urps médecin

Siège social LILLE

118 BIS RUE ROYAL
59000 LILLE
Tel : 03 20 20 20 20

Antenne AMIENS

118 BIS RUE ROYAL
59000 LILLE
Tel : 03 20 20 20 20

CONTACTEZ-NOUS

COVID-19 et traitements en cours

👉🏻 Prevenar – vaccination

(Mise à jour 23 mars)

Le Prevenar 13 est un vaccin anti-pneumococcique, donc protecteur vis-à-vis des bactéries Pneumocoque. Cependant aucun lien n’a été trouvé à ce jour comme potentiel facteur protecteur contre le virus Covid-19.

Les indications du Prévenar 13 restent donc, exclusivement : schéma vaccinal de primo-vaccination (à 2, 4 et 11 mois), rattrapage vaccinal et situations particulières (prématurés, patients immunodéprimés, patients avec une pathologie prédisposant à la survenue d’infection invasive à Pneumocoque (Cf. recommandations calendrier vaccinal mars 2019).

Le message-clé reste que les schémas vaccinaux doivent être réalisés et poursuivis conformément aux recommandations en vigueur et ces recommandations n’ont pas, à ce jour, été modifiées.

👉🏻 Concernant les dangers liés aux traitements pris, vous nous aviez répondu pour les corticoïdes, pouvez-vous nous donner l’argumentaire concernant les AINS ou encore le Tamiflu, voire d’autres qui vous auraient été proposés et que vous avez éliminé ?

(22 mars – Source Infectiologue)

AINS et corticoïdes, comme dans tout contexte infectieux, sont déconseillés car favorisent les surinfections bactériennes.

Pour le Tamiflu, aucune efficacité prouvée sur le coronavirus.

A ce jour il n’y a aucun traitement anti-infectieux qui ait fait sa preuve d’efficacité dans la prise en charge du covid-19 (au 19/03/2020)

👉🏻 ORL 

(20 mars – Source DGS et Infectiologues CHU Lille)

De nombreux ORL (Lariboisière, la Pitié) et docadoc ORL (regroupant 4000 ORL libéraux et hospitaliers), font remonter l’explosion des consultations pour anosmie sévère et brutale, voire totale sans obstruction nasale, avec troubles du goût très gênants, isolée ou avec des symptômes du coronavirus classique et parfois une simple rhinite, globalement, tout signe respiratoire haut ou bas.

Il semblerait que ce soit un critère diagnostique majeur dans le COVID-19.

Il y a donc une contre-indication des corticoïdes habituels (inhalés ou per os) pour cette atteinte normalement rare.

Nos infectiologues confirment ces données et vous conseillent de réévaluer impérativement ces patients à distance et de réaliser un isolement de 14 jours.

Sur la réalisation des TDR, il est utile de continuer de les réaliser, le printemps étant propices au développement des angines bactériennes nécessitant une antibiothérapie, même si ces tests sont laissés à votre libre appréciation médicale en période de coronavirus, ce test faisant parfois tousser le patient.

👉🏻 Cardiologie : traitement IEC et ARA 2

(20 mars – Source Fédération Française de Cardiologie)

Sur le rôle des IEC et ARA 2 dans l’aggravation, la société française de cardiologie recommande de ne pas arrêter ce type de traitement.

👉🏻 Pneumologie : Nébulisations

(20 mars – Source Société Française de Pneumologie)

Pas de nébulisation car risque de toux si suspicion de coronavirus mais avoir quelques précautions avec la Pression Positive Continue (PPC) où un avis pneumologique est bienvenu.

👉🏻 Restrictions de délivrance du paracétamol du 18 au 31 mars 

(19 mars – Source URPS Pharmaciens et Légifrance)

Dans le contexte du COVID-19, l’ANSM (L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) rappelle aux patients et aux professionnels de santé qu’en cas de douleur et/ou fièvre, l’utilisation du paracétamol est à privilégier en respectant les règles de bon usage. L’ANSM alerte sur la nécessité de ne pas prescrire, ni délivrer, ni stocker inutilement les médicaments à base de paracétamol.

Afin de garantir leur disponibilité, les pharmaciens ont reçu pour directives :

  • pour une demande sans ordonnance : délivrer une seule boite de paracétamol (500 mg ou 1g), 2 boites (500 mg ou 1g) en cas de symptômes (douleurs et/ou fièvre), maximum par patient ;
  • pour une demande avec ordonnance : honorer la quantité prescrite par le médecin.

👉🏻 Contre-indication de l’ibuprofène 

(19 mars – Source URPS Pharmaciens et Légifrance)

En cas de douleur et/ou fièvre, notamment dans un contexte d’infection, l’ANSM appelle les patients et les professionnels de santé à privilégier l’utilisation du paracétamol. En effet, les anti-inflammatoires (dont l’ibuprofène) peuvent masquer une infection et potentiellement avoir un effet aggravant dans certaines situations.

Cependant, si votre patient est traité par anti-inflammatoires ou par corticoïdes, c’est au seul médecin que revient la décision d’arrêter le traitement si nécessaire.

L’URPS Pharmaciens a rappelé aux officines de ne pas vendre l’Ibuprofène au comptoir en systématique en période épidémique de Covid-19 et qu’une téléconsultation serait bienvenue avant pour éviter des problèmes de santé, les céphalées pouvant être un des premiers symptômes.

Nous vous invitons également à continuer de délivrer le paracétamol en quantité adaptée à la pathologie (ex : 3 boîtes maximum soit 6 jours en cas de fièvre) et en tenant compte du risque de rupture.

👉🏻 AINS et corticoïdes contre-indiqués 

Migraines/Céphalées

(23 mars)

La Société Française d’Étude des Migraines et Céphalées rappelle que le traitement d’une fièvre mal tolérée ou de douleurs dans le cadre du COVID19 ou de toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 60 mg/kg/jour et de 3 g/jour. Les AINS doivent être proscrits dans ces cas.

En cas de crise de migraine, les traitements recommandés en France sont les AINS et les triptans. Beaucoup de patients prennent également des antalgiques.

Durant toute la durée de l’épidémie de COVID-19, les adaptations à suivre sont les suivantes :

  • Absence de symptôme d’infection virale respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoire, rhinite, angine) poursuite du traitement de crise habituel en privilégiant les triptans et en limitant les AINS aux crises sévères rebelles aux triptans pris seuls. Les antalgiques (paracétamol ou antalgiques opiacés) peuvent être utilisés si besoin.
  • Présence de symptômes d’infection virale respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoire, rhinite, angine) : stopper tous les AINS jusqu’à la guérison. Si une crise de migraine survient, elle devra être traitée par triptans et/ou antalgiques (paracétamol ou antalgiques opiacés).
  • L’aspirine est un anti-inflammatoire à une posologie supérieure ou égale à 500 mg/jour.

Infection respiratoire aiguë

(20 mars)

La Société de Pneumologie de Langue Française et la Fédération Française de Pneumologie rappelle que, dans le contexte sanitaire actuel, les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont déconseillés en cas de symptômes d’infection respiratoire aiguë.

Les personnes souffrant d’une maladie respiratoire chronique (asthme, BPCO, autre) qui reçoivent un traitement par corticoïde inhalé ou oral ne doivent pas l’interrompre sans l’avis de leur pneumologue ou de leur médecin traitant, au risque de déstabiliser leur maladie. Par ailleurs la SPLF rappelle que les anti-inflammatoires non stéroïdiens n’ont aucune indication thérapeutique dans les maladies respiratoires chroniques.

Facteur d’aggravation de l’infection

(15 mars)

La prise d’anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone, …) pourrait être un facteur d’aggravation de l’infection, avec des complications sévères possibles. En cas de fièvre, prescrivez du paracétamol.

Il est vivement déconseillé de prescrire des AINS et corticoïdes dans le traitement du COVID.

Pour les patients déjà sous anti-inflammatoires, adaptez le traitement si cela est possible.

La poursuite ou l’arrêt des traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs se fera au cas par cas, à la suite d’un échange avec le prescripteur initial.

👉🏻 Conduite à tenir pour les patients sous METHOTREXATE et qui voyagent (Europe ou hors Europe). Doivent-ils arrêter ce traitement ?

(13 mars – Sources : Infectiologues CHRU Lille)

Ce n’est pas le traitement qu’il faut modifier mais le voyage en lui-même. Un traitement immunosuppresseur ne s’arrête qu’après discussion et accord avec le médecin prescripteur de ce traitement pour bien discuter de la balance bénéfice-risque.

Il n’est pas judicieux d’arrêter un tel traitement pour voyager. Il est en revanche judicieux de remettre en cause le  voyage dans le contexte de la situation actuelle.