects immunologiques et virologiques de l’infection par le SARS-CoV-2

(1er décembre – Source : HAS)

Dans le cadre des travaux que la HAS a engagés de façon anticipée sur la stratégie de vaccination contre la COVID-19, la HAS produit une synthèse des connaissances disponibles  sur les aspects immunologiques et virologiques de l’infection par le SARS-CoV-2.

L’objectif de ce document est informatif et pédagogique, et vise à constituer le socle de connaissances qui sera indispensable pour définir la stratégie de vaccination dès lors que les résultats essais cliniques contre le SARS-CoV-2 seront mis à disposition de la HAS. Ce document ne détaille donc pas les résultats des essais cliniques sur les candidats vaccins en cours de développement.

Compte tenu de l’intérêt de cette synthèse qui rassemble des informations pertinentes à la compréhension des enjeux scientifiques de la vaccination contre le SARS-COV 2 et de leur complexité, la HAS souhaite rendre ce document public.

Ce document est structuré en deux parties pour en faciliter l’appropriation :

  • Une partie courte (« L’essentiel ») fait la synthèse des données les plus pertinentes permettant de servir de cadre à l’évaluation des résultats des essais cliniques et aborde les aspects suivants :
    • structure et variabilité du SARS-CoV-2,
    • modèles animaux
    • analyses immunologiques effectuées dans les essais cliniques de vaccin anti-SARS-CoV-2
    • immunité et vaccins contre les coronavirus hors virus de type SARS-CoV, contre le SARS-CoV-1 et le MERS-CoV et contre le SARS-CoV-2
    • plateformes vaccinales contre le SARS-CoV-2
    • adjuvants utilisés avec les candidats vaccins contre le SARS-CoV-2
    • immunité et vaccination muqueuses
    • les résultats des essais de phase 1 et/ou 2 disponibles.
  • Une partie longue développe le contenu de la partie initiale, hormis les chapitres portant sur les analyses immunologiques effectuées dans les essais cliniques de vaccin anti-SARS-CoV-2 et sur les résultats d’essais déjà publiés.

Cette synthèse est élaborée sur la base d’une revue de la littérature sur les différentes thématiques abordées et d’une veille scientifique sur la Covid-19 assurée par le service Documentation et Veille de la HAS.

Les informations qu’il présente ne sont valables qu’à la date de sa publication et seront mises à jour à une fréquence ajustée en fonction de l’importance des avancées scientifiques dans ce domaine.

Immunité
Immunité croisée

(9 juillet – Source : Santé Publique France)

Une étude parisienne (Institut Pasteur, cliniciens de l’AP-HP, de l’Inserm et de l’Université de Paris) vient de se terminer et a inclus 775 enfants dans 7 hôpitaux  du 1er mars au 1er juin 2020.

Les enfants inclus étaient des enfants de 0 à 18 ans qui consultaient sur cette période ou étaient hospitalisés pour au moins 4 jours.

Des sérologies SARS-coV-2 étaient réalisés  ainsi que la recherche de 4 autres coronavirus humains (HKU1, NL63, OC43, 229E).

La neutralisation contre le SARS-coV-2 était recherchée aussi.

Les conclusions à retenir sont qu’une infection à un des 4 autres coronavirus ne prévient pas de l’infection à  SARS-coV-2. Par ailleurs, une activité de neutralisation s’instaure chez les enfants qui ont présenté une infection COVID 19. Cette neutralisation a été retrouvée chez 56 % des enfants séropositifs pour le SARS-coV-2.

Enfin la prévalence chez ces enfants étaient de 11.7% (chez ceux ayant peu ou pas de symptômes).

Immunité post infection

(Sources : infectiologues du CHU de Lille, Webinaire du 26/03/20, diaporama)

Concernant l’immunité post infection, compte-tenu du manque de recul sur ce virus particulier, il est impossible à ce jour de définir la durée d’immunisation post infection.

Epidémiologie

Consultez la page Epidémiologie

Conduites à tenir médicales

Consultez la page Conduites à tenir médicales

Distinguer la grippe de la COVID-19 : dans quelles situations et avec quels tests ?

Distinguer la grippe de la COVID-19 : dans quelles situations et avec quels tests ?

(26 octobre – Source HAS)
Dans un avis en date du 15/10, la HAS a établi la stratégie d’utilisation des différents tests de diagnostic de la COVID-19. En période de co-circulation de différents virus (SARS-CoV-2 mais aussi virus de la grippe et autres virus respiratoires), et notamment ce qui va permettre aux professionnels de santé de les distinguer. Les indications des tests combinés, utiles lorsque le résultat impacte la prise en en charge du patient et son éventuel isolement, sont définis.
La HAS considère qu’il y a un intérêt à rechercher un ou plusieurs virus des infections respiratoires hivernales (dont la grippe) en association avec une recherche du SARS-CoV-2 chez les seuls patients qui présentent des symptômes et pour qui le résultat sera utile pour déterminer la nature de la prise en charge et/ou un isolement particulier soit : les adultes hospitalisés ou arrivant aux urgences, les résidents en EHPAD et les jeunes enfants. Chez les autres personnes, l’identification du virus des virus hivernaux n’ayant pas de conséquences sur la prise en charge qui repose sur le traitement des symptômes et le suivi de l’évolution de la maladie, l’utilisation de ces tests est inutile. Seul un test de détection du SARS-CoV-2 est alors indiqué.

Chez l’adulte hospitalisé, aux urgences ou résidant en établissement collectif, adapter l’isolement et la prise en charge

A l’hôpital, que ce soit au cours de l’hospitalisation d’un patient adulte ou lors de son arrivée aux urgences, face à des symptômes évocateurs d’une infection respiratoire, il est important d’identifier spécifiquement le virus en cause pour isoler correctement le patient et entreprendre la prise en charge la plus adaptée. Dans cette situation, la réalisation de tests RT-PCR de recherche du SARS-CoV-2 et de tout autre virus responsable d’infections virales hivernales est indiquée dès l’arrivée à l’hôpital. Il est rappelé qu’un test antigénique SARS-CoV-2 peut également être utilisé aux urgences.
Face à un adulte résidant dans un établissement social ou médico-social, un double test COVID-19 et grippe devra être réalisé en présence de symptômes évocateurs de ces deux pathologies. Le test sera alors antigénique ou RT-PCR pour la recherche du SARS-CoV-2, et RT-PCR pour la recherche de la grippe.

Chez les enfants, distinguer COVID, grippe et autres pathologies respiratoires pour éviter le recours inutile aux antibiotiques

Chez les enfants, les pathologies respiratoires ont des manifestations moins franches que chez les adultes mais leurs conséquences peuvent être graves et souvent un traitement antibiotique probabiliste est initié. Aussi, la réalisation d’un test RT-PCR est utile chez les enfants présentant une infection respiratoire quel que soit le lieu de soins (à l’hôpital, en structure sociale et en ville) pour initier une prise en charge adaptée et éviter les traitements inutiles.
Par ailleurs, chez les enfants, la charge virale est plus élevée que celle observée chez l’adulte, même en cas de symptômes souvent légers. Le recours aux antigéniques de détection de la grippe peut donc être envisagé chez eux dans certaines situations.
Ainsi, chez les enfants, au cours d’une hospitalisation, tous les virus respiratoires suspectés sont recherchés par l’équipe médicale par tests RT-PCR, avec une attention particulière à porter sur le virus respiratoire syncytial (VRS) responsable de la bronchiolite. En revanche aux urgences on privilégiera un test antigénique pour la recherche du SARS-CoV-2.
Si l’enfant réside au sein d’une structure sociale ou médico-sociale et présente des symptômes d’une infection respiratoire, des tests antigéniques de recherche du SARS-CoV-2 et des virus grippaux sont réalisés afin de prendre les mesures d’isolement adaptées.
En ville, la recherche du SARS-CoV-2 et des virus grippaux par test antigénique chez les enfants présentant des symptômes d’une infection respiratoire est indiquée, notamment pour éviter le recours aux traitements antibiotiques si l’infection s’avérait d’origine virale.

La HAS précise que les recherches directes des virus grippaux ne doivent avoir lieu qu’au cours de la période épidémique de grippe saisonnière, telle que définie par Santé Publique France. Et elle rappelle enfin l’utilité de la vaccination antigrippale en priorité pour les personnes à risque de forme grave de grippe ainsi que l’importance du respect des gestes barrières dans la lutte contre la propagation de ces deux virus.

Pour plus de renseignements sur le vaccin anti grippal consultez la page Traitements spécifiques pour le covid

Premiers résultats des enquêtes de santé publique de l’Inserm sur la Covid19

Premiers résultats des enquêtes de santé publique de l’Inserm sur la Covid19 : facteurs de risque individuels et sociaux

(24 octobre – Source : INSERM)

Pour répondre aux questions de santé publique posées par l’épidémie de Covid-19, des enquêtes multidisciplinaires de grande ampleur ont été lancées à l’Inserm. Menées auprès de larges échantillons de la population française, elles ont pour objectif de fournir une cartographie fine du statut immunitaire de la population, mais aussi d’étudier les effets des conditions de vie sur l’exposition au virus et, réciproquement, ceux de l’épidémie sur les conditions de vie.

Deux grandes enquêtes de santé publique : SAPRIS, menée auprès de 130 000 volontaires suivis dans les grandes cohortes en population générale (Constances, E3NE4N, NutriNet-Santé et Elfe-Epipage2) et EpiCoV, menée sur un échantillon représentatif de 135 000 personnes permettant de représenter toute la diversité de la population vivant en France, livrent aujourd’hui leurs premiers résultats :

Formes cliniques

(Sources : infectiologues du CHU de Lille, Webinaire du 26/03/20, diaporama)

Les premières études descriptives des formes cliniques montrent qu’il existe : (Chinese Center for Disease Control and Prevention, Journal of the American Medical Association, 28 fev 2020)

  • 81% de formes bénignes/modérées (avec une guérison spontanée au bout de quelques jours) ;
  • 14% de formes graves/sévères (dyspnée, hypoxémie, pneumopathie radiologique >50% dans les 24-48h)
  • 5% de formes très graves (défaillance respiratoire, état de choc, défaillance multiviscérale)
  • 2,3% de formes mortelles (la plupart de ces cas étant survenus chez des patients avec un âge avancé ou des comorbidités médicales sous-jacente).

En général, une aggravation des symptômes apparaît entre J7 et J10 (délai apparition SDRA : 9 jours).

Au 26/03, les infectiologues du CHU n’avaient pas eu connaissance de rechutes à ou après J14.

Symptômes

(Sources : infectiologues du CHU de Lille, Webinaire du 26/03/20, diaporama)

Selon les premières études descriptives provenant de Chine, il s’écoule en moyenne une semaine entre l’apparition des premiers symptômes et l’admission à l’hôpital à la phase d’état de la maladie.

Concernant les symptômes évocateurs d’une infection au covid-19 :

  • L’installation des symptômes se fait progressivement sur plusieurs jours, contrairement à la grippe qui débute brutalement. Les premiers symptômes sont peu spécifiques : maux de tête, douleurs musculaires, fatigue.
  • La fièvre et les signes respiratoires arrivent secondairement, souvent deux ou trois jours après les premiers symptômes.

Depuis les premières études, d’autres signes cliniques ont été décrits, et notamment :

Signes cliniques Données scientifiques / lien infection covid-19
Diarrhée, avec ou sans douleur A ce jour, les symptômes digestifs à type de diarrhée ont été retrouvés de façon empirique et récente chez les personnes âgées, mais on n’exclut pas qu’ils existent chez les jeunes (source : infectiologues du CHU de Lille, 26/03/2020)
Anosmie isolée possible (sans rhino/rhinite) Besoin de plus de données pour l’affirmer, mais oui effectivement, beaucoup de formes bénignes ont présenté une anosmie, avec dysgueusie ou agueusie. (Source : infectiologues du CHU de Lille, 26/03/2020)
Conjonctivites Quelques cas de conjonctivite ont été décrits (source : infectiologues du CHU de Lille, 07/03/2020)
Eruption cutanée « Il est possible que le covid puisse donner des atteintes cutanées.   L’atteinte cutanée pourrait se manifester par un purpura non fébrile, isolé et /ou avec des engelures isolées. En cas d’apparition de tels symptômes dermatologiques chez un patient, il est judicieux de le considérer comme suspect covid. Les lésions peuvent rester le seul élément clinique ou bien s’associer secondairement à des symptômes respiratoires. » (https://www.syndicatdermatos.org/communique/communique-de-presse-06-04-20-covid19-et-peau/)

Une vigilance sera néanmoins à apporter dans le diagnostic, les autres pathologies telles que la varicelle, la rougeole qui persistent doivent être écartées.

En cas de signes cutanés évocateurs de covid, vous avez la possibilité de demander une consultation à la CAMI (en adressant une demande à ambucov2@chru-lille.fr) : le patient y sera examiné, prélevé. Cette orientation pour consultation sur arguments dermatologiques (voir la fiche recueil) est valable pour les 10 prochains jours (et sera probablement renouvelée d’ailleurs).

Hypokaliémies Non rapportées à ce jour, mais expérience récente et modeste (source : infectiologues du CHU de Lille, 26/03/2020)
Etat fébrile isolé de longue durée Pas de données à ce jour, de covid sur des fièvres isolées, mais possibilité de formes paucisymptomatiques ou symptômes abâtardis chez des personnes immunodéprimées, notamment sur le plan respiratoire. Une fièvre isolée persistante chez un adulte nécessite in fine une hospitalisation pour exploration. (Source : infectiologues du CHU de Lille, 26/03/2020)
Atteintes cardiaques (myocardites, péricardites) Etiologie covid à suspecter si syndrome viral associé (myalgies, +/- fièvre, contage,…)

Pour les péricardites habituellement traitées par AINS, il n’y aura cette fois pas d’indication pour les anti-inflammatoires.

 

Facteurs de risque de formes grave
Autres facteurs de risque évoqués
Asplénie

L’asplénie (fonctionnelle ou organique) n’est pas un facteur de risque à notre connaissance et ce n’est pas étudié.

Tabagisme

La tabagisme : Pour l’instant, absence de donnée sur des cas français. A partir du moment ou il y a des séquelles sur l’arbre bronchique (ex : BPCO), cela devient alors un facteur de risque avéré.

Asthme

(Source : Avis HCSP – 23/03)

Les patients asthmatiques et notamment les asthmatiques sévères sont une population à risque d’infections respiratoires virales sévères qui peuvent par ailleurs induire des exacerbations de l’asthme. La majorité des exacerbations d’asthme est en effet liée à des infections virales. Dans l’épidémie actuelle de COVID-19, les patients asthmatiques ne semblent pas surreprésentés, d’après les données préliminaires dont on dispose en France.

Obésité

(31 mars – Etat des connaissances au 22/03/2020)

L’épidémie de Covid-19 se poursuit et les efforts de recherche pour mettre en évidence des marqueurs de risques ou de pronostics également.

L’AFERO (Association Française d’Etude et de Recherche sur l’Obésité), le GCC-CSO (Coordination nationale des Centres Spécialisés de l’Obésité) et le réseau FORCE (French Obesity Center of Excellence) sont mobilisés pour diffuser régulièrement des informations et recommandations spécifiques concernant l’obésité et l’infection à Covid-19 sur leurs sites

En ce sens, voici l’état des connaissances des liens entre obésité et Covid-19, au 22/03/2020 :

A ce jour, il n’y a pas de données démontrant que l’infection à COVID-19 touche davantage les personnes porteuses d’une obésité que les autres ; en revanche le risque de forme grave (syndrome de détresse respiratoire aigu SDRA) serait augmenté par la présence d’une obésité de grade 3 (IMC > 40 kg/m2) rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP / avis du 14/03/2020).

Le critère d’âge supérieur à 70 ans est surtout un facteur de risque de mortalité : au 21 mars 2020 en France, 50 % des patients en réanimation pour une infection à COVID-19 avait moins de 60 ans.

La situation d’obésité, quel que soit l’IMC, peut être associée à une ou plusieurs comorbidités qui sont répertoriées comme étant des facteurs de risque de formes graves dans le rapport du HCSP ci-dessus et dans les différents articles parus depuis 2 mois : notamment HTA, diabète de type 2, coronaropathie (Zhou et al. 2020). Par ailleurs, la prise en charge en réanimation des personnes en situation d’obésité quelle que soit la pathologie pose des problèmes spécifiques (pour l’intubation, les voies d’accès, le dosage des médicaments, le nursing).

Ainsi, les mesures barrières et de confinement s’appliquant à toute la population doivent être strictement suivies par les personnes présentant une obésité ainsi que par leur entourage proche https://solidarites-sante.gouv.fr/.

Concernant la prise en charge des personnes obèses suspectes d’infection à COVID-19, à ce jour elle est la même que pour la population générale : https://solidaritessante.gouv.fr/.

Il n’y a actuellement pas de données sur l’influence d’une perte de poids récente (par exemple après chirurgie bariatrique) sur la gravité de l’infection à COVID-19 mais les patients ayant développé un SDRA sont plus dénutris que ceux/celles qui n’en ont pas développé (Wu et al. 2020). Les patients opérés de chirurgie bariatrique doivent bien sûr continuer leur suivi (en télé consultation ou par téléphone) et prendre leur supplémentation nutritionnelle habituelle afin d’éviter une carence vitaminique ou une dénutrition protéique.

Concernant les personnes avec obésité de grade 3 (IMC > 40 kg/m2), elles relèvent d’une des situations évoquées par le HSCP, et peuvent prendre contact avec leur médecin traitant, ou à défaut un médecin de ville, afin qu’il/elle évalue la nécessité de leur délivrer un arrêt de travail (www.ameli.fr/).

Pour diffuser à vos patients les bonnes mesures nutritionnelles à prendre durant le confinement, vous pouvez vous référer à celles-ci : www.promosanteidf.fr/alimentation-activite-physique-les-bons-reflexes-en-periode-de-confinement ou à celles du Programme National Nutrition Santé.

Des recommandations européennes et américaines concernant l’obésité et l’infection à COVID-19 devraient être publiées prochainement.