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Masques chirurgicaux revendiquant une activité biocide - avis aux opérateurs du marché

Masques chirurgicaux revendiquant une activité biocide – avis aux opérateurs du marché

(13/06/2021 – Source : ANSM)

La crise sanitaire liée à la Covid-19 a vu émerger des offres de masques revendiquant une activité biocide (virucide ou antimicrobien). Cette action est d’une manière générale réalisée par l’adjonction d’une substance ou d’un matériau à propriété biocide.
À notre connaissance, ces masques chirurgicaux « traités », qui demeurent des dispositifs médicaux1, ne revendiquent pas une action préventive ou curative sur le porteur du masque mais une activité biocide sur le masque lui-même visant à atténuer ou limiter la contamination de ce dernier.
Dans ce contexte, la question du bénéfice pour les porteurs de ce type de dispositif par rapport à un masque sans activité biocide peut être soulevée au regard d’une exposition potentielle de l’utilisateur ou des personnes à proximité d’une substance ou d’un matériau biocide présentant potentiellement une toxicité propre.
Aussi, l’ANSM et la DGCCRF, autorités de surveillance du marché des dispositifs médicaux, rappellent aux fabricants de masques chirurgicaux quelques points essentiels à prendre en considération avant la mise sur le marché de ces dispositifs :

  • Toute revendication doit être dûment prouvée dans l’environnement d’utilisation prévu du masque.
  • Le bénéfice lié à l’utilisation d’une substance ou d’un matériau biocide doit être démontré notamment au regard de l’état de l’art, c’est-à-dire par comparaison avec des masques non traités. À ce jour, l’efficacité de filtration des masques non traités a été démontrée, dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Au-delà de l’action biocide de la substance ou du matériau sur le masque, son bénéfice pour le porteur devra être démontré. Il importe de faire état d’études menées selon une méthodologie rigoureuse, démontrant la supériorité de ces masques en termes de protection du porteur ; de même, l’analyse du rapport bénéfice/risque doit être argumentée par des études formalisées.
  • Enfin, le maintien de l’activité biocide est à démontrer pendant la durée recommandée du port du masque en se référant à la norme relative aux antiseptiques (norme NF EN 14476 pour la virucidie) ou toute autre norme pertinente pour l’action biocide revendiquée. À noter que la démonstration de propriétés bactéricides d’une substance (par exemple, les ammoniums quaternaires) ne préjuge pas de propriétés virucides.
  • Les risques liés à la présence d’une substance ou d’un matériau biocide doivent être évalués.

1 Les masques chirurgicaux (soumis au règlement (UE) 2017/745 depuis le 26 mai 2021) sont principalement destinés à la protection de la santé et de la sécurité du patient. Ils sont aussi utilisés pour la protection du public dans le cadre de la crise sanitaire actuelle.
Il existe également d’autres types de masques, décrits dans la FAQ du ministère des solidarités et de la santé et dans celle du ministère de l’économie, des finances et de la relance : des équipements de protection individuelle (EPI) dits « FFP », conçus pour assurer la protection respiratoire du porteur (soumis au règlement (UE) 2016/425), utilisés dans le cadre de la crise sanitaire actuelle essentiellement par les professionnels, et les masques « grand public » (à usage unique ou le plus souvent réutilisables), destinés à la population générale (régis par la note d’information interministérielle du 29/03/2020, mise à jour le 28/01/2021).

Par conséquent, l’ANSM et la DGCCRF considèrent que les résultats de l’évaluation d’une substance active biocide au regard du règlement « biocides » constituent l’état de l’art et que le fabricant du dispositif doit prendre en compte cet avis.

L’ANSM et la DGCCRF recommandent aux fabricants de masques chirurgicaux traités de s’assurer que la substance active biocide utilisée a été approuvée en tant que substance biocide pour le type de produit approprié ou est en cours d’évaluation au niveau européen.

Nouveaux variants : masques en tissus toujours efficaces

Les masques en tissu toujours aussi efficaces, même contre les variants, selon l’OMS et l’Académie de médecine

(24 janvier 2021 – Source : France Infos avec AFP)

Dans un article publié le 23/01/2021, France Info avec l’AFP précise que « alors que plusieurs pays déconseillent certains masques en tissu face aux nouveaux variants du coronavirus, l’Organisation mondiale de la santé et l’Académie de médecine en France jugent que ces derniers sont toujours aussi efficaces. »
https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/covid-19-les-masques-en-tissu-toujours-aussi-efficaces-selon-l-oms-et-l-academie-de-medecine_4269031.html
Les masques en tissu sont toujours aussi efficaces, même face aux nouveaux variants du coronavirus, car le mode transmission est le même, a déclaré vendredi 23 janvier l’OMS, qui ne prévoit pas de changer ses recommandations. « Les masques en tissu, non chirurgicaux, peuvent être utilisés par toutes les personnes âgées de moins de 60 ans qui ne présentent pas des problèmes de santé particuliers », a souligné la responsable de la gestion de la pandémie à l’Organisation mondiale de la santé, Maria Van Kerkhove. (…) Or, même avec des variants qui peuvent être plus contagieux, « nous n’avons aucune indication suggérant que le mode de transmission aurait changé », a fait valoir la responsable de la gestion de la pandémie à l’OMS. C’est pourquoi, a-t-elle expliqué, en ce qui concerne les recommandations en vigueur, « nous n’avons pas l’intention de les modifier à ce stade ».
Cet avis est partagé en France par l’Académie de médecine. Ce renforcement demandé par le ministre de la Santé « relève d’un principe de précaution », mais « manque de preuve scientifique », estime l’Académie, pour qui « l’efficacité des masques ‘grand public’ n’a jamais été prise en défaut dès lors qu’ils sont correctement portés ». « Un tel changement des recommandations concernant une pratique avec laquelle l’ensemble de la population avait réussi à se familiariser risque de susciter de l’incompréhension et de raviver les doutes sur le bien-fondé des préconisations officielles », poursuit l’Académie.

Dotation de masques pour les professionnels de santé

Évolutions de la doctrine de distribution de masques issus du stock Etat

(2 novembre – Source : DGS)
Depuis le début de l’épidémie de Covid19, l’État a organisé la distribution gratuite de masques via les pharmacies d’officine pour approvisionner :
  • les professionnels de santé libéraux lorsque des tensions mondiales d’approvisionnement ont été rencontrées,
  • les personnes malades, contacts ou à très haut risque médical, sur prescription médicale ou sur indication de l’Assurance Maladie.
Les tensions mondiales d’approvisionnement ont considérablement diminué, les délais de livraison et les prix d’achat sont revenus à des niveaux proches de la situation antérieure à la crise.
Aussi, une distribution gratuite de masques à partir du stock de l’Etat n’est plus justifiée et la doctrine de distribution évolue selon le schéma suivant :

Arrêt de la distribution concernant les professionnels de santé du secteur libéral

Ils vous incombent, à partir du 5 octobre, de vous doter de manière autonome d’un stock de sécurité de masques chirurgicaux et FFP2 et autres EPI (gants, blouses, charlottes, tabliers, lunettes). Ce stock de sécurité est nécessaire à la prise en charge de patients Covid et correspond à 3 semaines de consommation en temps de crise épidémique.
Cependant, conscient des conséquences que la bascule pourrait avoir sur l’approvisionnement des professionnels de santé libéraux, le ministère adapte la fin de la distribution des masques en officine, et autorise, à titre transitoire, la distribution par les officines aux professionnels de santé libéraux de masques chirurgicaux et FFP2 issus du stock Etat, jusqu’à épuisement du stock restant au sein des pharmacies et des grossistes répartiteurs, conformément à l’article 2 de l’arrêté du 3 octobre 2020.

Mise en œuvre d’une nouvelle distribution qui nécessiterait une mobilisation du stock État

En cas de crise ou de forte tension d’approvisionnement, une nouvelle distribution de masques à partir du stock Etat pourra avoir lieu, au bénéfice des professionnels de santé et des autres bénéficiaires (personnes malades, cas contact ou à haut risque médical auxquelles des masques sont prescrits, accueillants familiaux et salariés de particuliers employeurs) par le canal des pharmacies d’officine.
En cas de tension d’approvisionnement sur un autre équipement que les masques, disponible dans le stock COVID national, la mise en œuvre d’une distribution gratuite pourra être envisagée par le biais des pharmacies d’officine.
Délivrance des masques aux patients

(14 janvier – Source : Assurance Maladie)

3ème vague de distribution de masques lavable aux personnes précaires du 15/01 au 15/02 

Les personnes bénéficiaires de ce dispositif sont bénéficiaires :

  • de la Complémentaire santé solidaire,
  • de l’AME.

Les envois s’étaleront du 15 janvier au 15 février 2021.
Les masques seront fournis à l’assuré/bénéficiaire et ses ayant droits.
6 masques lavables par membre du foyer seront distribués, éventuellement en plusieurs envois sur plusieurs jours, pour une même famille.

Pour les enfants :

  • Contrairement aux vagues précédentes : il n’y aura pas de masque pour les moins de 6 ans,
  • 6-8 ans : taille XS,
  • 9-14 ans : taille S,
  • au-delà de 15 ans : taille adulte

(2 novembre – Source : DGS)

Évolutions de la doctrine de distribution de masques issus du stock Etat

Depuis le début de l’épidémie de Covid19, l’État a organisé la distribution gratuite de masques via les pharmacies d’officine pour approvisionner :

  • les professionnels de santé libéraux lorsque des tensions mondiales d’approvisionnement ont été rencontrées,
  • les personnes malades, contacts ou à très haut risque médical, sur prescription médicale ou sur indication de l’Assurance Maladie.
Les tensions mondiales d’approvisionnement ont considérablement diminué, les délais de livraison et les prix d’achat sont revenus à des niveaux proches de la situation antérieure à la crise.
Aussi, une distribution gratuite de masques à partir du stock de l’Etat n’est plus justifiée et la doctrine de distribution évolue selon le schéma suivant :

Maintien et élargissement de la distribution concernant les autres bénéficiaires depuis les pharmacies d’officines

Les personnes malades de la Covid-19, les personnes contact ou à très haut risque médical sur prescription médicale ou sur indication de l’Assurance Maladie pourront toujours continuer de s’approvisionner gratuitement via les officines.
Les masques ainsi distribués feront l’objet d’un remboursement par l’Assurance Maladie aux pharmaciens dans les conditions prévues par l’arrêté du 10 juillet 2020.
Ce dispositif est élargi aux accueillants familiaux et aux salariés de particuliers employeurs intervenant auprès de personnes âgées ou de personnes en situation de handicap pour les actes essentiels de la vie. Ils pourront s’approvisionner via les officines. Une communication ad hoc sera réalisée à leur attention.

Mise en œuvre d’une nouvelle distribution qui nécessiterait une mobilisation du stock État

En cas de crise ou de forte tension d’approvisionnement, une nouvelle distribution de masques à partir du stock Etat pourra avoir lieu, au bénéfice des professionnels de santé et des autres bénéficiaires (personnes malades, cas contact ou à haut risque médical auxquelles des masques sont prescrits, accueillants familiaux et salariés de particuliers employeurs) par le canal des pharmacies d’officine.
En cas de tension d’approvisionnement sur un autre équipement que les masques, disponible dans le stock COVID national, la mise en œuvre d’une distribution gratuite pourra être envisagée par le biais des pharmacies d’officine.

(5 octobre – Source : URPS Pharmaciens)

Nouvelles règles de distribution des masques

Un Arrêté précisant les nouvelles modalités de distribution des masques a été publié le 03/10.

Les stocks restants de masques seront délivrés uniquement aux patients Covid-19, aux cas contact et aux patients vulnérables en respectant la doctrine en cours depuis la sortie du confinement.

À compter du 05/10, et après épuisement des masques du stock d’État, les pharmaciens fourniront des masques aux 3 catégories de personnes suivantes :

  1. les personnes malades de la covid-19 ;
  2. les personnes considérées comme vulnérables et présentant un risque de développer une forme grave de covid-19 conformément à l’article 2 du décret n°2020-1098 du 29/08/2020  (le critère de vulnérabilité reste cependant à l’appréciation du médecin)
    • Personnes atteintes de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie)
    • Personnes atteintes d’une immunodépression congénitale ou acquise :
      • médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
      • infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3 ;
      • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
      • liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
    • Personnes âgées de 65 ans ou plus et ayant un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ;
    • Personnes dialysées ou présentant une insuffisance rénale chronique sévère
  3. les personnes ayant été identifiées comme un “cas contact” dans le traitement de la Caisse nationale de l’assurance maladie.

(26 septembre – Source : Légifrance)

Rappel – fin prescription obligatoire pour délivrance de masques en cas de test positif

Par arrêté du 18/09/2020 modifiant l’arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans les territoires sortis de l’état d’urgence sanitaire et dans ceux où il a été prorogé, il est à retenir la mention suivante :

II. Peuvent également bénéficier de la distribution gratuite de boîtes de masques de protection mentionnée au I :

  1. Les personnes atteintes du virus covid-19 sur présentation d’un document attestant d’un résultat positif à un test virologique de la maladie ;
  2. Les personnes ayant été identifiées comme un « cas contact » dans le traitement de la Caisse nationale de l’assurance maladie dénommé « Contact covid » ;
  3. Les personnes à très haut risque médical de développer une forme grave de covid-19 du fait de leur état de santé, sur prescription médicale.

Pour les patients en attente de leur résultat PCR car symptomatique suspect covid, vous devez toujours leur fournir des masques pour aller jusqu’au résultat de la PCR.

Les personnes dans le cadre du contact-tracing reçoivent un SMS de l’Assurance Maladie qui vaut prescription en pharmacie pour obtenir des masques pendant leur isolement et dans l’attente de RT-PCR puis leurs résultats ?

(11 septembre)

Vigilance prescription masques et liste des personnes à haut risque de contamination

Renseignements pris auprès de l’Assurance Maladie et de l’ARS, il n’y a pas de corrélation entre la nouvelle liste des personnes particulièrement vulnérables c’est-à-dire à risque de forme grave de Covid-19 et les personnes éligibles à la prescription des masques.

La doctrine concernant la prescription des masques reste inchangée. Vous pouvez continuer à prescrire des masques qui seront délivrés gratuitement par le pharmacien à toutes les personnes que vous jugez vulnérables, comme c’était le cas avant le 1er septembre.

(7 août)

Prescription de masques aux patients à très haut risque médical

Suite à la précédente newsletter, certains d’entre vous nous interrogés sur la définition des patients à très haut risque médical de développer une forme grave du Covid-19 du fait de leur état de santé, patients pour lesquels vous avez la possibilité de prescrire 10 masques par semaine, que les patients pourront retirer en officine.

Toutefois, aucune définition claire de ce terme « très haut risque » n’a été mentionnée dans les textes actuels, question qui nous a été posée de nombreuses fois.

Il nous semble important de vous confirmer que les patients à « très haut risque » ne sont pas l’intégralité des patients vulnérables devant bénéficier d’une procédure d’isolement précisés par le HCSP. Ainsi il est important de rappeler que chaque médecin doit réfléchir au cas par cas et doit rédiger une prescription de masques à son patient s’il le juge nécessaire.

La directive ministérielle évoque les immunodéprimés sévères. Il s’agit notamment des patients transplantés d’organe solide, des patients allogreffés, des patients sous chimiothérapie, etc.
Chaque médecin jugera de l’intérêt de la prescription ou non de masques pour son patient à l’issue de la consultation après un raisonnement médical.

(31 juillet – Source : Assurance Maladie)

Fin du dispositif de distribution de masques par L’État

Pour les patients à très haut risque médical de développer une forme grave du Covid-19 du fait de leur état de santé

A ce jour, il vous est toujours possible de réaliser une prescription de masques pour ces patients qu’ils pourront retirer en officine.

 

Pour les patients bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l’aide à la complémentaire santé et de l’aide médicale d’État

Du fait de l’obligation du port du masque dans les espaces clos, l’État assure depuis le 25 juillet, via les Cpam et La Poste, la distribution gratuite de masques par voie postale aux bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l’aide à la complémentaire santé, et de l’aide médicale d’État.

 

(22 mai)

Remise de masques aux patients aux symptômes cliniques évocateurs du COVID-19 dans l’attente des résultats du test

L’Assurance Maladie précise, dans sa synthèse de la doctrine du contact-trancing, qu’il vous faudra remettre « 4 masques chirurgicaux permettant au cas possible de protéger son entourage le temps d’obtenir le résultat du test » (page 3) pour vos patients suspects Covid auxquels vous aurez prescrit un test RT-PCR. Nous avons bien eu confirmation que ces masques doivent être issus de la boîte de 50 masques chirurgicaux qui vous est délivrée chaque semaine pour vos patients. Il est impossible que ces derniers fassent l’objet d’une prescription, son autorisation de délivrance étant automatisée et liée à la positivité confirmée du contact tracing saisi dans le logiciel.
En cas de délai important pour la prise de rendez-vous pour le prélèvement nasopharyngé, nous vous invitons à revoir ce nombre à la hausse, afin de couvrir la période allant jusqu’à la date de rendez-vous pour le prélèvement et l’attente de résultats, à hauteur de 2 masques par jour. (exemple : si le rendez-vous pour le prélèvement est dans 4 jours, remettre au patient suspect covid, (4jx2masques)+4 masques pour le délai d’attente du résultat du test soit 12 masques au total, à prendre sur votre boite de 50 masques)
Nous sommes bien conscients que cela pourrait représenter un nombre important de masques pour lequel votre dotation hebdomadaire n’y suffirait pas. Nous en avons alerté l’Assurance Maladie et l’ARS pour que ces dernières puissent être augmentées en cas d’augmentation du nombre de cas de covid dans la région ou dans certains clusters. Si vous étiez dans ces situations, merci de nous le faire savoir.

Réutilisation des masques chirurgicaux : mise en garde

Mise en garde sur la réutilisation des masques chirurgicaux

(13 novembre – Source : France Info + 17 novembre – mise à jour CEPIAS )

Dans une enquête publiée le 10/11, l’UFC-Que Choisir assurait que les masques chirurgicaux étaient réutilisables jusqu’à dix fois après lavage https://www.quechoisir.org/actualite-masques-chirurgicaux-vous-pouvez-les-laver-et-les-reutiliser-n85015/ .

Le 12/11/2020, la Direction Générale de la Santé s’en tient à la recommandation de jeter les masques chirurgicaux après utilisation. Il ne faut pas réutiliser les masques chirurgicaux. C’est ce que réaffirme la direction générale de la santé (DGS), jeudi 12 novembre. « En principe, et selon les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), les masques chirurgicaux à usage unique doivent être jetés dans une poubelle après utilisation », a indiqué la DGS à France Télévisions.

Elle précise que « des travaux sont en cours en France pour étudier si une éventuelle réutilisation est possible garantissant leur efficacité et leur capacité de filtration ».

https ://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/la-direction-generale-de-la-sante-s-en-tient-a-la-recommandation-de-jeter-les-masques-chirurgicaux-apres-utilisation_4178347.html
Cette déclaration invite donc à maintenir l’usage de ces masques tel qu’il était recommandé jusqu’ici.

Pour compléter les éléments du HCSP sur la réutilisation des masques chirurgicaux, le CEPIAS (Centre d’Appui Pour les Infections Associées aux Soins) appelle cet éclairage de la SF2H (Société Française d’Hygiène Hospitalière) sur le sujet : https://www.sf2h.net/laver-un-masque-a-usage-unique-une-fausse-bonne-idee.

A retenir :

Un masque chirurgical lavé perd en qualité de filtration et qu’il n’est donc plus au sens strict un masque chirurgical, mais devient un masque « grand public ».

Cette méthode est donc contre-indiquée pour l’usage professionnel et pour les patients vulnérables à risque de forme grave.

Recommandations HCSP : port des différents types de masques, entretiens, réutilisation, effets indésirables, ...
(9 décembre – Source : HCSP)

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a été saisi le 27 septembre 2020 par la Direction générale de la santé (DGS) au sujet des masques dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus SARS-CoV-2.
Dans son avis en date du 29/10, le HCSP a énoncé les recommandations suivantes

Ces recommandations, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de rédaction de cet avis, peuvent évoluer en fonction de l’actualisation des connaissances et des données épidémiologiques.

Port des différents types de masque : en milieu de soin / en population générale
(9 décembre – Source : HCSP)

En milieu de soins :

  • Le port d’appareils de protection respiratoire (APR) de type FFP répondant à la norme EN 149 ou équivalent pour les personnels soignants selon les indications précisées par le HCSP (avis en cours de publication + addendum).
  • La réalisation d’essais d’ajustement (fit tests) et de contrôle de l’ajustement (fit check) pour l’utilisation optimale des APR de type FFP, associés à des formations des professionnels de santé.
  • La mise à disposition de masques de tailles différentes adaptées aux morphologies des visages des professionnels de santé mais également pour les patients (enfants en particulier)
  • Le port d’un masque à usage médical répondant à la norme EN 14683 :2019 pour les professionnels de santé dans le cadre de leurs activités, systématiquement, et pour les patients présentant des signes respiratoires. Le port d’un masque à usage médical par le patient en cabinet libéral et dans un établissement (déplacement et dans sa chambre lors d’une visite) est aussi recommandé, en fonction sa tolérance (ex. gériatrie, pédiatrie, etc.)
  • Le port d’un masque à usage médical répondant à la norme EN 14683 :2019 pour les professionnels de santé, lors de soins relevant des précautions complémentaires contre les gouttelettes ou des indications standard ou usuelles du port de masque.
  • Dans le contexte épidémique actuel, pour les professionnels de santé, de prioriser les masques à usage médical de type II répondant à la norme EN 14683 :2019 pour la prise en charge de patients suspects ou atteints de Covid-19. A défaut, l’utilisation de masques à usage médical conformes à des normes étrangères validées.
  • De réserver les masques à usage médical de type II-R répondant à la norme EN 14683 :2019 aux professionnels de santé dans le cadre d’activités à risque particulier de projections de liquide biologique, essentiellement au bloc opératoire pour l’équipe opératoire, en hémodialyse et en endoscopie, ou en cas d’aérosolisation (hors situation Covid-19).
  • D’associer si besoin au masque une visière pour protéger à la fois le visage et les lunettes des gouttelettes et augmenter la dilution de la charge virale.

En population générale :

  • Le port d’un masque grand public en tissu réutilisable, couvrant le nez, la bouche et le menton et répondant aux spécifications Afnor S76-001, de préférence de catégorie 1 ou pour les masques importés, aux spécifications d’organismes de normalisation similaires, dans tous les lieux clos publics et privés collectifs. Un masque peut être porté en continu pendant une durée maximale de 4 heures. Les masques UNS1 de performance de filtration supérieurs à 90 % (note interministérielle du 29 mars 2020) et répondant aux spécifications de la norme Afnor S76- 001 ou équivalents sont recommandés pour les professionnels en contact fréquent avec la population dans les établissements recevant du public, dont les transports et le milieu scolaire.
  • Toute entreprise souhaitant mettre ces masques grand public en tissu réutilisables sur le marché doit préalablement s’assurer que son produit respecte l’ensemble des spécifications fixées par la note interministérielle du 29 mars 2020 et ne pouvoir utiliser l’appellation « masque à usage non sanitaire (UNS1) » et le logo, sur d’autres produits que les masques répondant aux spécifications exigées.
  • Il est nécessaire, avant d’utiliser un masque réutilisable, de lire la fiche technique comportant sa composition et de suivre les recommandations du fabricant, notamment le lavage avant le premier emploi et après chaque utilisation, le port de 4 heures maximum et le remplacement des masques dès qu’ils sont humides, selon l’évaluation récente de l’Anses relative à l’estimation des risques potentiels liés au port de masques traités avec de la zéolithe d’argent et de la zéolithe d’argent et de cuivre (https://www.anses.fr/fr/content/masques-en-tissu-lavables-de-la-marque-dim-%C3%A9valuation-des-risques-li%C3%A9s-au-traitement-par-des). 
  • En l’absence de masques UNS1 homologués, les masques grand public UNS2 comme les masques en tissu réutilisable de fabrication artisanale, quelle que soit leur performance de filtration, doivent être portés par des personnes en contact avec la population dans les établissements recevant du public.
  • Le port de masques grand public en tissu réutilisables avec fenêtre transparente validés par la DGA dans des situations particulières (ex. nécessité de lire sur les lèvres, enfants avec des troubles du comportement ou maladies psychiatriques, etc.). La fenêtre transparente ne doit pas dépasser 50 % de la surface du masque. La partie perméable du masque (au moins 5% de la surface du masque) doit avoir une perméabilité à l’air élevée (spécifications Afnor S76-001).
  • Le port d’un masque à usage médical répondant à la norme EN 14683 :2019 par les personnes à risque de formes graves de Covid-19 sur avis médical est possible. Celui-ci peut être remplacé par un masque grand public catégorie 1 (UNS1) homologué. Le masque à usage médical est, en revanche, obligatoire dans certains lieux (ex. avions).
  • En cas de rassemblement avec une forte densité de personnes en extérieur (notamment les cours de récréation), le port du masque grand public UNS1 couvrant le nez, la bouche et le menton, répondant aux spécifications de la note interministérielle du 29 mars 2020 et aux spécifications Afnor S76-001 et dans le respect des gestes barrière et de distanciation physique est recommandé.
  • D’informer de façon large et répétée des règles du port du masque correct par le grand public (couvrant le nez, la bouche et le menton) et des raisons qui justifient son usage, en mentionnant sa dimension altruiste (protection des autres) et en portant une attention particulière aux messages concernant les différents publics (adolescents, personnes âgées, …).
  • Les masques grand public ne doivent pas être utilisés par le personnel soignant lors de la prise en charge de patients.
  • En cabinet libéral, le professionnel de santé doit porter un masque à usage médical. Le patient peut porter un masque grand public en tissu réutilisable (UNS1) ou un masque à usage médical.
  • Les appareils de protection respiratoire de type FFP ne sont pas recommandés en population générale dans le cadre de la protection liée à pandémie de Covid-19.
  • Les demi-masques transparents suspendus devant la bouche ou les visières ne sont pas recommandés car inefficaces.
  • L’accessibilité et la fourniture gratuite de masques à certains publics prioritaires, notamment les accueillants familiaux et les salariés de l’aide à domicile employés directement par des particuliers pour des actes essentiels de la vie, et aux populations précaires n’ayant pas les moyens d’en acquérir sont nécessaires.
  • En cette période et/ou zone de circulation très active du virus SARS-CoV-2 et par précaution, le port d’un masque grand public adapté par les enfants dès l’âge de 6 ans à l’école élémentaire (du CP au CM2) est recommandé, en respectant les difficultés spécifiques, notamment comportementales. 
Entretien des masques grand public en population générale
(9 décembre – Source : HCSP)

Ces recommandations concernent exclusivement les masques grand public réutilisables dont la notice précise le nombre de cycles et les modalités d’entretien, et pour lesquels le fabricant a démontré la conservation des performances. Pour le grand public, le port du masque peut se faire pendant une durée courte très inférieure à 4 heures : dans ce cas, une réutilisation après dépose temporaire est envisageable en respectant les règles d’hygiène des mains et de manipulation sans contact avec ses propres muqueuses et d’autres surfaces.

À domicile :

  • Les masques sont lavés en machine avec un détergent (produit lessiviel), avec un cycle à 40°C d’une durée de 30 minutes minimum ; il n’est pas nécessaire de laver les masques séparément (le remplissage à demi-charge du lave-linge permettant d’assurer un bon brassage) ;
  • En l’absence de lave-linge, les masques peuvent être lavés à la main avec de l’eau à une température adaptée au lavage à la main et avec un détergent (savon, produit vaisselle, lessive pour lavage à main) avec trempage pendant au moins 30 minutes, en évitant tout brossage pour ne pas détériorer les fibres de tissu ;
  • Le séchage suit immédiatement l’étape de lavage et peut s’effectuer en sèche-linge ou à l’air ambiant ;
  • Si la composition du masque le permet, un repassage à une température compatible avec le masque et recommandée par son fabricant sur un masque sec est possible pour éviter une re-humidification ;
  • En fin de traitement, les masques lavés et séchés sont conservés dans un emballage par lot en sachet plastique neuf ou propre fermé ou à défaut par une conservation dans un endroit propre, de manière à préserver la propreté microbiologique des masques ;
  • Tout masque visiblement souillé doit être immédiatement lavé et, au décours, toute altération du textile ou baisse de la performance des attaches (présence d’une déchirure, d’une perforation, d’une couture rompue) doit conduire à l’élimination du masque qui doit se faire dans la filière des ordures ménagères selon l’avis du HCSP du 19 mars 2020 (https://www.hcsp.fr/Explore.cgi/AvisRapportsDomaine?clefr=782) et non dans celle du recyclage. Il n’est pas recommandé de stocker un masque usagé dans un sac pendant un temps donné avant son lavage.
  • Un masque ayant dépassé le nombre de lavages recommandés par le fabriquant doit être jeté dans une poubelle avec les déchets domestiques. 
  • Les manipulations d’un masque utilisé puis entretenu et propre sont réalisées en effectuant une hygiène des mains par de l’eau et du savon ou par friction hydro-alcoolique.

En blanchisserie industrielle :

  • Lavage en machine avec un produit lessiviel adapté au tissu avec un cycle à 60°C, d’une durée de 30 minutes minimum ;
  • Séchage en séchoir à tambour à la température de consigne de 90°C minimum, jusqu’à obtention d’un séchage complet contrôlé.
  • Les particuliers peuvent également faire retraiter leurs masques en pressing (avec précautions de manipulation) et blanchisserie qui disposent des équipements nécessaires, ou avoir recours à des laveries automatiques.

Ce qui est déconseillé :

  • Entretenir le masque à la vapeur ;
  • Utiliser un four à micro-ondes (inefficacité, contact alimentaire et risque d’accident domestique si le masque contient une barrette métallique) ;
  • Placer le masque au congélateur (le masque est contaminé et les virus ne sont pas détruits par le froid).
Entretien et réutilisation des masques chirurgicaux de type I en population générale
(9 décembre – Source : HCSP)

Le HCSP recommande de :

  • Les masques à usage médical répondant à la norme EN 14683 :2019 de type I (ou équivalent) sont à usage unique et doivent être jetés dans une poubelle après utilisation.
  • Le recyclage des masques à usage médical, hors secteur sanitaire et médico-social, ne doit qu’exceptionnellement être envisagé par des processus complets et validés. Une telle démarche n’est envisageable que dans des conditions dérogatoires particulières et sous validation d’une autorité sanitaire nationale.
  • Pour une éventuelle réutilisation : il est possible d’évaluer 1) l’efficacité décontaminante d’un procédé et 2) la préservation des capacités de filtration du masque. Il faut aussi compléter par la vérification qu’un premier port, a fortiori des ports successifs, n’altèrent pas les capacités du masque (études à mener au cas par cas selon les postes de travail) en recherchant notamment les déchirures éventuelles. Des travaux sont en cours en France à ce sujet.
  • Le coût de ces procédés devra être mis en regard du coût unitaire d’un masque jetable.
Effets indésirables du port de masque
(9 décembre – Source : HCSP)

Le HCSP recommande de :

  • Consulter un médecin pour avis spécialisé en cas de d’irritation cutanée relative au port de masque pour une prise en charge dermatologique adaptée.
  • Promouvoir des actions de communication envers le public (notamment adolescents) relatives au port de masque et aux dermatoses.
Il n’existe pas de contre-indications dermatologiques, pneumologiques, ORL et phoniatriques ou psychiatriques (bien que le port de masque soit difficile voire illusoire dans certains troubles comme l’autisme, selon le degré de sévérité) actuellement documentées au port de masque quel que soit son type (masque à usage médical, masque de protection respiratoire ou masque grand public en tissu réutilisable).
Information, communication et sensibilisation pédagogique du port de masque en population générale
(9 décembre – Source : HCSP)

Le HCSP recommande de :

  • Multiplier les campagnes de communication institutionnelles relayées par les médias, internet ou les réseaux sociaux, indispensables à la diffusion de l’information.
  • Inciter les « leaders d’opinion » ou personnalités publiques à porter un masque lors d’interview ou d’apparitions télévisées (exemplarité).
  • Adapter les campagnes de communication à des publics spécifiques en insistant sur la solidarité, la mobilisation collective, etc.
  • Adapter les messages aux groupes les plus vulnérables.
  • S’assurer de la cohérence des messages, nécessaire à rassurer la population et à consolider son adhésion aux messages.
  • Promouvoir des actions de communication envers le public, relatives :
    • À l’efficacité du port de masque en population générale pour la réduction de la circulation du SARS-CoV-2 et donc sur la réduction des formes sévères de Covid-19 et des hospitalisations chez les personnes vulnérables.
    • À l’appropriation par les citoyens d’un port correct d’un masque couvrant le nez, la bouche et le menton en tissu réutilisable systématiquement en milieux clos publics et privés et en extérieur en cas de regroupement.
Education et promotion de la santé
(9 décembre – Source : HCSP)

Le HCSP recommande de :

  • Renforcer l’information, dans une démarche de promotion de la santé, par l’éducation pour la santé qui contribue à augmenter les connaissances, les capacités et les compétences individuelles par des techniques participatives favorisant l’échange des expériences et des pratiques. Elle peut être adaptée à toutes les tranches d’âge et tous les publics.
  • Mettre en place des programmes visant le renforcement des compétences psychosociales et des compétences des personnes à adapter leur comportement afin de répondre efficacement aux épreuves de la vie quotidienne.
Formation de relais
(9 décembre – Source : HCSP)

Le HCSP recommande de :

Former des acteurs relais en capacité d’aider les publics à vivre /gérer leur vie dans un contexte « avec le virus » en :
  • Acquérant un socle de connaissances et les clés de compréhension de l’épidémie, notamment les modes de transmission du SARS-CoV-2,
  • Étant capable d’expliquer les gestes protecteurs, leurs adaptations et leur évolution,
  • Facilitant la prise de conscience du rôle actif de chaque individu en période de crise sanitaire,
  • Adoptant une posture de médiation, permettant de co-construire avec les personnes des réponses adaptées à leurs préoccupations.
Conseils pour les enseignants - port prolongé du masque
(9 décembre – Source : HCSP)

(cf. annexe 5 : https://www.urpsml-hdf.fr/wp-content/uploads/2020/12/hcspa20201029_masdanlecaddelalutconlaproduvirs.pdf)

  • Comment parler/articuler
  • Comment s’hydrater
  • Comment préserver sa voix
  • Comment respirer
  • Comment gérer la fatigue
Port du masque obligatoire : précision sur la dérogation

Précision dérogation au port du masque obligatoire

(11 septembre – Source : ARS)

La dérogation au port du masque obligatoire est prévue à l’article 2 du décret n°2020-860 du 10 juillet 2020 modifié : « Les obligations de port du masque prévues au présent décret ne s’appliquent pas aux personnes en situation de handicap munies d’un certificat médical justifiant de cette dérogation et qui mettent en œuvre les mesures sanitaires de nature à prévenir la propagation du virus ».

Il est donc laissé au bon sens médical la pertinence de la rédaction de telle dérogation qui non seulement expose la personne à un risque plus important de contamination et contribution potentiellement à une diffusion du virus, par suppression d’un geste barrière essentiel dans la lutte contre le coronavirus.

Nous vous invitons donc à n’utiliser cette possibilité que pour les situations exceptionnelles (troubles psychiatriques sévères, autisme, etc.).
L’annexe 1 du même décret précise les mesures d’hygiène évoquées dans le décret :

« Les mesures d’hygiène sont les suivantes :

  • se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon (dont l’accès doit être facilité avec mise à disposition de serviettes à usage unique) ou par une friction hydro-alcoolique ;
  • se couvrir systématiquement le nez et la bouche en toussant ou éternuant dans son coude ;
  • se moucher dans un mouchoir à usage unique à éliminer immédiatement dans une poubelle ;
  • éviter de se toucher le visage, en particulier le nez, la bouche et les yeux. »

Ce décret indiquant uniquement l’obligation d’avoir « un certificat médical justifiant de cette dérogation », alors toute personne habilitée à réaliser un certificat médical peut réaliser ce certificat médical dérogatoire au port du masque obligatoire.

La personne qui bénéficie de la dérogation du port du masque obligatoire, devra être munie du certificat dans l’hypothèse d’un contrôle ou si à l’entrée d’un parc (où le port du masque est obligatoire) ou d’un ERP, on lui demande de mettre son masque.

Population asymptomatique : le masque barrière (grand public, tissus) inadapté pour une personne symptomatique ou covid

Un masque barrière, à défaut de masque chirurgical hors pénurie, est un masque en tissu destiné à l’usage des personnes saines ou ne présentant pas de symptôme clinique d’infection virale.

  • Utilisation et entretien

Le masque barrière n’exonère aucunement l’utilisateur de l’application systématique des gestes barrières, qui sont essentiels, ainsi que des règles de distanciation sociale visant à lutter contre les infections virales. Il couvre le nez, la bouche et le menton et il ne doit pas comporter des soupape(s) inspiratoire(s) et/ou expiratoire(s).
Durant une même période de 4h, le masque ne peut servir plusieurs fois que s’il est retiré selon les consignes, stocké provisoirement ou accroché pour offrir le moins de contact possible, et remis selon les consignes.
Chaque personne qui travaille hors de son domicile peut par conséquent en prévoir 3 par jours : 1 pour le matin, 1 pour l’après-midi et 1 éventuellement de secours.

Le masque barrière est conçu pour être réutilisable.
Téléchargez ici les consignes d’utilisation et d’entretien des masques barrières

Différents canaux de diffusion de ces masques-barrières ont été annoncés : mairies, pharmacies, grandes surfaces, bureaux de tabac, etc.

Port du masque chez les femmes qui accouchent

Consultez la page Grossesse

Port du masque et adaptations possibles en milieu du travail

Lieux collectifs clos et Covid-19 : port de masque et adaptations possibles en milieu de travail

(3 octobre – Source : HCSP)

Avec la reprise des activités professionnelles en septembre 2020 et un risque d’accélération de la circulation du virus SARS-CoV-2 dans la population, le Haut Conseil pour la Santé Publique (HCSP) précise sa doctrine et les mesures barrières et d’organisation en milieu de travail ainsi que les adaptations possibles du port de masque.
Le HCSP rappelle que le port de masque associé à une distance physique suffisante constitue la meilleure stratégie de réduction du risque de transmission du SARS-CoV-2. Le port du masque représente la seule mesure efficace à disposition si la distance physique d’au moins 1 mètre n’est pas garantie. La visière seule n’est pas une barrière suffisante pour maîtriser le risque.

Le HCSP souligne que la distance entre les postes de travail, leur cloisonnement par des écrans et le renouvellement d’air adapté au volume et au nombre de personnes dans un espace de travail sont des éléments indispensables à prendre en compte pour une meilleure maîtrise du risque. Il recommande le port systématique du masque par les salariés lors de tout déplacement dans l’enceinte de l’entreprise et une hygiène des mains à chaque changement de zones de travail.

Il précise qu’un salarié symptomatique ne doit pas se rendre sur son lieu de travail. S’il devient symptomatique sur son lieu de travail, il doit s’isoler puis bénéficier d’un test diagnostic par RT-PCR. Les contacts d’un salarié symptomatique doivent être recherchés, isolés et testés.

Le HCSP rapporte que la réduction au maximum des interactions sociales au sein de l’entreprise et des ateliers diminue le risque de transmission.
En contextualisant son avis au secteur du travail et en l’étayant par de nombreuses références et orientations stratégiques, il indique que certaines situations d’organisation, d’équipements, de ventilation et de densité de personnes dans un espace commun (ex. « open spaces ») peuvent permettre de tolérer de ne pas y porter le masque en permanence à son poste de travail.

Les différents types de masques : chirurgical, FFP, barrière (tissus - grand public)
  • Un masque chirurgical

Un masque chirurgical est un dispositif médical (norme NF EN 14683). Il est destiné à éviter la projection vers l’entourage des gouttelettes émises par celui qui porte le masque. Il protège également celui qui le porte contre les projections de gouttelettes émises par une personne en vis-à-vis. En revanche, il ne protège pas contre l’inhalation de très petites particules en suspension dans l’air. On distingue trois types de masques :

  • Type I : efficacité de filtration bactérienne > 95 %.
  • Type II : efficacité de filtration bactérienne > 98 %.
  • Type IIR : efficacité de filtration bactérienne > 98 % et résistant aux éclaboussures.

Fonctions :

  • protège l’environnement du patient symptomatique ou COVID en retenant les gouttelettes émises lors de la toux, des éternuements et de la parole
  • limite l’exposition des soignants aux gouttelettes et leurs contacts avec les muqueuses

Jusqu’à présent, en raison de la pénurie, les masques chirurgicaux faisaient l’objet d’une réquisition par l’Etat et étaient réservés :

  • Aux professionnels de santé, aux personnes chargées des premiers secours et en charge du transport sanitaire en cas de contact avec un patient Covid 19 ou avec des personnes présentant des signes d’infection respiratoire évoquant un Covid-19,
  • Aux personnes présentant des signes d’infection respiratoire évoquant un Covid-19 et/ou aux patients Covid-19.

Quand un personnel de santé est en contact avec une personne présentant des signes d’infection respiratoire, et en absence d’acte invasif sur la sphère respiratoire, le port du masque chirurgical se fait en face à face (masque chirurgical pour le soignant/ masque chirurgical pour le soigné).

  • Un masque FF

Un masque FFP est un appareil de protection respiratoire (norme NF EN 149). Il est destiné à protéger celui qui le porte à la fois contre l’inhalation de gouttelettes et des particules en suspension dans l’air, qui pourraient contenir des agents infectieux. Le port de ce type de masque est plus contraignant (inconfort thermique, résistance respiratoire) que celui d’un masque chirurgical.

Il existe trois catégories de masques FFP, selon leur efficacité (estimée en fonction de l’efficacité du filtre et de la fuite au visage). Ainsi, on distingue :

  • Les masques FFP1 filtrant au moins 80 % des aérosols (fuite totale vers l’intérieur < 22 %).
  • Les masques FFP2 filtrant au moins 94 % des aérosols (fuite totale vers l’intérieur< 8 %).
  • Les masques FFP3 filtrant au moins 99 % des aérosols (fuite totale vers l’intérieur < 2 %)

Téléchargez ici les équivalences de masques FFP2 aux normes étrangères

Fonction : Protéger le soignant lors des actes respiratoires invasifs ou lors d’actes de chirurgie de la sphère ORL et buccale ou lors de soins dentaires sur un patient COVID-19 ou suspect (prélèvement naso-pharyngé, intubation, extubation, ventilation mécanique, aspirations, ventilation non invasive, etc.) susceptibles de mobiliser des quantités importantes de virus sous forme d’aérosols.

  • Les ports de gants et de lunettes de sécurité doivent être associés lors des gestes à risque

Pour plus d’informations sur l’efficacité du masque chirurgical pour empêcher la transmission de la majorité des agents viraux respiratoires, y compris les coronavirus et très probablement le SARS-CoV-2 et la comparaison avec un masque FFP2, vous pouvez consulter la note produite par de l’AP-HP et le CPias Pays de la Loire.

  • Un masque barrière (tissus, grand public)

Un masque barrière à défaut de masque chirurgical hors pénurie, est destiné à compléter les gestes barrières et les règles de distanciation sociale. Il ne doit être utilisé que par le grand public et notamment par toute personne saine ou asymptomatique. Le masque barrière n’exonère aucunement l’utilisateur de l’application systématique des gestes barrières, qui sont essentiels, ainsi que des règles de distanciation sociale visant à lutter contre les infections virales.

Une rubrique spécifique est consacré aux masques barrières dans un bandeau ci-dessous.

Caractéristiques, performances, indications et publics concernés par les différents types de masque : source HCSP

Masques dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus SARS-CoV-2

(21 novembre – Source : HCSP)

Dans un avis du 29/10/2020, le HCSP présente les caractéristiques, les performances, les indications et les publics concernés par les différents types de masque disponibles : appareil de protection respiratoire de type « FFP2 », masque à usage médical type « masque chirurgical », et masque « grand public ».
Quel que soit le type de masque, afin de protéger les autres et soi-même, celui-ci doit être correctement ajusté sur le nez (éviter l’émission de gouttelettes par l’éternuement et assurer une étanchéité du masque par le haut), la bouche (éviter l’expulsion de gouttelettes lors de l’élocution et la toux) et le menton (fixation du masque en bas du visage afin d’éviter les fuites).

En population généralele HCSP recommande le port d’un masque grand public en tissu réutilisable, répondant aux spécifications Afnor S76-001, de préférence de catégorie 1 (UNS1) dans tous les lieux clos publics et privés collectifs notamment pour les professionnels. Il est nécessaire, avant d’utiliser un masque réutilisable, de lire la fiche technique comportant sa composition et de suivre les recommandations du fabricant, notamment le lavage avant le premier emploi et après chaque utilisation, le port de 4 heures maximum et le remplacement des masques dès qu’ils sont humides.

Un masque de fabrication artisanale est plus protecteur que l’absence de masque, sans atteindre le niveau de protection des masques normés. Ainsi, en l’absence de masques UNS1, ou normes étrangères équivalentes, les masques grand public de catégorie 2 (UNS2) peuvent être utilisés par la population générale dans les établissements recevant du public.

En cette période et/ou zone de circulation très active du virus SARS-CoV-2 et par précaution, le port d’un masque grand public adapté par les enfants dès l’âge de 6 ans à l’école élémentaire (du CP au CM2) est recommandé, en respectant les difficultés spécifiques, notamment comportementales.

Le HCSP précise qu’il n’existe pas de contre-indications dermatologiques, pneumologiques, ORL et phoniatriques ou psychiatriques actuellement documentées au port du masque, quel que soit son type. Concernant les effets indésirables, il est recommandé de consulter un médecin pour avis spécialisé en cas de d’irritation cutanée relative au port de masque pour une prise en charge dermatologique adaptée.

Le HCSP émet d’autres recommandations concernant notamment l’entretien des masques grand public, l’information, la communication et la sensibilisation pédagogique au port du masque en population générale.

Des conseils pour les enseignants confrontés au port prolongé du masque sont également présentés en annexe.

S’assurer de l’étanchéité du masque FFP2
  • Avant d’utiliser les masques, consultez la notice d’emploi du fabriquant.
  • Positionnez la barrette nasale vers le haut, et passez les élastiques derrière la tête,
  • Positionnez les élastiques : l’élastique du haut doit être positionné au-dessus des oreilles, et celui du bas en dessous des oreilles, au niveau de la nuque ;
  • Pincez la barrette nasale de part et d’autre du nez pour assurer l’étanchéité
  • Testez votre masque : couvrez le masque avec vos mains (propres !) et prenez une grande inspiration, Le masque doit se plaquer sur le visage. Si ce n’est pas le cas, réajustez-le.
  • Attention, à partir du moment ou le masque est en place, ne surtout pas y toucher.
  • Après utilisation, retirer le masque en touchant UNIQUEMENT les élastiques puis procéder à un lavage des mains.
  • Ne pas garder le masque autour du cou
  • Ne pas mettre son masque dans sa poche pour le réutiliser ensuite.

Source : http://www.inrs.fr/demarche/protection-individuelle/ce-qu-il-faut-retenir.html

Adaptation d’utilisation des masques en cas de pénurie

En cas de la pénurie de masques, nous vous conseillons :

  • De ne pas jeter vos masques utilisés et de les alterner en fonction du nombre de masques dont vous disposez, toutes les 4h avec 3 masques par exemple.
  • De le poser dans un endroit sec, et non auprès d’une source de chaleur qui pourrait altérer la qualité des masques
  • D’utiliser des solutions alternatives, en cas de pénurie totale (port d’une visière intégrale réutilisable, qui doit être nettoyée et désinfectée).

Les masques périmés resteraient efficaces et réutilisables s’ils ont été conservés dans les conditions préconisées par l’OMS, à savoir un stockage dans une zone sèche et ventilée à température ambiante (entre 15 et 25°C).

De rapides vérifications sont à effectuer avant utilisation :

  • Vérification de l’intégrité des conditionnements par contrôle visuel;
  • Vérification de l’apparence (couleur d’origine) du masque par contrôle visuel;
  • Vérification de la solidité des élastiques et de la barrette nasale de maintien du masque ;
  • Essai d’ajustement du masque sur le visage.

Concernant les masques en tissus, ils sont utilisables en cas de pénurie, mais en dehors des soins car non homologués et trop poreux pour assurer une protection au porteur du masque. Lors du retrait, il est recommandé de ne pas le remettre tant qu’il n’aura pas été lavé à 60°.

Sources :

Tutoriels / Infographies :
Transformer un masque adulte en taille enfant en moins d'1 minute

Tuto vidéo : comment transformer un masque adulte en taille enfant en moins d’une minute

(21 novembre – Source : Voix du Nord)

Voici une petite astuce pour adapter facilement un masque d’adulte en taille enfant en très peu de temps. À l’origine elle a été mise en ligne par une dentiste canadienne, Olivia Cui.

Voici les étapes :

  1. On plie le masque en deux.
  2. On réalise un nœud à chaque élastique, le plus proche possible du masque.
  3. On ouvre le masque et les nœuds créent de petites ouvertures. On replie ces petites ouvertures vers l’intérieur du masque et le tour est joué.

Pour rappel, le masque est désormais obligatoire pour tous les élèves à partir du CP…

Mettre et enlever un masque

Il est recommandé de porter le masque sur une peau nue (c’est-à-dire, sans présence des cheveux au contact avec la peau de l’utilisateur et/ou, pour les hommes, sur une peau rasée). La barbe limite l’étanchéité et l’efficacité du masque. La bonne adaptation du masque au visage est un paramètre déterminant, un écart peut diminuer de l’ordre de 60 % le niveau de protection offert par le masque. Il est donc crucial de porter une importance particulière à la qualité d’adaptation du masque au visage lors de son port.

  1. Se laver les mains à l’eau et au savon ou exercer une friction avec une solution hydroalcoolique
  2. Repérer le haut du masque (barrette nasale vers le haut si existante)
  3. Placer le masque sur le visage, la barrette nasale (si existante) sur le nez et la marque ou face colorée vers l’extérieur
  4. Tenir le masque de l’extérieur et passer les élastiques du jeu de brides derrière la tête, de part et d’autre des oreilles, sans les croiser. S’il s’agit d’un masque avec lacets, attacher le lacet du haut au niveau du haut de la tête.
  5. Vérifier que le masque couvre bien le menton. Le cas échant, abaisser le masque sous le menton
  6. Pincer la barrette nasale (si existante) avec les deux mains pour l’ajuster au niveau du nez ce qui permet d’éviter les fuites et réduit la buée des lunettes. S’il s’agit d’un masque avec lacets, une fois la barrette nasale pincée, attacher le lacet du bas au niveau de la nuque.

  1. Vérifier que le masque soit correctement mis en place. Pour vérifier l’étanchéité, couvrir le masque d’un film plastique : en inspirant, le masque doit se plaquer sur le visage.

IMPORTANT :

  • Une fois le masque positionné, vous ne devez plus y toucher. Si tel était le cas, toute manipulation d’un masque doit être encadrée par geste d’hygiène des mains (friction hydro-alcoolique)
  • Tout masque humide ou non-intègre est à changer
  • Ne pas porter son masque en dessous du nez ou ne couvrir que la pointe du nez
  • Ne pas mettre le masque en position d’attente sur le front ou sous le menton pendant ou après utilisation

Pour ne pas être contaminé lors du retrait d’un masque, il doit être correctement retiré et isolé, soit pour être recyclé, soit pour être jeté.

  1. Le cas échéant, il est nécessaire au préalable de retirer ses gants de protection ;
  2. Se laver les mains à l’eau et au savon ou exercer une friction avec une solution hydroalcoolique ;
  3. Retirer le masque en saisissant par l’arrière les élastiques du jeu de brides ou détacher les lacets en commençant par celui du bas, sans toucher la partie avant du masque ;
  4. Réaliser les consignes de recyclage (Cf. sur cette page : bandeau « Adaptation d’utilisation des masques en cas de pénurie ») ou jeter le masque (placer le masque à jeter dans une poubelle pour déchets biologiques (DASRI ou filière disponible)) ;
  5. Se laver les mains à l’eau et au savon ou exercer une friction avec une solution hydroalcoolique.
Recette de fabrication de masques barrières (tissus - grand public)
  • AFNOR

(6 mai)

L’AFNOR met à disposition gratuitement un référentiel pour faciliter et accélérer la fabrication en série ou artisanale de ces masques-barrières ( https://www.afnor.org/actualites/coronavirus-telechargez-le-modele-de-masque-barriere/ ). Sont également disponibles les patrons pour ces masques adultes et enfants de plus de 7 ans mais également des recommandations sur les types de tissus à utiliser (Cf. Base de données des matières au 28/04/2020). Le 27 avril 2020, le ministère de l’Economie a présenté un visuel qui doit être apposé sur les masques grands publics (ou leur emballage) produits par les fabricants ayant soumis leurs productions aux tests de la DGA. Ce visuel existe en quatre versions différentes, en fonction de la durabilité choisie : « testé 5 lavages », « testé 10 lavages », « testé 20 lavages » et « testé 30 lavages ».

  • CHRU de Lille

(3 avril)

(3 avril)

Devant la pénurie, le CHRU de Lille a élaboré une recette de masques chirurgicaux en tissu pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.

Ce masque en tissu lavable et réutilisable, baptisé Garridou®, peut être reproduit car le CHRU a décidé de mettre à disposition son cahier des charges, sans contrepartie. La condition première posée à ce partage sans contrepartie est le respect d’un engagement de production solidaire. Le Garridou® doit donc être fabriqué, distribué et mis à disposition à prix coûtant « pour les hôpitaux publics et les établissements de santé engagés dans la crise ».

Le masque GARRIDOU® ne remplace pas les masques à usage unique, c’est un dispositif complémentaire. Ses qualités testées permettent cependant d’assurer une filtration particules très satisfaisante, dans les deux sens, pour les particules 3µm. Il a par contre une perméabilité à l’air moins grande qu’un masque papier, ce qui est normal. Le modèle actuel est en perfectionnement continu grâce aux premiers retours utilisateurs. Les tests se poursuivent, de nouveaux assemblages de tissus sont étudiés afin d’améliorer le confort et de faciliter l’approvisionnement en matières premières. Une mise à jour du cahier des charges pourra être proposée prochainement.

Pour toutes questions sur ces masques (y compris pour récupérer la fameuse recette), le contact est le suivant : covid.garridou@chru-lille.fr

Masques en tissu lavables de la marque DIM : évaluation des risques

Masques en tissu lavables de la marque DIM : évaluation des risques liés au traitement par des zéolithes d’argent et des zéolithes d’argent et cuivre – avis du 28/10

(30 octobre – Source : ANSES)

En date du 28/10, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a rendu son avis sur les masques DIM.

En résumé

L’Anses a été saisie en urgence pour estimer les risques potentiels liés au port de masques en tissu lavables traités par deux substances actives, la zéolithe d’argent et la zéolithe d’argent et cuivre. Ces masques réutilisables ont été mis sur le marché par la société Hanes dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Les zéolithes d’argent et les zéolithes d’argent et cuivre sont en cours d’évaluation au niveau européen dans le cadre de la réglementation sur les produits biocides. L’Anses a analysé les données fournies par le fabriquant de masques et celles issues des évaluations conduites par les autorités européennes. L’Agence ne met pas en évidence de risque pour la santé dans des conditions d’utilisation qui seraient strictement respectées. Dès lors que le masque traité est porté sans lavage préalable ou n’est pas changé dès qu’il est humide, l’Anses considère en revanche que tout risque sanitaire ne peut être écarté.

Un traitement des textiles actuellement possible, dans l’attente des résultats de l’évaluation européenne

Conférant des propriétés antimicrobiennes, les substances actives zéolithe d’argent et zéolithe d’argent et de cuivre entrent dans la fabrication de très nombreux articles et produits de consommation courante : peintures, mastics, textiles, mobilier, produits d’hygiène ou de soin, etc.

L’évaluation de la zéolithe d’argent et de la zéolithe d’argent et de cuivre pour certaines catégories d’usage est actuellement en cours au niveau européen dans le cadre de la réglementation sur les produits biocides. Dans l’attente des résultats de cette évaluation, leur utilisation est possible pour un usage visant à protéger les fibres du tissu à des fins de conservation. C’est notamment le cas des masques en tissu lavables proposés par la société Hanes et pour lesquels l’expertise de l’Anses a été sollicitée.

Pour mener son expertise, l’Anses a examiné des données scientifiques prises en compte dans l’évaluation européenne menée actuellement sur les deux substances actives. Elle a examiné deux scénarios d’utilisation des masques : port successif dans la même journée de deux masques neufs sans lavage préalable, et le port, 8 heures par jour, de masques préalablement lavés. Pour chaque scénario, les risques potentiels liés à l’exposition cutanée et par inhalation aux ions d’argent et de cuivre relargués par les zéolithes ont été analysés.

Dans les conditions réelles de port des masques traités, tout risque sanitaire ne peut être exclu

L’Anses, à l’issue de son expertise, a écarté la potentialité d’effets nocifs immédiats et graves pour la santé humaine, un constat conforté par l’absence de signalement auprès des centres antipoison et de toxicovigilance d’effets indésirables avérés liés au port de ces masques.

S’agissant des risques à moyen terme, l’Anses conclut que :

  • Dans l’hypothèse où les précautions d’emploi seraient scrupuleusement respectées, le port de ces masques ne présente pas d’effet nocif pour la santé humaine, notamment de toxicité pour la reproduction. Ces précautions comprennent le lavage avant le premier emploi et après chaque utilisation, le port de 4 heures maximum et le remplacement des masques dès qu’ils sont humides.
  • Toutefois, en prenant en considération des situations d’exposition qui peuvent exister dans la vie courante telles que le port de masques sans lavage préalable ou humide, et des scénarios « pire cas », l’Anses considère que des effets toxicologiques à moyen terme tels que l’accumulation d’ions argent Ag+ dans les organes peuvent résulter de ces expositions, et que des risques sanitaires ne peuvent donc être totalement écartés.

Produits contenant des biocides : améliorer l’encadrement et l’évaluation des substances actives au niveau européen

Le traitement chimique par des substances biocides ne fait pas partie des exigences techniques requises pour les masques de protection en tissu. Par ailleurs, les fabricants ne sont pas tenus de mentionner de tels traitements sur les étiquettes des produits. L’Anses souligne que l’utilisation des traitements antimicrobiens dans les articles, en particulier les produits de consommation courante, nécessite d’être mieux encadrée. La mise en place du Règlement Biocide contribue à cet encadrement.

Enfin, l’Anses recommande d’accélérer l’évaluation des substances actives au niveau européen afin que les articles traités contiennent uniquement des substances actives approuvées adaptées au produit.

De manière générale, L’Anses rappelle ses recommandations, issues de son expertise sur les textiles d’habillement, à savoir l’importance de laver, avant de le porter pour la première fois, tout vêtement susceptible d’entrer en contact avec la peau, en suivant les recommandations de lavage préconisées par le fabricant.

Gants médicaux

Utilisation des gants médicaux

Utilisation des gants médicaux

(18 octobre – Source : Ministère de la Santé)

Afin de prévenir une éventuelle pénurie de gants pouvant mettre en difficultés les activités liées aux soins les nécessitant, le Ministère précise, dans un MARS (Message d’Alerte Rapide Sanitaire) du 16/10/2020 intitulé « juste utilisation des gants médicaux », les éléments suivants :

Dans le contexte actuel de la lutte contre la pandémie de covid-19, un accroissement de la demande d’approvisionnements en gants est observé ; il pourrait provenir en partie de comportements spéculatifs au niveau mondial ainsi que du port inadapté de gants par la population générale ou par les professionnels.

Au sein du secteur sanitaire, les indications d’un port adéquat de gants relèvent des précautions standard d’hygiène, limitées lors des soins :

  • Au risque de contact avec du sang ou des liquides biologiques,
  • Au contact avec une muqueuse,
  • Au contact avec la peau lésée,
  • Dès lors que les professionnels de santé présentent des lésions cutanées aux mains.

Nous vous rappelons que le virus SARS-CoV-2, comme la plupart des virus, ne traverse pas la barrière cutanée si celle-ci n’est pas lésée et que l’hygiène des mains par friction hydroalcoolique ou par lavage au savon doux et à l’eau est efficace pour prévenir la transmission manuportée du SARS-CoV-2.

Par ailleurs, l’usage des gants quand il n’est pas indiqué constitue un gaspillage de ressources sans pour autant contribuer à réduire le risque de transmission croisée et entraîner la non-observance lors des opportunités à l’hygiène des mains. 

L’usage des gants contaminés peut être à l’origine de la transmission de germes en raison d’un stockage inapproprié, d’usage à des moments inopportuns et de techniques d’enfilage et de retrait inappropriées.

Ces informations figurent, au sein de l’avis de la société française d’hygiène hospitalière (SF2H) en date du 5 juin 2020 relatif à la juste utilisation des gants d’examen, notamment en cas de forte pénurie, de la limitation stricte à certaines indications de leurs usages, accessible, via le lien ci-dessous :
https://www.sf2h.net/avis-relatif-a-lutilisation-des-gants-medicaux-par-les-professionnels-de-sante-dans-les-etablissements-de-sante-et-medico-sociaux-dans-le-cadre-de-la-pandemie-de-covid-19

Nous tenons également à préciser les définitions et usages selon l’OMS des gants disponibles au sein de secteur sanitaire. Les gants médicaux sont des dispositifs à usage unique utilisés lors des procédures de soins médicaux. Ils comprennent :

  • les gants de soins ou d’examen (stériles et non stériles) ;
  • les gants chirurgicaux, qui sont caractérisés par leur épaisseur, leur élasticité et leur solidité, et qui sont stériles.

Ils ne doivent pas être détournés de leurs indications et utiliser de façon inappropriée. La fiche d’utilisation des gants médicaux réalisée par l’OMS téléchargeable via le lien ci-dessous peut servir de référence lors de vos pratiques :
https://www.who.int/gpsc/5may/tools/training_education/slcyh_usage_des_gants_fr.pdf

Enfin, il faut impérativement éviter de stocker de façon massive des gants (par exemple, au-delà des 3 semaines de consommation de crise, au sein du stock centralisé mais aussi au niveau des services pour les établissements), au-delà de la nécessaire prise en charge des patients lors des actes de soins concernés par les professionnels de santé.

Visières

La visière : un moyen supplémentaire de protection

Les visières sont un moyen supplémentaire de protection face aux virus transmis par les gouttelettes. Si vous ne disposez pas de lunettes de protection, elles peuvent être un bon palliatif.
Pour rappel, le port de masque et de visière ne dispense pas d’une application rigoureuse des gestes barrières, de l’hygiène des mains et du respect de la distanciation sociale.
Certains sites permettent une commande de visières gratuites notamment pour le personnel soignant : https://www.covid3d.fr/

SHA et gels Hydro-alcooliques

Exposition au soleil et/ou plage/piscine et SHA

(3 juillet – Source : Société Française de Dermatologie)

Par un communiqué du 23/06/2020, la Société Française de Dermatologie apporte des précisions sur la tolérance des Solutions hydro-alcooliques (SHA) lors des expositions au soleil et sur les plages.

Au soleil il faut éviter les produits parfumés qui peuvent entraîner des pigmentations. Les composants des SHA ne sont ni photo-toxiques, ni photo-sensibilisants.

Si la solution est épaisse, très souvent c’est parce qu’elle contient de la glycérine pour lutter contre le dessèchement cutané, et ces SHA sont en général bien tolérées.

Il faut rappeler pourquoi il ne faut pas avoir les mains mouillées quand on utilise une SHA :

  • Premièrement, parce que l’eau va diluer les composants de la SHA dont l’alcool et qu’ainsi la solution perd son efficacité par baisse du degré alcoolique du produit.
  • Deuxièmement parce que les SHA contenant du peroxyde d’hydrogène, exposées à l’eau vont entraîner une réaction exothermique (« qui chauffe ») et que – comme l’eau oxygénée – ces produits sont irritants. Si la SHA contenant du peroxyde d’hydrogène est utilisée avant une baignade, une irritation peut donc survenir.

De là quelques recommandations d’utilisation de SHA sur une plage ou au bord d’une piscine :

  • Lavez-vous les mains normalement pour éliminer les souillures, n’utilisez pas pour cela les SHA qui ne sont pas des produits de nettoyage,
  • Si vos mains doivent être désinfectées, vous pouvez utiliser du SHA sur une peau sèche. Évitez les produits parfumés ou contenant du peroxyde d’hydrogène (le peroxyde d’hydrogène exposé à l’eau entraîne une réaction exothermique (« qui chauffe ») pouvant provoquer une irritation)
  • Enfin si vous préférez utiliser le savon, c’est aussi un bon moyen pour éliminer les virus de la surface de la peau mais souvenez-vous que si un savon en pain reste efficace dans l’eau de mer, un savon liquide lui n’a pratiquement aucune efficacité anti-infectieuse dans l’eau salée !
SHA et gels hydo-alcooliques

Concernant les ruptures de stock de solution hydro alcoolique (SHA), les pharmaciens ont l’autorisation de fabriquer la solution depuis vendredi 6 mars.

En cas de pénurie, remplacer la friction hydro alcoolique par un lavage simple des mains (eau et savon doux).

(Source : Centre de Prévention des Infections Associées aux Soins, 10 mars 2020).

  • 6 mai – Source : Légifrance

Désormais reconnu produit de première nécessité après le vote des députés et des sénateurs la semaine passée, les gels hydroalcooliques, dont le prix est encadré depuis le 6 mars, voient leur taux de TVA baisser. Un décret publié le 25 avril 2020 fixe désormais la TVA sur ces produits d’hygiène à 5,5 %, contre 20 % auparavant. Ainsi, par exemple, le flacon de 100 ml facturé au maximum 3 euros ne peut être vendu dorénavant plus de 2,64 euros TTC.
Accédez à l’intégralité du décret

  • Ancienne publication concernant les tarifications

Vous avez pu nous faire remonter des abus concernant des ventes de SHA et Gels Hydroalcooliques, l’URPS Pharmaciens vous rappelle les éléments suivants concernant sa tarification qui est réglementée, à savoir :

Gel
Hydro-alcoolique
Soluté
Hydro-alcoolique
Soluté
Hydro-alcoolique en vrac
50 ml 2,00 € 3,00 € 2,40 €
100 ml 3,00 € 4,50 € 3,60 €
300 ml 5,00 € 7,50 € 6,00 €
1 l 15,00 € 19,50 € 16,50 €