urps médecin

Siège social LILLE

118 BIS RUE ROYAL
59000 LILLE
Tel : 03 20 20 20 20

Antenne AMIENS

118 BIS RUE ROYAL
59000 LILLE
Tel : 03 20 20 20 20

CONTACTEZ-NOUS

Personnes vulnérables / facteurs de risque de forme grave

Public prioritaire vaccination / Liste des personnes vulnérables maintenant dénommée liste des facteurs de risque de forme grave

(04/03/2021 – Source : Ministère – Mise à jour 02/05/2021)

Actualisation liste des publics prioritaires au 24/03/2021

Le 02/03/2021, la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié une actualisation de la liste des comorbidités associées à un risque de développer une forme grave de covid-19, à partir d’une revue systématique de la littérature scientifique et des travaux conduits sur ce thème.

Par ailleurs, la HAS a également publié un avis sur l’efficacité du vaccin Astra Zeneca chez les personnes âgées au vu des données préliminaires soumises au BMJ (British Medical Jounal) sur l’impact de la vaccination en Ecosse sur les hospitalisations dans lequel elle indique que le vaccin Astra Zeneca peut être administré aux personnes âgées de 65 ans et plus. En conséquence, ce vaccin peut être administré à l’ensemble des personnes faisant partie des publics prioritaires mentionnés ci-dessous. 

Les vaccins ARNm (Pfizer-BioNtech et Moderna) sont, eux, préférentiellement réservés aux personnes âgées de plus de 75 ans et les publics prioritaires à très haut risque quel que soit leur âge.

Pour rappel, les vaccins disponibles au 05/03/2021 n’ont pas d’AMM pour les personnes de moins de 18 ans (Moderna et Astra Zeneca) ou pour les personnes de moins de 16 ans (Pfizer-BioNtech).

Elargissement de la cible vaccinale 18-54 ans avec comorbiditésMise à jour 02/05/2021 – (Source : Ministère et ARS)

A la suite des annonces du Président de la République et du Ministre des Solidarités et de la Santé, la cible vaccinale est élargie, la vaccination est désormais ouverte pour les personnes de 18 à 54 ans inclus souffrant d’une ou plusieurs des comorbidités.
Voir le DGS-Urgent

Vous pouvez retrouver l’ensemble des personnes concernées par la vaccination en cliquant sur le lien suivant : https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/publics-prioritaires-vaccin-covid-19

 

Voici donc la liste à jour actualisée suite à l’avis de la HAS du 02/03/2021 :

 

Mise à jour 24/03 (Source Ministère) :

Au vu des évolutions rapides de ces derniers jours, vous avez dû entendre qu’à compter de ce samedi 27 mars, la vaccination contre la Covid-19 est élargie aux personnes âgées de 70 à 75 ans sans comorbidités.

Les personnes de plus de 75 ans restent bien sûr prioritaires.

Au 24/03, le tableau de vaccination pour le grand public est donc le suivant :

Analyse des facteurs augmentant les risques d’hospitalisation ou de décès de la covid

(26/02/2021 – Source : HCSP)

Analyse des facteurs augmentant les risques d’hospitalisation ou de décès de la covid

Dès le début de la pandémie de COVID-19, l’âge principalement, le genre masculin et diverses comorbidités ont été associés à des formes sévères de COVID-19.

L’Assurance Maladie a conduit une étude pour connaître sur des données françaises les facteurs de risques médicaux et socio-économiques associés au risque d’hospitalisation pour COVID-19 et à celui de décès hospitalier.

Téléchargez l’étude

Méthodes

En France le SNDS, avec tous les remboursements et prestations de l’assurance maladie et les données hospitalières du PMSI, permet d’estimer les risques d’environ cinquante maladies ou états de santé pour l’hospitalisation pour motif principal ou relié au COVID-19 et le décès à l’hôpital pour COVID-19. Une cohorte a été constituée de toutes les personnes vivantes au 15/02/2020 et ayant eu au moins une prestation de soin remboursée dans l’année précédente. Des modèles de Cox à risques proportionnels ont été utilisés pour estimer par des hasards ratios (HR) les associations entre chaque comorbidité et le risque d’hospitalisation ou de décès pour COVID-19. Ces associations ont été réalisées avec ajustement sur l’âge et le sexe, puis avec ajustement multivarié incluant toutes les variables (hasards ratios ajustés HRa).

Résultats

Dans une population de 66 050 090 personnes, 87 809 (134 pour 100 000) ont été hospitalisées pour COVID-19 entre le 15 février 2020 et le 15 juin 2020 et un sous-groupe de 15 661 (24 pour 100 000) sont décédés à l’hôpital.

Une forte augmentation du risque a été observée avec l’âge, atteignant un risque d’hospitalisation pour COVID-19 plus de 5 fois plus élevé et un risque de décès à l’hôpital pour COVID-19 plus de 100 fois plus élevé chez les personnes âgées de 85 ans et plus (risque absolu respectivement de 750 et 268 pour 100 000) par rapport à celles de 40-44 ans.

Les hommes étaient plus à risque d’hospitalisation pour COVID-19 (HRa 1,38 [1,36-1,40]) et de décès à l’hôpital pour COVID-19 HRa 2,08 (2,01-2,16) par rapport aux femmes. La quasi-totalité des affections chroniques étaient positivement associées à des risques accrus d’hospitalisation pour COVID-19 et de décès à l’hôpital, à l’exception de la dyslipidémie qui était associée négativement. Les associations les plus fortes étaient retrouvées pour l’hospitalisation comme pour le décès chez les personnes atteintes d’une trisomie 21 (7,0 [6,1-8,1] et 22,9 [17,1-30,7] respectivement), d’un retard mental (3,8 [3,5-4,2] et 7,3 [6,1-8,8] respectivement), d’une transplantation rénale (4,6 [4,2-5,0] et 7,1 [6,0-8,4] respectivement), d’une transplantation du poumon (3,5 [2,4-5,3] et 6,2 [2,8-14,0] respectivement), de mucoviscidose (3,7 [2,6-5,3] pour l’hospitalisation et en cours d’investigation pour le décès), d’insuffisance rénale chronique terminale en dialyse (4,2 [3,9-4,4] et 4,7 [4,2-5,2] respectivement) et de cancer actif du poumon (2,6 [2,4-2,8] et 4,0 [3,5-4,6] respectivement).

Les analyses stratifiées montraient des associations plus fortes chez les patients de moins de 80 ans entre les risques de forme sévère de COVID-19 et certaines maladies chroniques telles que le diabète ou le cancer. Les associations entre l’indice de défavorisation et le risque de COVID-19 (hospitalisation avec COVID-19 ou décès) étaient fortes en dessous de 80 ans avec un risque de décès multiplié par deux chez les plus défavorisés par rapport au plus favorisés.

Conclusion

Cette étude de cohorte nationale permet de confirmer des associations avec la plupart des maladies et états de santé en France et de fournir des données sur des conditions de santé  moins fréquentes, utiles en particulier pour cibler les populations prioritaires lors des campagnes de vaccination.

Cotation médecin - nouvelle consultation de prévention covid-19

(23/12/2020 – Source : Légifrance)

Une nouvelle consultation de prévention covid-19 disponible à la cotation pour les médecins traitants

Le 20 décembre un nouveau décret instituant une nouvelle consultation de prévention destinée aux personnes exposées au Coronavirus SARS-COV-2 est paru au Journal officiel (Téléchargez le décret). Accessible aux médecins traitants ou à défaut à tous les médecins, elle peut faire l’objet d’un remboursement par les CPAM d’un montant de 40,02€ soit un coefficient multiplicateur de 1,74.

Ce décret fait suite à la publication par la HAS le 3 décembre dernier d’une fiche (Téléchargez la fiche) sous forme de trame permettant aux médecins d’établir un bilan personnalisé, d’identifier les situations à risques dans le contexte d’épidémie de SARS-Cov-2 pour les personnes vulnérables et de proposer des mesures de prévention adaptées à la situation individuelle de chaque patient.

Cette consultation ne peut être cotée qu’une seule fois par patient.

Bénéficiaires : personnes exposées au Coronavirus et

Conditions de réalisation :
A distance ou en présentiel, prise en charge par l’assurance maladie obligatoire en tiers payant intégral et aucun dépassement d’honoraires n’est autorisé.

Application :
Cotée « C1,74 », elle est utilisable entre le 21 décembre 2020 et le 16 février 2021.

Prévention en soins primaires des situations à risques pour les personnes vulnérables : Réponses rapides HAS

(3 décembre – Source : HAS)

En date du 03/12/2020, la HAS a élaboré une trame permettant aux médecins de premier recours de repérer les situations à risques dans le contexte d’épidémie de SARS-Cov-2 pour les personnes vulnérables et de proposer des mesures de prévention pour une décision partagée.

L’essentiel :

Il est recommandé que le médecin de premier recours prenne proactivement contact avec les patients en situation de vulnérabilité.

  • Réponse rapide n°1 : les trois étapes de la démarche de prévention sont :
    1. établir un bilan personnalisé de situation du patient,
    2. identifier les circonstances à risque de contamination,
    3. adapter les conseils à la situation du patient.
  • Réponse rapide n°2 : le bilan de la situation du patient doit permettre :
    1. d’évaluer l’état de santé du patient
    2. de faire le point par rapport à ses représentations vis-à-vis de la Covid-19 et à une exposition éventuelle au SARS-Cov-2
    3. d’évaluer l’environnement physique et social du patient.
  • Réponse rapide n°3 : les circonstances à risque de contamination sont majoritairement liées au comportement au sein de la famille et des proches, au contexte de travail, aux déplacements et aux activités sociales ou festives.
  • Réponse rapide n°4 : un test négatif (RT-PCR ou antigénique) ne dispense pas des mesures barrières en particulier en prévision d’une visite à une personne à risque de forme grave de Covid-19.
  • Réponse rapide n°5 : avoir eu la Covid-19 ne dispense pas des mesures barrières compte tenu de l’incertitude sur une possible recontamination.
  • Réponse rapide n°6 : il est recommandé de donner des conseils personnalisés au patient, adaptés en fonction des risques identifiés dans le cadre d’une décision partagée : dans tous les cas, insister sur le respect des mesures barrières ; donner des informations simples sur l’utilisation des tests ; recueillir les représentations du patient vis-à-vis de la vaccination contre la COVID-19.
Certificat d'isolement : modèle à télécharger

Téléchargez le « modèle d’attestation d’isolement » dans la rubrique Outils pour votre pratique

Indemnisation des arrêts de travail des personnes vulnérables - 28/10/20 - Assurance Maladie

(28/10/2020 – Source : Assurance Maladie)

L’Assurance Maladie a actualisé son dispositif d’indemnisation des arrêts de travail dérogatoires pour certains publics, notamment pour les personnes fragiles, créé dans le cadre de la crise sanitaire du Covid-19.

En date du 28/10, seules les personnes qui se trouvent dans l’une des situations médicales suivantes pourront être arrêtées et indemnisées :

  1. être âgé de 65 ans et plus ;
  2. avoir des antécédents cardiovasculaires (ATCD) : hypertension artérielle compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  3. avoir un diabète non équilibré ou présentant des complications ;
  4. présenter une pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment) ;
  5. présenter une insuffisance rénale chronique dialysée ;
  6. être atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  7. présenter une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30) ;
  8. être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise :
    • médicamenteuse : chimiothérapie anti cancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
    • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
    • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  9. être atteint de cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;
  10. présenter un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie ;
  11. être au 3e trimestre de la grossesse.

En fonction de ces situations médicales et dans l’impossibilité pour le patient de poursuivre son activité en télétravail, le médecin peut établir :

  • un certificat d’isolement pour les salariés du privé ;
  • un arrêt de travail en ligne, de préférence via le service amelipro, pour les non salariés.

Les patients vulnérables ne peuvent plus utiliser le site declare.ameli.fr pour déclarer un arrêt de travail.

Personnel soignant

(Mise à jour du 28/10/20 – Source : Assurance Maladie)

Personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux

Attention, pour le personnel soignant des établissements de santé et médico-sociaux, les arrêts de travail sont établis par la médecine du travail ou la médecine de ville en l’absence de médecin du travail.

Personne (salarié ou non) cohabitant avec une personne vulnérable

(Mise à jour du 28/10/20 – Source : Assurance Maladie)

Co-habitation avec une personne vulnérable

Les personnes (salariées ou non salariées) qui cohabitent avec une personne vulnérable ne peuvent plus bénéficier d’un arrêt de travail dérogatoire indemnisé depuis le 1er septembre 2020.