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Personnes vulnérables / facteurs de risque de forme grave

Liste des personnes vulnérables / facteurs de risque de forme grave

(Source : Ministère – Mise à jour 11/12/2021)

Liste des commorbidités et maladies associées à un risque de forme grave

Les personnes atteintes de comorbidité(s) sont les personnes :

  • atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie
  • atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés
  • transplantées d’organes solides
  • transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques
  • atteintes de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes
  • atteintes de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (liste spécifique établie par le COS et les filières de santé maladies rares)
  • atteintes de trisomie 21
  • atteintes de mucovisidose

Les pathologies à haut risque de formes graves sont :

  • Angiopathie de moyamoya
  • APECED : ou polyendocrinopathie auto-immune de type 1
  • CADASIL et leucoencéphalopathies vasculaires familiales apparentées
  • Cardiopathies congénitales syndromiques cyanogènes avec insuffisance cardiaque instable
  • Cavernomes cérébraux héréditaires
  • Déficits du trafic intracellulaire chez les enfants (NBAS : neuroblastoma amplified sequence)
  • Déficits immunitaires héréditaires :
    • Patients avec déficits en AIRE, en NFBK2, et en interféron
    • Patients avec un défaut de production et/ou de réponse à l’interferon alpha (ce qui inclut les
      défauts IFNAR, UNC, TLR3)
    • SASH3 : une forme ultra exceptionnelle qui associe parfois une neutropénie à un déficit lymphocytaire
  • Dissections des artères cervicales et cérébrales héréditaires
  • Epidermolyses bulleuses héréditaires sévères avec atteinte cardiaque ou rénale (formes syndromiques) ou type EBDR (formes multi-systémiques)
  • Fibrose pulmonaire associée aux connectivites (sclérodermie systémique, polyarthrite rhumatoïde,
    autres connectivites)
  • Fibrose pulmonaire idiopathique
  • Fibrose pulmonaire secondaire aux pneumoconioses (pathologies pulmonaires professionnelles).
  • Fibroses pulmonaires congénitales syndromiques ventilation dépendantes
  • Hernie de coupole diaphragmatique (uniquement pour les patients sous oxygène ou avec traitement anti HTAP)
  • Hypertension Artérielle Pulmonaire (HTAP)
  • Hypertension Pulmonaire associée aux maladies respiratoires chroniques (HTP-MRC)
  • Hypertension Pulmonaire Thrombo-Embolique Chronique (HTP-TEC)
  • Incontinentia pigmenti
  • Maladies à risque de décompensation aiguë en cas de fièvre, uniquement pour les cas très instables : maladies d’intoxication, maladies énergétiques
  • Handicap neurologique lourd
  • Maladies auto-immunes systémiques rares :
    • Patients sous corticothérapie à forte dose de manière prolongée
    • Patients recevant ou qui vont recevoir des immunosuppresseurs et du RITUXIMAB
  • Maladies bulleuses auto immunes (Pemphigus et Pemphigoides) nécessitant corticothérapie prolongée et/ou Rituximab
  • Maladies neurodégénératives avec troubles sévères de la déglutition conduisant à des fausses routes
  • Maladies rares digestives : Patients immunodéprimés ou sous immunosuppresseurs (au sens large incluant les biothérapies)
  • Maladies rares du foie sous immunosuppresseurs, en particulier les hépatites auto-immunes (avec ou sans greffe)
  • Malformations artério-veineuses cérébrales
  • Mucoviscidose
  • Neuropathies et myopathies associées à une insuffisance respiratoire avec CVF < 70% ou une insuffisance cardiaque
  • Pancréatites auto-immunes (sous immunosuppresseurs ou non) de type 1 (maladie à IgG4)
  • Pancréatites auto-immunes (sous immunosuppresseurs ou non) de type 2
  • Pancréatites chroniques compliquées de diabète (type 3, pancréatoprive) peu importe l’âge (toutes causes rares confondues de pancréatite chronique : génétique (PRSS1, SPINK1, CTRC, CFTR, CPA1, CaSR, Cel-Cyb …….), tryglycéridémie sur FCS ou MCS, idiopathique , malformations pancréatiques …)
  • Pathologies osseuses constitutionnelles avec insuffisance respiratoire, avec syndromes restrictifs / déformation thoracique ou insuffisance rénale ou atteinte pluriorganes ou deficit immunitaires
  • Patients atteints de sclérose en plaques ou de rhumatismes inflammatoires chroniques ET sous traitement anti-CD20
  • Patients atteints de vascularites (vascularite à ANCA, néphropathie du purpura rhumatoïde etc etc ) de glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux IgA, de glomérulonéphrite à dépôts de C3 et recevant à un traitement immunosuppresseur les exposant à un risque accru de forme sévère de Covid-19
  • Patients porteurs d’un lupus disséminés soumis à un traitement immunosuppresseur les exposant à un risque accru de forme sévère en cas de Covid-19. (Vacciner de préférence en dehors de toute poussée)
  • Patients présentant un SNI (SNLGM ou HSF) actif ou une GEM active et/ou soumis à un traitement immunosuppresseur les exposant à un risque accru de forme sévère en cas de Covid-19 (corticothérapie prolongée, anti CD20, mycophénolate mofétil,, azathioprine, cyclophosphamide, anticalcineurines (Ciclopsorine, Prograf))
  • Personnes ayant une complication immunitaire sous la forme d’anticorps dirigés contre leur principe thérapeutique habituellement utilisé (par exemple hémophilie avec anticorps anti-facteur VIII ou antifacteur IX)
  • Personnes souffrant de maladies hémorragiques constitutionnelles qui utilisent un médicament en essai clinique
  • Personnes souffrant de maladies hémorragiques constitutionnelles qui ont une comorbidité identifiée (hépatite C, HTA, diabète…)
  • Scléroses latérales amyotrophiques (SLA)
  • Syndrome de Brugada
  • Thromboses veineuses cérébrales

Les personnes sévèrement immunodéprimées sont les personnes :

  • ayant reçu une transplantation d’organe ou de cellules souches hématopoïétiques
  • sous chimiothérapie lymphopéniante
  • traitées par des médicaments immunosuppresseurs forts, comme les antimétabolites (cellcept, myfortic, mycophénolate mofétil, imurel, azathioprine) et les AntiCD20 (rituximab : Mabthera, Rixathon, Truxima)
  • dialysées chroniques après avis de leur médecin traitant qui décidera de la nécessité des examens adaptés
  • au cas par cas, les personnes sous immunosuppresseurs ne relevant pas des catégories susmentionnées ou porteuses d’un déficit immunitaire primitif
Activité professionnelle - personnes à risque de forme grave avec schéma vaccinal complet

(20/06/2021 – Source : HCSP)

Activité professionnelle des personnes à risque de forme grave de Covid-19 ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet

Dans un contexte de progression de la couverture vaccinale contre le Covid-19 chez les personnes en activité professionnelle, et compte tenu des données épidémiologiques, de l’efficacité des vaccins, de la moindre réponse immunitaire chez les personnes immunodéprimées, le HCSP recommande notamment s’agissant du retour au travail des personnes à risque de formes graves de Covid-19 :

  • un renforcement de la promotion de la vaccination des personnes à risque de forme grave de Covid-19 non encore vaccinées ainsi que pour l’entourage des personnes immunodéprimées ;
  • une évaluation du risque de contamination sur des paramètres multifactoriels prenant en compte l’âge, les comorbidités, la capacité à appliquer les mesures barrières ;
  • une décision du retour au travail présentiel, en activité partielle ou du maintien en travail à distance prise par le médecin du travail ou le médecin traitant en tenant compte des données épidémiologiques de circulation virale et de l’état de santé de la personne ;
  • un suivi de la personne sur l’adaptation du poste de travail et le maintien des mesures de protection collectives et individuelles ;
  • la proposition d’un accompagnement psychologique aux personnes après plusieurs mois en télétravail ou d’arrêt de travail prolongé ;
  • le respect des mesures relatives à la gestion des personnes infectées, même asymptomatiques et des cas-contacts, y compris chez les personnes ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet.

Pour les personnes à risque de forme grave, mais non fortement immunodéprimées, ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet

  • la proposition d’un retour au travail en présentiel sous réserve d’une évaluation des risques par le médecin du travail, ou en son absence par le médecin traitant, ou par le praticien assurant le suivi de la grossesse pour les femmes enceintes ;
  • l’affectation de ces professionnels à un poste qui ne soit pas susceptible de les exposer à de fortes densités virales ;
  • l’application stricte des mesures barrières par ces personnes, quel que soit l’environnement professionnel, en limitant au maximum les contacts rapprochés, notamment lors des moments de pause et des repas sans masque.

Pour les personnes à risque de forme grave et fortement immunodéprimées, ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet

  • la poursuite des mesures mises en place en partenariat avec le médecin du travail avant la vaccination (télétravail, adaptation du poste de travail) ayant permis un maintien au travail ;
  • l’application stricte des mesures barrières par ces personnes, quel que soit l’environnement professionnel, en limitant au maximum les contacts rapprochés, notamment lors des moments de pause et des repas sans masque ;
  • un maintien de l’arrêt d’activité professionnelle si le télétravail ou l’adaptation du poste de travail ne sont pas possibles après la vaccination.

Le HCSP rappelle que la vaccination est considérée comme complète à partir de 14 jours après la dernière dose.

Facteurs augmentant les risques d’hospitalisation ou de décès de la covid

(24/07/2021 – Sources : ANSM et Assurance Maladie)

Facteurs augmentant les risques d’hospitalisation ou de décès lors de la 2eme vague de Covid-19

Dans la continuité de son étude du 9 février 2021 sur les sur-risques d’hospitalisation et de décès hospitaliers liés à la Covid-19 durant la première vague de l’épidémie de Covid-19, le groupement d’intérêt scientifique (Cnam/ANSM) Epi-phare, renouvelle cette analyse à partir des données de la deuxième vague de 2020 (Téléchargez ici l’analyse) (1).

Ces nouveaux résultats sont comparés à ceux observés lors de la première vague, et mesurent notamment pour chaque vague : le risque d’hospitalisation pour Covid-19 et le risque de décès au cours du séjour hospitalier qui représente un indicateur clé de l’évolution de l’efficacité de la prise en charge médicale. Ils montrent que la mortalité à l’hôpital a diminué durant la deuxième vagueparticulièrement chez les patients les plus jeunes.

Les facteurs de risque d’hospitalisation et de décès, quant à eux, restent sensiblement les mêmes entre les deux vagues :

  • l’âge (hospitalisation plus de 8 fois plus élevée chez les 85 ans et plus par rapport aux 40-44 ans et décès à l’hôpital pour Covid-19 près de 200 fois plus élevé pour cette tranche d’âge) ;
  • le sexe : les hommes avaient, à âge et pathologie identiques, 1,5 fois plus de risques que les femmes d’être hospitalisés et 2 fois plus de risque de décéder ;
  • les troubles mentaux sévères restaient particulièrement à risque d’hospitalisation et de décès à structure d’âge égale (troubles psychotiques – schizophrénie : risque d’hospitalisation multiplié par 2,2 et décès par 1,6 et pour les troubles névrotiques et de l’humeur, risque d’hospitalisation multiplié par 1,7 et décès par 1,3) ;
  • le lieu d’habitation : une proportion importante de patients présentant une forme sévère de Covid-19 vivait dans une commune défavorisée. Pour ces patients, le risque de décès pour Covid-19 était 1,4 fois plus élevé que pour ceux issus des communes les moins défavorisées.

L’étude permet également de lister 7 maladies particulièrement à risque et observées comme étant des causes de complications majeures :

  • trisomie 21 (risque multiplié par 10 pour l’hospitalisation et 28 pour le décès) ;
  • retard mental (risque multiplié par 4 pour l’hospitalisation et 6 pour le décès) ;
  • transplantation rénale (risque multiplié par 5 pour l’hospitalisation et 6 pour le décès) ;
  • transplantation du poumon (risque multiplié par 4 pour l’hospitalisation et 12 pour le décès) ;
  • mucoviscidose (risque multiplié par 2,5 pour l’hospitalisation) ;
  • insuffisance rénale en dialyse (risque multiplié par 3,5 pour l’hospitalisation et 3 pour le décès) ;
  • cancer actif du poumon (risque multiplié par 2,5 pour l’hospitalisation et 3 pour le décès).

En conclusion, les résultats de cette étude soulignent à nouveau l’impératif de freiner fortement la circulation du virus Sars-CoV-2 par la vaccination de l’ensemble de la population à partir de 12 ans pour faire face à la contagiosité élevée du variant Delta.

Un meilleur accès aux soins hospitaliers lors de la 2eme vague

Les personnes hospitalisées lors de la 2ème vague étaient nettement plus âgées que celles admises à l’hôpital au cours de la 1ère vague : les 75 ans et plus représentaient 47 % des patients hospitalisés durant la 2ème vague, contre 39 % pendant la 1ère. Inversement, les 30 – 59 ans représentaient 21 % des hospitalisations lors de la 2ème vague contre 30 % durant la 1ère.

Une diminution globale de la mortalité hospitalière entre les deux vagues

La baisse globale de la mortalité hospitalière, qui confirme l’amélioration des soins à l’hôpital pour Covid-19, est observée dans toutes les tranches d’âges.

La diminution de la mortalité à l’hôpital était particulièrement importante chez les patients plus jeunes. Elle était ainsi de 40 % pour les 30-59 ans, 30 % pour les 60-64 ans, de 25 % pour les 65-69 ans, de 29 % pour les 70-74 ans, de 17 % pour les 75-79 ans et de 9 % pour les 80-84 ans.

(1) Méthodologie de l’étude : réalisée à partir des données du Système national des données de santé (SNDS) (2), cette étude porte sur une cohorte de près de 67 millions de personnes, soit l’intégralité de la population française et couvre la période du 1er octobre 2020 au 15 décembre 2020. Durant ces deux mois et demi, un peu plus de 88 940 patients sans antécédents d’hospitalisation pour Covid-19 ont été hospitalisés en raison de ce virus, dont 16 894 en sont décédés à l’hôpital
(2) Le Système national des données de santé (SNDS) est un ensemble de bases de données strictement anonymes, comprenant toutes les données de remboursement de l’assurance maladie obligatoire, en particulier les données provenant du traitement des remboursements des soins de santé (feuille de soins électroniques ou papier) et des données provenant des établissements de santé (PMSI).Il couvre l’intégralité de la population française, soit 67 millions d’habitants, et a largement été utilisé en France afin de mener des études en pharmaco-épidémiologie

(26/02/2021 – Source : HCSP)

Analyse des facteurs augmentant les risques d’hospitalisation ou de décès de la covid

Dès le début de la pandémie de COVID-19, l’âge principalement, le genre masculin et diverses comorbidités ont été associés à des formes sévères de COVID-19.

L’Assurance Maladie a conduit une étude pour connaître sur des données françaises les facteurs de risques médicaux et socio-économiques associés au risque d’hospitalisation pour COVID-19 et à celui de décès hospitalier.

Téléchargez l’étude

Méthodes

En France le SNDS, avec tous les remboursements et prestations de l’assurance maladie et les données hospitalières du PMSI, permet d’estimer les risques d’environ cinquante maladies ou états de santé pour l’hospitalisation pour motif principal ou relié au COVID-19 et le décès à l’hôpital pour COVID-19. Une cohorte a été constituée de toutes les personnes vivantes au 15/02/2020 et ayant eu au moins une prestation de soin remboursée dans l’année précédente. Des modèles de Cox à risques proportionnels ont été utilisés pour estimer par des hasards ratios (HR) les associations entre chaque comorbidité et le risque d’hospitalisation ou de décès pour COVID-19. Ces associations ont été réalisées avec ajustement sur l’âge et le sexe, puis avec ajustement multivarié incluant toutes les variables (hasards ratios ajustés HRa).

Résultats

Dans une population de 66 050 090 personnes, 87 809 (134 pour 100 000) ont été hospitalisées pour COVID-19 entre le 15 février 2020 et le 15 juin 2020 et un sous-groupe de 15 661 (24 pour 100 000) sont décédés à l’hôpital.

Une forte augmentation du risque a été observée avec l’âge, atteignant un risque d’hospitalisation pour COVID-19 plus de 5 fois plus élevé et un risque de décès à l’hôpital pour COVID-19 plus de 100 fois plus élevé chez les personnes âgées de 85 ans et plus (risque absolu respectivement de 750 et 268 pour 100 000) par rapport à celles de 40-44 ans.

Les hommes étaient plus à risque d’hospitalisation pour COVID-19 (HRa 1,38 [1,36-1,40]) et de décès à l’hôpital pour COVID-19 HRa 2,08 (2,01-2,16) par rapport aux femmes. La quasi-totalité des affections chroniques étaient positivement associées à des risques accrus d’hospitalisation pour COVID-19 et de décès à l’hôpital, à l’exception de la dyslipidémie qui était associée négativement. Les associations les plus fortes étaient retrouvées pour l’hospitalisation comme pour le décès chez les personnes atteintes d’une trisomie 21 (7,0 [6,1-8,1] et 22,9 [17,1-30,7] respectivement), d’un retard mental (3,8 [3,5-4,2] et 7,3 [6,1-8,8] respectivement), d’une transplantation rénale (4,6 [4,2-5,0] et 7,1 [6,0-8,4] respectivement), d’une transplantation du poumon (3,5 [2,4-5,3] et 6,2 [2,8-14,0] respectivement), de mucoviscidose (3,7 [2,6-5,3] pour l’hospitalisation et en cours d’investigation pour le décès), d’insuffisance rénale chronique terminale en dialyse (4,2 [3,9-4,4] et 4,7 [4,2-5,2] respectivement) et de cancer actif du poumon (2,6 [2,4-2,8] et 4,0 [3,5-4,6] respectivement).

Les analyses stratifiées montraient des associations plus fortes chez les patients de moins de 80 ans entre les risques de forme sévère de COVID-19 et certaines maladies chroniques telles que le diabète ou le cancer. Les associations entre l’indice de défavorisation et le risque de COVID-19 (hospitalisation avec COVID-19 ou décès) étaient fortes en dessous de 80 ans avec un risque de décès multiplié par deux chez les plus défavorisés par rapport au plus favorisés.

Conclusion

Cette étude de cohorte nationale permet de confirmer des associations avec la plupart des maladies et états de santé en France et de fournir des données sur des conditions de santé  moins fréquentes, utiles en particulier pour cibler les populations prioritaires lors des campagnes de vaccination.

Risque d'infection et de formes graves : rôle des facteurs socio-économiques (recommandations HAS)

(04/07/2021 – Source : HAS)

Rôle des facteurs socio-économiques et professionnels dans le risque d’infection et de formes graves de Covid-19 – actualisation des recommandations

Au regard des résultats de l’analyse relative aux facteurs de risques associés à la précarité et aux expositions professionnelles et rappelant les points clés de ses recommandations relatives aux modalités de mises en œuvre de la campagne de vaccination, la HAS souhaite particulièrement insister sur les enjeux liés à :

  • accessibilité de la vaccination à l’ensemble de la population : les personnes les plus éloignées du système de santé, en situation de vulnérabilité sociale mais également occupant des emplois précaires doivent pouvoir être informées, sensibilisées et bénéficier de mesures visant à faciliter la vaccination qu’il s’agisse du déploiement des dispositifs d’aller-vers, des actions d’accompagnement ou de communication adaptée.
  • poursuite du suivi de la couverture vaccinale au sein des différentes populations vulnérables (personnes âgées et/ou avec comorbidités), et des populations exerçant dans les secteurs essentiels, en particulier les professionnels de santé.
  • mise en place de mesures incitatives à la vaccination dans les établissements de santé et médico-sociaux portées par les organes de gouvernance des établissements de santé (ARS, directeurs, CME, unités d’hygiène, médecine du travail …).
  • adhésion de l’ensemble de la population à la vaccination : les réticences doivent être identifiées, particulièrement celles exprimées par les professionnels de santé, afin d’ajuster les éléments de communication à destination des différents publics.

L’information sur l’intérêt de la vaccination et les modalités d’accès à cette dernière doit diffuser largement aussi bien auprès des professionnels de santé, des différentes communautés professionnelles (au sein des CME notamment) que des associations d’usagers.

Les mois précédents ont été marqués par une évolution rapide de l’opinion en faveur des vaccins, dont la sûreté et l’efficacité ont été confirmées avec le recul. C’est pourquoi la HAS considère que l’incitation et la conviction sont les approches les plus pertinentes pour améliorer encore la couverture vaccinale et lutter contre la résurgence de l’épidémie. Elle recommande le maintien et l’amplification de toutes les politiques « d’aller vers » les publics les plus fragiles et les plus vulnérables. Mais face au risque épidémique et à la lumière des données disponibles sur la protection des vaccins contre la transmission, la HAS considère que la vaccination des professionnels de santé et plus généralement de ceux qui sont en contact avec des personnes vulnérables revêt un enjeu éthique autant que de santé publique. Il y a donc un impératif que leur couverture vaccinale progresse rapidement, sans quoi, face à une résurgence épidémique, la question de l’obligation vaccinale doit être rapidement posée en tout premier lieu pour les professionnels du secteur sanitaire, social et médico -social qui ont été les cibles prioritaires de la vaccination dans les premières phases de la vaccination.

En fonction de l’évolution du contexte épidémique et en cas de progression insuffisante de la couverture vaccinale, la réflexion sur l’obligation vaccinale pourrait s’étendre à l’ensemble de la population.

La HAS continue d’adapter ses recommandations sur la stratégie vaccinale contre la covid-19 compte tenu de l’évolution des approvisionnements en vaccins et de l’actualisation des connaissances.

Cotation médecin - nouvelle consultation de prévention covid-19

(23/12/2020 – Source : Légifrance)

Une nouvelle consultation de prévention covid-19 disponible à la cotation pour les médecins traitants

Le 20 décembre un nouveau décret instituant une nouvelle consultation de prévention destinée aux personnes exposées au Coronavirus SARS-COV-2 est paru au Journal officiel (Téléchargez le décret). Accessible aux médecins traitants ou à défaut à tous les médecins, elle peut faire l’objet d’un remboursement par les CPAM d’un montant de 40,02€ soit un coefficient multiplicateur de 1,74.

Ce décret fait suite à la publication par la HAS le 3 décembre dernier d’une fiche (Téléchargez la fiche) sous forme de trame permettant aux médecins d’établir un bilan personnalisé, d’identifier les situations à risques dans le contexte d’épidémie de SARS-Cov-2 pour les personnes vulnérables et de proposer des mesures de prévention adaptées à la situation individuelle de chaque patient.

Cette consultation ne peut être cotée qu’une seule fois par patient.

Bénéficiaires : personnes exposées au Coronavirus et

Conditions de réalisation :
A distance ou en présentiel, prise en charge par l’assurance maladie obligatoire en tiers payant intégral et aucun dépassement d’honoraires n’est autorisé.

Application :
Cotée « C1,74 », elle est utilisable entre le 21 décembre 2020 et le 16 février 2021.

Certificat d'isolement : modèle à télécharger

Téléchargez le « modèle d’attestation d’isolement » dans la rubrique Outils pour votre pratique

Indemnisation des arrêts de travail des personnes vulnérables - 28/10/20 - Assurance Maladie

(28/10/2020 – Source : Assurance Maladie)

L’Assurance Maladie a actualisé son dispositif d’indemnisation des arrêts de travail dérogatoires pour certains publics, notamment pour les personnes fragiles, créé dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19.

En date du 28/10, seules les personnes qui se trouvent dans l’une des situations médicales suivantes pourront être arrêtées et indemnisées :

  1. être âgé de 65 ans et plus ;
  2. avoir des antécédents cardiovasculaires (ATCD) : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  3. avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
  4. présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  5. présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  6. être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  7. présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30) ;
  8. être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  9. être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  10. présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  11. être au 3e trimestre de la grossesse.

En fonction de ces situations médicales et dans l’impossibilité pour le patient de poursuivre son activité en télétravail, le médecin peut établir :

  • un certificat d’isolement pour les salariés du privé ;
  • un arrêt de travail en ligne, de préférence via le service amelipro, pour les non salariés.

Les patients vulnérables ne peuvent plus utiliser le site declare.ameli.fr pour déclarer un arrêt de travail.

Personnel soignant

(Mise à jour du 28/10/20 – Source : Assurance Maladie)

Personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux

Attention, pour le personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux, les arrêts de travail sont établis par la médecine du travail ou la médecine de ville en l’absence de médecin du travail.

Personne (salarié ou non) cohabitant avec une personne vulnérable

(Mise à jour du 28/10/20 – Source : Assurance Maladie)

Co-habitation avec une personne vulnérable

Les personnes (salariées ou non salariées) qui cohabitent avec une personne vulnérable ne peuvent plus bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire indemnisé depuis le 1er septembre 2020.