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Etude Covacpreg : femmes enceintes vaccinées

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Continuité de suivi postnatal des femmes et de leur enfant : réponses rapides HAS

Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 – Continuité du suivi postnatal des femmes et de leur enfant

(1er décembre – Source : HAS)

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Continuité de prise en charge des femmes enceintes - réponses rapides HAS

Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 – Continuité du suivi des femmes enceintes

(1er décembre – Source : HAS)

Dans un contexte de levée progressive et graduelle du confinement selon les territoires, la HAS a actualisé, au 27/11/2020, ses recommandations générales destinées à assurer la continuité de prise en charge des femmes enceintes en période de confinement impliquant une limitation des déplacements.

L’essentiel :

  • Réponse rapide n°1 : Les femmes enceintes au 3e trimestre de grossesse et les femmes enceintes avec comorbidité(s) sont considérées comme personnes à risque présumé de développer une forme sévère de COVID-19. Les mesures barrières doivent être respectées et renforcées quel que soit le terme de la grossesse. La prise en charge d’une femme enceinte atteinte de COVID-19 est plus complexe notamment en raison de l’impact de la grossesse sur les systèmes respiratoire et cardio-vasculaire de la femme enceinte et en raison du risque de prématurité.
  • Réponse rapide n°2 : Adapter les modalités de suivi de la mère et de l’enfant et d’adaptation de leur mode de vie dans un contexte de circulation active du virus à l’aide d’une démarche de décision partagée entre la femme et/ou le couple, et le professionnel ou l’équipe de soin qui suit la femme et l’enfant. Cette démarche se fonde sur des informations échangées entre eux et sur l’appréciation de la place respective des facteurs épidémiologiques, médicaux, des conditions de vie, vulnérabilités, préférences de la femme ou du couple.
  • Réponse rapide n°3 : Continuer à articuler le suivi des grossesses autour des 3 échographies obstétricales.
  • Réponse rapide n°4 : Réaliser le suivi des femmes à bas risque obstétrical au maximum en ville.
  • Réponse rapide n°5 : Moduler l’organisation du suivi des femmes enceintes en fonction des particularités géographiques et de l’évolution de la circulation du virus sur le territoire, de l’accès aux ressources locales et des demandes de la mère ou du couple.
  • Réponse rapide n°6 : Proposer systématiquement la vaccination contre la grippe saisonnière à toute femme enceinte, quel que soit le terme de la grossesse.
  • Réponse rapide n°7 : Garder un contact régulier avec la femme quel que soit le motif de consultation. Être attentif à la sécurité psychologique et émotionnelle de la femme doit être une préoccupation des professionnels de santé lors de toute consultation de suivi, de l’entretien prénatal précoce et de toutes les séances de préparation à la naissance.
  • Réponse rapide n°8 : Proposer un soutien psychologique, préférentiellement à distance, si le besoin est identifié par le professionnel de santé ou s’il est souhaité par la femme.
  • Réponse rapide n°9 : Proposer le suivi en présentiel ou en téléconsultation en fonction du risque obstétrical et de l’évolution de la situation clinique, mais aussi du contexte social et psychologique de la femme et d’un éventuel risque de violence intra-familiale, et des préférences de la femme.
  • Réponse rapide n°10 : Adapter l’organisation du suivi des grossesses à risque, tout en renforçant la surveillance des comorbidités associées et prévalent des formes graves de COVID-19.
  • Réponse rapide n°11 : Renforcer le suivi des grossesses suspectées ou diagnostiquées COVID-19, en privilégiant la téléconsultation.
  • Réponse rapide n°12 : Préparer la naissance et la sortie précoce de maternité en maintenant les séances de préparation à la naissance grâce à la téléconsultation ou en les organisant en présentiel.
    • Une information claire doit être délivrée aux femmes et/ou couple quant aux modalités d’accueil à la maternité et à la présence de l’accompagnant en salle de naissance et en suites de couches.
  • Réponse rapide n°13 : Proposer un dépistage systématique par RT-PCR à toutes femmes enceintes dans les 24h à 48h précédant toute intervention programmée (césarienne, déclenchement), et toute hospitalisation programmée.
    • Lors de l’admission pour un accouchement spontané :
      • si la femme est symptomatique : proposer un test antigénique (entre J1 et J4 après le début des symptômes) ou un test par RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé (entre J5 et J7 après le début des symptômes). Si le résultat est positif : orienter la femme vers un secteur de soins Covid.
      • si la femme est asymptomatique, proposer un test par RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé. Si le résultat est positif : orienter la femme vers un secteur de soins Covid.
  • Réponse rapide n°14 : Il est recommandé que la femme porte un masque chirurgical autant que faire se peut pendant la première phase du travail (changé aussi souvent que nécessaire pour garantir son efficacité) puis ôte le masque pendant la phase d’expulsion ; les professionnels de santé doivent alors porter un masque FFP2 et une protection oculaire.
  • Réponse rapide n° 15 : Préserver le lien entre le nouveau-né et ses parents chaque fois que cela est possible tout particulièrement lorsque le nouveau-né est en service de néonatologie : participation des parents aux soins, maintien des opportunités de contact en peau à peau, soutien psychologique, allaitement maternel encouragé et soutenu.
  • Réponse rapide n°16 : Quel que soit leur mode d’exercice, les professionnels doivent disposer et utiliser les équipements de protection individuelle (EPI) en quantité suffisante (masques chirurgicaux et FFP2, écran facial/lunette, surblouses et surchaussures, etc.).

Ces réponses rapides élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de leur publication sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

Ces réponses rapides sont fondées sur ce qui apparaît souhaitable ou nécessaire au moment où elles sont formulées. Elles ne prennent pas en compte les capacités d’approvisionnement en équipements de protection individuelle.

Port du masque chez les femmes qui accouchent

Port du masque chez les femmes qui accouchent

(21 novembre – Source : HCSP)

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le Haut Conseil de la santé publique apporte des éléments concernant le port du masque par les femmes qui accouchent, à partir d’une synthèse des recommandations internationales et de la position du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) du 30/09/2020.
La question de l’émission d’aérosols pendant la période d’expulsion n’est pas tranchée dans la littérature scientifique et ne fait pas consensus. Cette phase n’est pas considérée comme un acte générant des aérosols, même s’il existe des arguments expérimentaux laissant envisager que, du fait de l’hyperventilation, la femme soit susceptible d’excréter du virus SARS-CoV-2. Peu de pays abordent cette question n’émettant ni recommandation ni contre-indication.
La dimension psychosociale est aussi à considérer.
En période de forte circulation virale, le HCSP considère, par précaution, que lors des efforts expulsifs avec hyperventilation, un double masquage (masque à usage médical par le(s) professionnel(s) et la femme, présentant ou non des symptômes de Covid-19) est recommandé, sans être rendu obligatoire pour la femme.
Il n’est pas recommandé de porter un masque de type FFP2 pour une femme qui accouche.
Une recherche du portage de SARS-CoV-2 par dépistage peut faciliter la connaissance du statut infectieux de la femme et permettre d’adapter les mesures lors de l’accouchement.

Femmes enceintes et activité professionnelle

Coronavirus SARS-CoV-2 : femmes enceintes et activité professionnelle

(24 octobre – Source : HCSP)

Dans un avis du 06/10/2020 relatif à l’activité professionnelle des femmes enceintes en période de circulation du SARS-CoV-2, le HCSP  précise que les données relatives à l’infection à SARS-COV-2 chez les femmes enceintes sont encore très limitées. Par analogie avec d’autres virus respiratoires, il est considéré que la grossesse pourrait constituer un facteur de risque de forme grave, en particulier au 3e trimestre ou quel que soit le terme de la grossesse en cas de comorbidités.

En conséquence, le HCSP recommande :

Quel que soit le terme de la grossesse

  • La sensibilisation des femmes enceintes à l’hygiène des mains, aux mesures barrières et de distance physique dans toutes les situations professionnelles ou communautaires.
  • La sensibilisation des femmes enceintes aux risques professionnels liés à la grossesse.
  • Le strict respect par les femmes enceintes des mesures barrières, ces mesures réduisant sensiblement le risque de transmission du SARS-CoV-2. Il est essentiel que les conditions d’application de ces mesures barrières soient garanties sur le lieu de travail.
  • La poursuite possible voire souhaitable de l’activité professionnelle lorsque les conditions de travail et de transport permettent l’application correcte et stricte des mesures barrières.
  • Le maintien du suivi de la grossesse selon calendrier habituel.
  • La promotion de la vaccination antigrippale au cours de la grossesse et sa réalisation en période de campagne de vaccination antigrippale.

Pour les femmes au 3e trimestre, ou en cas de comorbidité quel que soit le terme de la grossesse

  • Qu’une information relative aux facteurs de risque de forme grave de Covid-19 et aux mesures de prévention de l’infection à SARS-Cov-2 soient délivrées de manière ciblée et explicite.
  • Qu’à l’instar des autres personnes à risque de forme grave de Covid-19 [1], les femmes enceintes puissent exercer une activité professionnelle sous réserve que leur soit donnée la possibilité de mettre en oeuvre les mesures barrières renforcées à savoir :
    • l’hygiène des mains régulière ;
    • le respect strict de la distance physique en milieu ouvert ou à défaut port systématique du masque ;
    • le port systématique d’un masque à usage médical normé ou d’un masque grand public en tissu réutilisable répondant à la norme AFNOR SPEC S76-001:2020 de catégorie 1 en milieu clos, que la distance physique soit ou non respectée ;
  • Que le médecin du travail apprécie la compatibilité de l’aménagement du poste de travail et des mesures de protection avec l’état de santé de la femmes enceinte à risque de forme grave de Covid-19 et puisse prononcer une éviction professionnelle si les conditions d’une poursuite du travail en sécurité ne sont pas remplies.
  • Que le télétravail soit privilégié chaque fois que possible, dans le respect des règles de bonne pratique et de la règlementation en vigueur.
  • Que, dans les cas où le télétravail est impossible, le travail en présentiel ne soit envisagé que lorsque les conditions de travail le permettent. Le poste de travail devra être adapté au risque de transmission du SARS-CoV-2 sur prescription du service de santé au travail.
  • Que le poste de travail puisse être isolé (bureau individuel ou respect de la distanciation physique) ou aménagé afin de limiter au maximum le risque d’exposition (horaires, mise en place de protections …).
  • Que le poste de travail (surfaces touchées par la personne) soit nettoyé et désinfecté au moins en début et en fin de poste, en particulier lorsque ce poste est partagé, avec les produits de nettoyage/désinfection habituels. Pour la désinfection, la plupart des désinfectants ménagers courants sont efficaces s’ils respectent la norme de virucidie pour les virus enveloppés (NF EN 14476 + A2 : 2019) à condition de suivre les instructions du fabricant, notamment en termes de concentration, de méthode d’application et de temps de contact.3
  • Que le masque à usage médical ou du masque de norme AFNOR de catégorie 1 doit soit changé au moins toutes les 4 heures et avant ce délai s’il est souillé, humide ou non intègre.
  • Que les précautions citées ci-dessus soient appliquées également dans tout lieu fréquenté par la personne à risque à l’occasion de son activité professionnelle (restaurant d’entreprise, cafétéria, salle de repos, déplacements pour se rendre sur son lieu de travail).
  • Qu’il soit procédé à une éviction en cas d’impossibilité d’application stricte des mesures barrières rappelées plus haut. 

Ces recommandations, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de publication de cet avis, peuvent évoluer en fonction de l’actualisation des connaissances et des données épidémiologiques.

Diabète gestationnel

(24 avril – Sources : Société Francophone du Diabète et Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français)

Le dépistage du diabète gestationnel sur facteurs de risque basé sur la glycémie à jeun au premier trimestre de la grossesse et sur l’hyperglycémie provoquée orale (HGPO) au 6ème mois de la grossesse est recommandé depuis 2010.
Afin de respecter les mesures de distanciation, certains laboratoires ne souhaitent plus  accueillir les patientes pendant une durée de 2 heures pour effectuer l’examen et certaines patientes ne souhaitent pas effectuer cet examen. Ceci est très dépendant des territoires.
Lorsque les organisations locales le permettent et qu’il n’y a pas de difficultés particulières que ce soit pour les patientes ou pour les laboratoires, il est recommandé de poursuivre le dépistage selon les recommandations actuelles de la SFD (Société Francophone du Diabète) et du CNGOF (Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français). Une étude française récente montre que le dépistage sur facteurs de risque identifie effectivement les femmes les plus à risque d’événements pendant la grossesse. Le dépistage sélectif permet donc de réduire le nombre de femmes qui doivent être dépistées.
En cas de difficultés, le panel de diabétologues, sous l’égide de la SFD et avec l’accord du CNGOF, propose une alternative basée sur les mesures de la glycémie à jeun et de l’HbA1c.
Le panel d’experts considère de ce fait qu’une glycémie à jeun ≥ 0,92 g/l ou qu’un taux d’HbA1c ≥ 5,7% peuvent être considérés comme anormaux, faisant poser le diagnostic de diabète gestationnel et justifiant une prise en charge.
Cette alternative n’est proposée que dans le contexte pandémique actuel.

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Modifications de l’hémostase : stratégie d’évaluation et de prise en charge

7 avril 2020 –  Modifications de l’hémostase : stratégie d’évaluation et de prise en charge – groupe de travail issu du CARO, de la SFAR et du CNGOF :

  • Bilan d’hémostase chez les femmes enceintes, COVID+ confirmées ou suspectes
  • Gestion du risque thromboembolique chez les femmes enceintes COVID-19 + ou suspectes

Publié le 27 mars – Source :  Résumé des articles  – du Collège National de Gynécologie Obstétrique du 23 Mars Covid et Grossesse – du  Dr Peyronnet Journal Gynécologie, Obstétrique, Fertilité et Sénologie du 19 Mars)

Attention, ces données peuvent évoluer de façon quotidienne avec l’avancée de l’épidémie et des connaissances chez la femme enceinte.

Ressources utiles

Qu'est-ce que le COVID-19 ?

Quelles conséquences pour la grossesse et l’accouchement ?