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Personnes vulnérables / facteurs de risque de forme grave

Liste des personnes vulnérables maintenant dénommée liste des facteurs de risque de forme grave

(17/11/2020 – Source : HCSP)

Actualisation au 29/10 de la liste des facteurs de risque de forme grave

Dans son avis du 29/10, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) actualise ses avis précédents (avis des 31 mars, 20 avril et 23 juillet 2020) relatifs aux facteurs de risque de forme grave de Covid-19.

Outre les facteurs de risque déjà mentionnés dans les avis antérieurs, compte tenu de la publication de nouvelles données, le HCSP liste des situations pour lesquelles le sur-risque (hazard ratio) est compris entre 1 et 3 (risque modéré de forme grave) et celles pour lesquelles ce risque est élevé (hazard ratio compris entre 3 et 5) et enfin celles pour lesquelles ce risque est très élevé (hazard ratio compris supérieur à 5).

Le HCSP recommande : 

1. De considérer comme à risque de forme grave de Covid-19 :

a) Les situations qui ont été préalablement identifiées :

  • âge ≥ 65 ans ;
  • pathologies cardio-vasculaires : hypertension artérielle (HTA) compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), antécédent d’accident vasculaire cérébral, antécédent de coronaropathie, antécédent de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • diabète non équilibré ou compliqué ;
  • pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale : broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment ;
  • insuffisance rénale chronique dialysée ;
  • obésité avec indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 ;
  • cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  • immunodépression congénitale ou acquise ;
  • syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;
  • maladies du motoneurone, myasthénie grave, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, paralysie cérébrale, quadriplégie ou hémiplégie, tumeur maligne primitive cérébrale, maladie cérébelleuse progressive.

b) Cette liste est complétée par les données récentes précisant une gradation du risque. La liste figurant ci-dessous inclut toutes les situations comportant un sur-risque significatif identifié (HR > 1) :

  • Situations ou pathologies avec sur-risque significatif (HR > 1 et ≤ 3) :
    • âge de 60 à 69 ans ;
    • sexe masculin ;
    • obésité (IMC ≥ 35 kg/m2) ;
    • déprivation matérielle (traduction de l’anglais de la « défavorisation sociale » que mesure l’indice de Townsend (Townsend deprivation index) ;
    • plusieurs comorbidités ;
    • diabète avec HbA1c ≥ 58 mmol mol−1 ;
    • pathologies entrainant une immunodépression ;
    • cancer des voies respiratoires ou autres cancers solides de diagnostic datant de moins de 5 ans ;
    • hémopathies malignes y compris si le diagnostic date de plus de 5 ans ;
    • chimiothérapie grade A ;
    • radiothérapie dans les 6 mois précédents ;
    • insuffisance rénale stade 3 à 5 (risque plus élevé si stade plus élevé) ;
    • maladies neurologiques autres qu’AVC dont épilepsie ;
    • BPCO, Hypertension artérielle pulmonaire, asthme nécessitant la prise de corticoïdes inhalés ;
    • insuffisance cardiaque, artériopathies périphériques, fibrillation auriculaire ;
    • maladie thrombo-embolique ;
    • fracture ostéoporotique (hanche, rachis, poignet, humérus) ;
    • troubles de l’apprentissage ;
    • cirrhose du foie (sans définition de stade) ;
    • polyarthrite rhumatoïde, lupus systémique, psoriasis.
  • Situations ou pathologies avec sur-risque significatif élevé (HR >3 et ≤ 5) :
    • diabète de type 1 ;
    • drépanocytose ;
    • déficit immunitaire combiné sévère ;
    • insuffisance rénale stade 5 avec dialyse.
  • Situations ou pathologies avec sur-risque significatif très élevé (HR > 5) :
    • âge ≥ 70 ans ;
    • syndrome de Down (trisomie 21) ;
    • greffe de cellules souches ;
    • chimiothérapie grade B et C ;
    • insuffisance rénale stade 5, ou greffée ;
    • syndromes démentiels ;
    • paralysie cérébrale.
  • Cas particulier des maladies rares : Par principe de précaution, les maladies rares, pouvant exposer les patients à une forme grave de Covid-19 doivent être également considérées comme des facteurs de risque, bien que n’ayant pas été évaluées, du fait d’un lien potentiel avec les pathologies citées ci-dessus.

Enfin, les multiples associations possibles de ces comorbidités, ou entre comorbidités et terrain génétique, peuvent entraîner un risque de forme grave élevé, voire supérieur, à celles des comorbidités isolées les plus à risque.

Concernant la possibilité de reprendre une activité professionnelle lorsque le télétravail n’est pas possible et que l’organisation du travail ne permet pas à tout moment de respecter une distanciation physique d’au moins un mètre : (…)

Le médecin du travail apprécie la compatibilité de l’aménagement du poste de travail et des mesures de protection avec l’état de santé de la personne à risque de forme grave de Covid-19 et peut prononcer une éviction professionnelle si les conditions d’une reprise du travail en sécurité ne sont pas remplies.

Personnes présentant un très haut risque vital vis-à-vis du Covid-19

Il n’est pas possible de distinguer, au sein de la population française en âge de travailler, parmi les personnes à risque de forme grave de Covid-19, les groupes de population identifiés comme « à très haut risque vital » en déclinant une liste exhaustive univoque de pathologies. En effet, cette approche, doit prendre en compte les comorbidités, les facteurs démographiques (âge, sexe) ainsi que les facteurs socio-économiques, voire génétiques et ne peut donc être qu’individuelle.

Toutefois ce travail d’actualisation a permis d’identifier les situations ou les pathologies les plus à risque de forme grave de Covid-19 selon les données de la littérature récente (HR > 5) :

  • âge ≥ 70 ans ;
  • syndrome de Down (Trisomie 21) ;
  • greffe de cellules souches ;
  • chimiothérapie grade B et C ;
  • insuffisance rénale stade 5, patient greffé ;
  • syndromes démentiels ;
  • paralysie cérébrale.

Ces recommandations, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de publication de cet avis, peuvent évoluer en fonction de l’actualisation des connaissances et des données épidémiologiques.

Vaccination : priorisation

Consultez la page Vaccination

Cotation médecin - nouvelle consultation de prévention covid-19

(23/12/2020 – Source : Légifrance)

Une nouvelle consultation de prévention covid-19 disponible à la cotation pour les médecins traitants

Le 20 décembre un nouveau décret instituant une nouvelle consultation de prévention destinée aux personnes exposées au Coronavirus SARS-COV-2 est paru au Journal officiel (Téléchargez le décret). Accessible aux médecins traitants ou à défaut à tous les médecins, elle peut faire l’objet d’un remboursement par les CPAM d’un montant de 40,02€ soit un coefficient multiplicateur de 1,74.

Ce décret fait suite à la publication par la HAS le 3 décembre dernier d’une fiche (Téléchargez la fiche) sous forme de trame permettant aux médecins d’établir un bilan personnalisé, d’identifier les situations à risques dans le contexte d’épidémie de SARS-Cov-2 pour les personnes vulnérables et de proposer des mesures de prévention adaptées à la situation individuelle de chaque patient.

Cette consultation ne peut être cotée qu’une seule fois par patient.

Bénéficiaires : personnes exposées au Coronavirus et

Conditions de réalisation :
A distance ou en présentiel, prise en charge par l’assurance maladie obligatoire en tiers payant intégral et aucun dépassement d’honoraires n’est autorisé.

Application :
Cotée « C1,74 », elle est utilisable entre le 21 décembre 2020 et le 16 février 2021.

Prévention en soins primaires des situations à risques pour les personnes vulnérables : Réponses rapides HAS

(3 décembre – Source : HAS)

En date du 03/12/2020, la HAS a élaboré une trame permettant aux médecins de premier recours de repérer les situations à risques dans le contexte d’épidémie de SARS-Cov-2 pour les personnes vulnérables et de proposer des mesures de prévention pour une décision partagée.

L’essentiel :

Il est recommandé que le médecin de premier recours prenne proactivement contact avec les patients en situation de vulnérabilité.

  • Réponse rapide n°1 : les trois étapes de la démarche de prévention sont :
    1. établir un bilan personnalisé de situation du patient,
    2. identifier les circonstances à risque de contamination,
    3. adapter les conseils à la situation du patient.
  • Réponse rapide n°2 : le bilan de la situation du patient doit permettre :
    1. d’évaluer l’état de santé du patient
    2. de faire le point par rapport à ses représentations vis-à-vis de la Covid-19 et à une exposition éventuelle au SARS-Cov-2
    3. d’évaluer l’environnement physique et social du patient.
  • Réponse rapide n°3 : les circonstances à risque de contamination sont majoritairement liées au comportement au sein de la famille et des proches, au contexte de travail, aux déplacements et aux activités sociales ou festives.
  • Réponse rapide n°4 : un test négatif (RT-PCR ou antigénique) ne dispense pas des mesures barrières en particulier en prévision d’une visite à une personne à risque de forme grave de Covid-19.
  • Réponse rapide n°5 : avoir eu la Covid-19 ne dispense pas des mesures barrières compte tenu de l’incertitude sur une possible recontamination.
  • Réponse rapide n°6 : il est recommandé de donner des conseils personnalisés au patient, adaptés en fonction des risques identifiés dans le cadre d’une décision partagée : dans tous les cas, insister sur le respect des mesures barrières ; donner des informations simples sur l’utilisation des tests ; recueillir les représentations du patient vis-à-vis de la vaccination contre la COVID-19.
Certificat d'isolement : modèle à télécharger

Téléchargez le « modèle d’attestation d’isolement » dans la rubrique Outils pour votre pratique

Indemnisation des arrêts de travail des personnes vulnérables - 28/10/20 - Assurance Maladie

(28/10/2020 – Source : Assurance Maladie)

L’Assurance Maladie a actualisé son dispositif d’indemnisation des arrêts de travail dérogatoires pour certains publics, notamment pour les personnes fragiles, créé dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19.

En date du 28/10, seules les personnes qui se trouvent dans l’une des situations médicales suivantes pourront être arrêtées et indemnisées :

  1. être âgé de 65 ans et plus ;
  2. avoir des antécédents cardiovasculaires (ATCD) : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  3. avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
  4. présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  5. présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  6. être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  7. présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30) ;
  8. être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  9. être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  10. présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  11. être au 3e trimestre de la grossesse.

En fonction de ces situations médicales et dans l’impossibilité pour le patient de poursuivre son activité en télétravail, le médecin peut établir :

  • un certificat d’isolement pour les salariés du privé ;
  • un arrêt de travail en ligne, de préférence via le service amelipro, pour les non salariés.

Les patients vulnérables ne peuvent plus utiliser le site declare.ameli.fr pour déclarer un arrêt de travail.

Personnel soignant

(Mise à jour du 28/10/20 – Source : Assurance Maladie)

Personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux

Attention, pour le personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux, les arrêts de travail sont établis par la médecine du travail ou la médecine de ville en l’absence de médecin du travail.

Personne (salarié ou non) cohabitant avec une personne vulnérable

(Mise à jour du 28/10/20 – Source : Assurance Maladie)

Co-habitation avec une personne vulnérable

Les personnes (salariées ou non salariées) qui cohabitent avec une personne vulnérable ne peuvent plus bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire indemnisé depuis le 1er septembre 2020.