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Continuité des soins

Recommandations d’organisation des soins dans un contexte de résurgence de l’épidémie de Covid19

Recommandations d’organisation des soins dans un contexte de résurgence de l’épidémie de Covid19

(21 novembre – Source : DGS)

Le ministère des solidarités et de la santé, en collaboration avec plusieurs médecins des spécialités les plus concernées et en co-construction avec les conseils nationaux professionnels (CNP), les sociétés savantes, le CNUH et les ARS, a travaillé sur un corpus de recommandations intégrant également les avis les plus récents de la Haute autorité de santé (HAS) et du Haut conseil de la santé publique (HCSP).

L’ensemble de ces recommandations a vocation à anticiper un éventuel dépassement du capacitaire disponible en soins critiques en maintenant l’égalité d’accès à un juste soin et en favorisant les alternatives à l’hospitalisation, à travers la mise à disposition de propositions d’organisation et d’outils pratiques dans un contexte de reprise épidémique.

Pour ce faire, la stratégie proposée repose à la fois sur le renforcement de tous les leviers de prise en charge en amont de l’hôpital et en alternative à celui-ci afin d’éviter toute hospitalisation lorsque c’est possible dans un contexte de forte tension du système hospitalier ; et sur la fluidification des parcours hospitaliers des patients en renforçant l’articulation entre la médecine de ville, la régulation médicale et les services d’urgence, l’hospitalisation conventionnelle, les soins critiques et les soins de suite et de réadaptation.

Ces deux axes combinés doivent permettre au système de santé de préserver son capacitaire en hospitalisation conventionnelle, notamment pour les soins urgents et non-programmés, et de mieux répartir la charge en soins entre unités de niveaux adaptés.

Oxygénothérapie à domicile
Réponses rapides dans le cadre du Covid-19
Patients atteints d'une maladie rhumatologique chronique

Mise à jour des «  Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 – Assurer la continuité de la prise en charge thérapeutique des patients atteints d’une maladie rhumatologique chronique »

(28 novembre – Source : HAS)

Les personnes atteintes de maladies chroniques sont plus exposées à des formes graves d’infection Covid-19 (HCSP, 2020). Dans ce contexte épidémique, ces personnes sont aussi plus à risque d’aggravation/de déstabilisation de leur maladie chronique du fait d’une moindre surveillance, en raison des mesures de confinement, de limitation des déplacements pour des consultations médicales en présentiel, réservées au cas les plus urgents.

Le risque de rupture de la prise en charge des patients fragiles est réel.

Ces préconisations portent sur le suivi des personnes non symptomatiques de Covid-19, atteintes de maladies rhumatologiques chroniques.

L’essentiel :

  • Réponse rapide n°1 : le risque de développer une forme sévère de la Covid-19 chez un patient porteur d’un rhumatisme inflammatoire chronique repose principalement sur les mêmes facteurs de risque que la population générale, à savoir l’âge et les comorbidités classiques.
  • Réponse rapide n°2 : tout patient atteint d’un rhumatisme inflammatoire chronique développant des symptômes de la Covid-19 ou cas contact, doit être testé (Cf. HAS Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 : Prise en charge de premier recours des patients suspectés de Covid-19. Novembre 2020)
  • Réponse rapide n°3 : les personnes prenant une corticothérapie à dose immunosuppressive (≥ 10 mg/j, ≥ 2 semaines) sont à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2.
  • Réponse rapide n°4 : pendant la période de l’épidémie de Covid-19, une infiltration d’un corticostéroïde reste possible quand il n’y a pas d’alternative thérapeutique.
  • Réponse rapide n°5 : en l’absence de signe de Covid-19, il n’y a pas de contre-indication à la prescription ou à la poursuite d’un traitement par AINS.
  • Réponse rapide n°6 : en l’absence de signe de Covid-19, il est conseillé de maintenir tous types de traitements de fond (synthétique conventionnel ou ciblé et biomédicaments) d’un rhumatisme inflammatoire chronique, s’ils sont efficaces et bien tolérés, afin d’éviter la survenue potentielle d’une poussée, avec application stricte des mesures « barrières ».
  • Réponse rapide n°7 : en l’absence de signe de Covid-19, il n’y a pas de contre-indication à initier tous types de traitements de fond (synthétique conventionnel ou ciblé et biomédicaments) s’ils sont nécessaires pour le bon contrôle d’un rhumatisme inflammatoire chronique, avec application stricte des mesures « barrière » (Cf. HAS Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 : Mesures de prévention de la transmission du SARS-coV2 pour la prise en charge des patients en milieu de soins (hors établissements de santé et médico-sociaux), Novembre 2020)
  • Réponse rapide n°8 : en cas de symptômes évocateurs de Covid-19, il faut suspendre tous types de traitements de fond d’un rhumatisme inflammatoire chronique et maintenir les corticoïdes s’ils ont été prescrits simultanément.
  • Réponse rapide n°9 : après une infection Covid-19, la reprise du traitement de fond d’un rhumatisme inflammatoire chronique est envisageable une à deux semaines après la disparition de toute symptomatologie.
  • Réponse rapide n°10 : les conditions de distanciation physique ne doivent pas faire repousser de plus de quelques semaines une injection semestrielle de denosumab prescrite dans le cadre du traitement d’une ostéoporose.

Ces réponses rapides, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de publication de cet avis, sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

Patients atteints d'une maladie rhumatologique chronique

Mise à jour des «  Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 – HTA – Suivi des patients »

(28 novembre – Source : HAS)

Dans le contexte épidémique vis-à-vis du Covid-19, la HAS a élaboré des recommandations générales destinées à assurer la continuité de prise en charge des patients souffrant de maladies chroniques somatiques ou psychiatriques en période épidémique.

De façon générale, les personnes atteintes de maladies chroniques sont plus exposées à des formes graves d’infection Covid-19. Ces personnes sont aussi plus à risque d’aggravation/de déstabilisation de leur maladie chronique du fait d’une moindre surveillance, en raison des mesures liées au confinement puis à sa levée, et de limitation des déplacements pour des consultations médicales en présentiel.

Par ailleurs, des questions ont été soulevées par des scientifiques concernant le risque que des traitements antihypertenseurs (IEC et ARA2) puissent avoir un impact sur l’évolution de l’infection Covid-19.

Ces réponses rapides portent sur le suivi, pendant la période épidémique, des personnes non symptomatiques du Covid-19, atteintes d’hypertension artérielle.

L’essentiel :

Ces réponses rapides sont destinées aux soignants qui assurent le suivi, pendant la période épidémique, des patients atteints d’hypertension artérielle non compliquée.
En cas de complication de l’HTA : se reporter à la Fiche « Réponse Rapide » spécifique.

  • Réponse rapide n°1 : Préconiser chez les patients hypertendus, les mesures de précautions et de prévention recommandées en fonction de leur âge mais aussi des éventuelles comorbidités de l’HTA (en particulier le diabète, l’obésité, l’insuffisance rénale, etc.).
  • Réponse rapide n°2 : Les patients présentant une HTA compliquée (avec complications cardiaques, rénales, cérébro-vasculaires) sont considérés comme à risque de développer une forme grave de Covid-19. Rappeler à ces patients l’importance du respect des mesures barrières spécifiques préconisées.
  • Réponse rapide n°3 : Informer le patient de ne pas modifier ou arrêter un traitement par IEC ou par sartans (ARA2), sans avis médical. Il n’est pas non plus justifié d’introduire ces classes thérapeutiques, aucune donnée robuste actuellement ne permettant d’impliquer les IEC ou les sartans (ARA2) dans la survenue ou l’évolution du Covid-19, ni dans un sens positif, ni dans un sens délétère.
  • Réponse rapide n°4 : Informer le patient de ne pas modifier ou arrêter un traitement antihypertenseur, même en période épidémique, sans avis médical. De la même façon, s’assurer que les traitements prescrits dans le cadre de maladies chroniques associées (notamment le diabète) sont toujours poursuivis.
  • Réponse rapide n°5: Rappeler au patient que même en période épidémique, il doit alerter son médecin traitant ou un médecin de proximité en cas de problème, d’aggravation de son état, ou de symptôme inhabituel. Il devra alors mentionner son HTA et ses traitements en cours à tout professionnel de santé intervenant auprès de lui.
  • Réponse rapide n°6 : Informer le patient qu’en cas de fièvre élevée ou de diarrhée importante, il doit demander conseil à son médecin ou à son pharmacien car ces symptômes peuvent nécessiter d’adapter transitoirement les traitements par IEC, ARA2 et diurétiques compte tenu du risque de déshydratation et d’insuffisance rénale. De même, les AINS sont à éviter en automédication.
  • Réponse rapide n°7 : Encourager la continuité de l’automesure au domicile, selon les modalités habituelles suivies par le patient et anticiper en cas d’une consultation ou contact téléphonique prévu avec le médecin. En cas de PA anormalement hautes par automesure, préciser au patient qu’il doit contacter son médecin traitant et ne pas modifier seul son traitement.
  • Réponse rapide n°8 : Rappeler l’importance du respect des mesures hygiéno-diététiques dont l’activité physique qui seront à adapter au contexte du confinement ou de sa levée et à la situation du patient. En particulier de ne pas oublier de se peser régulièrement.
  • Réponse rapide n°9 : Maintenir les consultations médicales nécessaires au rythme prévu en adaptant les modalités aux nécessités de prise en charge du patient (téléconsultation et télésoin si possible, consultation sur rendez-vous au cabinet en milieu sécurisé ou visites à domicile, en appliquant les mesures de protection nécessaire).
  • Réponse rapide n°10 : Rappeler que la téléconsultation est une vraie consultation et que le patient doit se munir de la liste de ses médicaments, des résultats d’analyse biologique si besoin et des données d’automesure en prévision de celle-ci.
  • Réponse rapide n°11 : Insister auprès du patient qu’en cas de nouveaux symptômes il ne doit pas attendre mais contacter un médecin. Et en cas de symptômes évocateurs d’une complication cardiovasculaire (douleur thoracique, déficit neurologique, troubles visuels, etc.), même si ces symptômes sont transitoires, il doit contacter directement le 15.

Ces réponses rapides, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de publication de cet avis, sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

Dépistages organisés cancers : sein, colorectal, du col de l'utérus

Consultez la page Oncologie

Prévention des séquelles associées au covid – rééducation olfactive

Consultez la page ORL

ALD des patients COVID avec passage en réanimation

(13 août – Source : Assurance Maladie)

Un patient ayant été diagnostiqué covid 19 et ayant effectué un séjour en réanimation, bénéficie d’une prise en charge ALD dès lors que son médecin traitant en fait la demande auprès de l’Assurance Maladie.
Il est important de souligner que c’est le passage en réanimation du patient COVID qui conditionne l’ALD et non un séjour hospitalier dans un autre service.
Réalisation des soins à domicile par les infirmiers libéraux

(7 août – Source : Assurance Maladie)

Jusqu’au 30 octobre 2020, les infirmiers libéraux ont l’autorisation d’effectuer les soins à domicile sans mention spécifique figurant sur la prescription médicale. Tous les soins sont concernés par cette mesure dérogatoire.

Carte Personnel d’Établissement (CPE) assistant médical

Possibilité de commande de Carte Personnel d’Établissement (CPE) assistant médical 

(25 juillet – Source : Assurance Maladie)

Depuis le 6 juillet 2020, les médecins qui salarient des assistants médicaux peuvent leur commander une carte de personnel d’établissement (CPE) libérale leur permettant – après création d’un compte – d’accéder directement à amelipro et utiliser les téléservice associés. La commande se fait directement depuis le site de l’Agence du numérique en santé (ANS). À noter que lors de la commande, le médecin employeur doit se munir de sa carte CPS.

Attention, à compter de septembre 2020, seule une carte CPE spécifique assistant médical ouvrira la possibilité de créer un compte dédié à l’assistant médical. D’ici là, il est possible d’utiliser une carte CPE non spécifique pour créer un compte pour les assistants médicaux sur amelipro.

Prise en charge des patients post-COVID-19 en médecine physique et de réadaptation, SSR et retour à domicile

(29 avril)

Prise en charge des patients post-COVID-19 en médecine physique et de réadaptation, SSR et retour à domicile

(Source HAS, 16/04/2020)

Téléchargez la fiche complète de la HAS

Les patients qui ont développé une forme sévère de COVID-19 et sortent d’hospitalisation en soins aigus, notamment après un passage en réanimation, sont très amaigris et affaiblis. Ils ont besoin d’une rééducation et d’une réadaptation adaptées pour se rétablir pleinement. La HAS a publié une Réponse rapide pour préciser l’intervention des rééducateurs auprès de ces patients, de manière sécurisée, à l’hôpital ou à domicile. Ce document a été réalisé en collaboration avec le CNP de MPR (Conseil National Professionnel de Médecine Physique et de Réadaptation) et la SOFMER (Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation).
Ces réponses rapides élaborées sur la base des connaissances disponibles en date du 16/04/2020 sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

  1. Les déficiences plus ou moins sévères, d’ordres respiratoire, cardiovasculaire, rénal, neurocognitif, psychiatrique, musculo-squelettique, métabolique et nutritionnel, entraînant une limitation d’activité, sont fréquentes et particulièrement importantes chez ces patients, et nécessiteront une prise en charge prolongée.
  2. Le risque de contamination nécessite d’appliquer strictement les mesures de protection lors des séances de rééducation/réadaptation pendant la phase contagieuse qui peut durer au-delà de la phase aiguë.
  3. Les objectifs de l’hospitalisation en MPR sont le bilan diagnostique et l’évaluation des déficiences spécifiques et des limitations d’activités, la structuration des programmes de rééducation/réadaptation, et le suivi des complications médicales.
  4. Certains patients requièrent un programme de rééducation/réadaptation pluriprofessionnel coordonné par un médecin de MPR. Le recours à l’oxygénothérapie est souvent nécessaire.
  5. Tant que le patient n’est pas stabilisé, la rééducation/réadaptation doit prendre en compte le risque de décompensation cardiorespiratoire et de complications thromboemboliques spécifiques, avec surveillance des constantes physiologiques.
  6. Chaque intervention de rééducation/réadaptation doit tenir compte de la fatigabilité de ces patients souvent dénutris, asthéniques et porteurs de comorbidités.
  7. La rééducation/réadaptation à domicile peut être réalisée en télésoin, ou avec des autoprogrammes d’exercices préalablement appris et supervisés à distance, ou par un kinésithérapeute à domicile si son absence cause une perte de chance pour le patient.
  8. Une rééducation/réadaptation à domicile peut être mise en œuvre après la phase aiguë, pour reprise progressive et contrôlée d’une activité physique de faible intensité (1-3 METs1 ou essoufflement ≤3 échelle de Borg), poursuite de la rééducation respiratoire, reprise de la déambulation et des activités fonctionnelles habituelles, renutrition, suivi psychologique, en respectant la dyspnée, la fatigabilité, et la tolérance du patient.
  9. Le patient COVID-19, hospitalisé ou à domicile, doit être informé qu’un programme de réentrainement ciblé sur l’endurance peut s’avérer nécessaire, à distance, dans des objectifs de retour à l’emploi et de retour aux activités physiques et sociales.

1 : MET : (Metabolic Equivalent of Task, équivalent métabolique), expression de l’intensité d’une activité physique le plus souvent exprimée en MET défini comme le rapport de la dépense énergétique liée à l’activité physique sur le métabolisme de base. 1 MET correspond au niveau de dépense énergétique au repos, assis sur une chaise (3.5ml02/mn/kg).

Communiqué de presse URPS ML / France Asso sANTÉ : Sous-activité de nombreux cabinets médicaux

(31 mars)

Téléchargez le communiqué de presse commun URPS Médecins Libéraux HDF / France Assis Santé HDF

Nous nous inquiétons d’une sous-activités de beaucoup de cabinets médicaux, vraisemblablement parce que nos patients n’osent pas nous appeler et risquent de passer à côté de pathologies qui pourraient s’avérer très graves…

Les établissements de santé commencent à voir des appendicites au stade de péritonite, des infarctus ou des AVC pris en charge trop tardivement etc.

L’URPS Médecins et France Assos Santé Hauts-de-France ont lancé aujourd’hui un appel : « Ne confondez pas renoncement aux soins et report de soins … Contactez votre médecin afin d’obtenir un avis médical » (voir communiqué de presse complet en pièce jointe).

Le message est clair « n’hésitez pas, appelez vos médecins habituels, vous ne les dérangerez pas, ils sont là pour ça ! ».

Nous espérons être entendus pour limiter les pertes de chance des personnes souffrant d’autres pathologies que celles liées au covid, qu’elles soient chroniques ou non.