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Sortie de confinement

Recommandations : Sortie de confinement

(Sources : Conseil Régional de l’Ordre des Médecins, Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux, Assurance Maladie, Agence Régionale de Santé)

Chaque praticien doit adapter son exercice professionnel aux indispensables recommandations d’hygiène et de sécurité, pour ses patients, son personnel et lui-même.

Après réflexions et discussions entre le Conseil Régional de l’Ordre des Médecins, l’Union Régionale des Professionnels de Santé Médecins Libéraux l’Assurance Maladie, l’Agence Régionale de Santé, voici les recommandations pour la remontée progressive de l’activité dans les cabinets de ville (médecine générale et spécialités) que chaque médecin adaptera en fonction de l’architecture de son cabinet et de ses modalités d’exercice et sans oublier de prendre connaissance, pour des actes spécifiques, des recommandations des sociétés savantes.

Quelques principes généraux

  • Favoriser la téléconsultation et la téléexpertise,
  • Porter un masque, quel que soit le motif de consultation,
  • Diminuer le flux horaire des consultations physiques,
  • Alterner la téléconsultation et la consultation physique pour permettre un temps de désinfection,
  • Réserver des plages horaires pour les patients fragiles,
  • Réserver, en fin de séquence de consultation, des créneaux horaires pour les consultations des patients COVID ou suspect COVID en utilisant une tenue adaptée,
  • Organiser, quand les conditions le permettent, un circuit et une salle d’examen dédiés,
  • Voir en consultation le patient dans les 24h en cas de syndrome infectieux.

Le rendez-vous 

Dans cette période difficile, il est conseillé de ne travailler que sur rendez-vous et de respecter strictement les horaires de consultation, en indiquant aux patients de n’arriver ni en avance ni en retard.

La prise de rendez-vous permet :

  • de vérifier le motif de la consultation et de détecter d’éventuels symptômes de l’infection à Covid 19,
  • de s’assurer qu’une téléconsultation n’est pas envisageable,
  • de l’orienter vers un circuit ou un horaire privilégié,
  • d’espacer les rendez-vous afin d’éviter que les patients ne se croisent en salle d’attente.

Conseils aux patients lors de la prise de rendez-vous :

  • Pas d’accompagnant sauf pour les enfants de moins de 16 ans ou les personnes dépendantes, pour lesquels un accompagnant est autorisé,
  • Le patient doit porter un masque et respecter les gestes barrières.

L’arrivée au cabinet

  • Chaque patient doit porter un masque. Dans le cas contraire, le médecin, s’il en a la possibilité, lui en remet un,
  • Le médecin ou le personnel de secrétariat met à disposition du SHA et vérifie que le patient se frictionne les mains. S’il ne peut le vérifier, il appose à la vue des patients les recommandations en matière de lavage de mains.

L’accueil au secrétariat

  • Un balisage permet de s’assurer que le patient respecte une distance minimale d’un mètre avec le personnel de secrétariat,
  • Selon la typologie du cabinet, le personnel de secrétariat doit être protégé par une protection de comptoir en plexiglass ou un hygiaphone ou porter un masque et une visière. Il doit porter une blouse ou une tenue dédiée (à mettre en arrivant sur le lieu de travail et à retirer avant de le quitter),
  • Le personnel de secrétariat doit se laver les mains ou les désinfecter au SHA entre chaque patient,
  • Le plan de travail, le clavier, la souris, l’écran et l’ordinateur doivent subir un bionettoyage régulier.

La salle d’attente

  • supprimer tous les journaux, revues et prospectus,
  • supprimer les jouets,
  • espacer les sièges d’au moins 1 mètre et éviter la possibilité d’une attente en vis-à-vis
  • afficher les gestes barrière en salle d’attente,
  • aérer régulièrement,
  • prévoir la désinfection des poignées de porte, sièges,… plusieurs fois par jour,
  • supprimer les sièges en tissu ou prévoir des protections désinfectables,
  • supprimer l’accès libre aux toilettes.

La consultation

  • Le médecin est porteur de toutes les protections utiles et adaptées à la consultation,
  • Le médecin désinfecte entre chaque consultation toutes les surfaces « utilisées » ainsi que ses instruments,
  • Le médecin se désinfecte les mains avant et après avoir manipulé chaque carte vitale,
  • Moyens de paiement : privilégier la carte bleue sans contact et désinfecter l’appareil après chaque utilisation,
  • Le médecin assure la gestion des déchets souillés et éléments de protection.

Toutes les mesures qui permettent de limiter les risques de contamination doivent absolument être mises en œuvre dans tous les cabinets. 

Nous remercions l’ensemble des praticiens qui se dévouent depuis le début de cette période épidémique, de continuer à lutter contre la propagation du virus en développant au sein de leur cabinet et pour leur exercice professionnel, l’ensemble des mesures barrières ici brièvement rappelées.

Face à l’épidémie de Covid 19, l’Ordre des Médecins rappelle deux articles du Code de Déontologie qu’il est nécessaire de continuer à appliquer malgré les difficultés nouvelles d’exercice professionnel consécutives à la prise en charge de cette maladie infectieuse très contaminante :
Art 32 : dès lors qu’il a accepté de répondre à une demande, le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science
Art 49 : le médecin appelé dans une famille ou une collectivité doit tout mettre en œuvre pour obtenir le respect des règles D’HYGIENE et de PROPHYLAXIE. Il doit informer le patient de ses responsabilités et devoirs vis à vis de lui-même et des tiers ainsi que des précautions qu’il doit prendre.

Enfants avec maladie chronique : proposition de retour dans leur établissement scolaire

(30 avril – Société Française de Pédiatrie et des Sociétés de Spécialités Pédiatriques)

Les écoles et établissements scolaires sont fermés depuis le 16 mars 2020 en raison de l’épidémie de coronavirus Covid-19. Un retour progressif des élèves vers ces établissements est prévu à partir du 11 mai 2020. Ce retour à une vie scolaire en collectivité est la source de nombreuses interrogations et inquiétudes, en particulier chez les parents d’enfants atteints d’une maladie chronique. La scolarité contribuant à l’épanouissement global de tous les enfants, quelles que soient leurs particularités, il est apparu important aux différentes sociétés savantes pédiatriques de faire des propositions qui permettent aux enfants avec une maladie chronique une reprise de leur scolarité dans les meilleures conditions.
Ces propositions, en date du 26/04/2020 sont spécifiques aux enfants atteints d’une pathologie chronique, et viennent en complément des règles édictées pour tous les enfants au niveau national.

Risques d’une infection covid-19 chez l’enfant avec pathologie chronique

Les données pédiatriques concernant l’infection à Covid-19 sont rassurantes. Les formes sévères sont restées très rares chez l’enfant. Ce caractère bénin de l’infection à Covid-19 chez l’enfant semble également vrai chez l’enfant atteint d’une pathologie chronique.
Il est toutefois possible que la protection particulière apportée à ces enfants par leur famille ait limité leur exposition au Covid-19, faisant ainsi sous-estimer la possibilité de complications induites par le Covid-19 chez ces enfants.
Par ailleurs, la rareté de certaines conditions pathologiques peut rendre difficile l’identification d’un risque spécifique à ces conditions.
Pour ces raisons, les enfants avec certaines maladies chroniques doivent bénéficier de protections renforcées lors du retour en milieu scolaire, notamment les pathologies connues pour être à risque de décompensation sévère à l’occasion d’infections respiratoires virales. Il convient alors de s’assurer auprès du médecin référent des mesures complémentaires éventuelles.

Propositions

  1. Il faut favoriser le retour dans leur établissement scolaire de tous les enfants ayant une pathologie chronique, car bénéfique pour leur santé, leur bien-être et leur avenir. Différer ce retour apparaît sans avantage pour la prise en charge de leur maladie. La poursuite d’une scolarisation à domicile ne peut concerner que quelques cas particuliers, sur avis du médecin référent.
  2. Les mesures barrières et les mesures d’hygiène recommandées pour l’ensemble des enfants dans les établissements scolaires doivent être appliquées avec une vigilance particulière chez les enfants avec pathologie chronique.
  3. Pour certaines pathologies, connues pour être à risque de complications lors d’infections virales respiratoires, ou caractérisées par une dysfonction immunitaire importante, des mesures barrières renforcées sont proposées à tout âge (voir tableau et textes spécifiques des sociétés participantes).
Cluster / cas groupés

Définition

Pour mémoire, selon le ministère de la Santé, « un cluster est un regroupement d’au moins deux cas en même temps, au même endroit ».
Des clusters vont donc apparaître fréquemment avec la sortie de confinement et il sera nécessaire de faire la part des choses entre des situations où 3 cas sont avérés de situations où un plus grand nombre de personnes seraient concernées. 

Cluster/cas groupés Hauts-de-France

(Information au 27/05/2020 – Source : ARS)

Dans le cadre du contact tracing du covid-19, l’ARS est mobilisée pour l’identification et l’investigation des chaines de transmission et des clusters (cas groupés en même temps, au même endroit), et la gestion des situations complexes, dans certaines collectivités notamment.
Il semble important qu’en tant que médecins libéraux, vous soyez informés des clusters identifiés par l’ARS en Hauts-de-France. Avec l’accord de cette dernière, nous vous vous donnerons donc régulièrement la liste mise à jour des cas groupés de 3 cas confirmés ou plus (hors EHPAD) et qui font l’objet de dépistages ciblés.
Cette information qui ne doit pas être divulguée pourrait vous permettre  d’identifier des cas contact méconnus et d’être encore et toujours un relais efficace et discret dans la lutte contre la diffusion du virus.  
Il est également important de continuer de maintenir les protections et gestes barrière, y compris hors cluster, la résurgence des clusters étant, jusqu’ici, associée à une application moins systématique des gestes barrières, notamment entre collègues d’une même structure/ entreprise/ association.

Pour obtenir la liste des sites (que nous ne pouvons diffuser sur notre site Internet), vous pouvez nous envoyer un mail en cliquant ici ou via l’adresse mail alerte-medecinsliberaux(alt)urpsml-hdf.fr, en indiquant votre département, nom, prénom, spécialité et ville d’exercice.

Masques

Consultez la page dédiée aux Equipements Individuels de Protection

Contacts tracing

Consultez la page dédiée aux Contacts tracing

Prélèvements

Consultez la page dédiée aux Prélèvements/tests

Outils pour vos patients

Consultez la page dédiée Pour vos patients

Outils pour vos publics avec difficultés de compréhension – Déconfinement en FALC (Facile A Lire et à Comprendre) 

Pour rappel, le FALC est un langage Facile A Lire et à Comprendre. Il a pour but de faciliter l’accès à l’information aux personnes avec des difficultés de compréhension : personnes en situation de handicap, dyslexiques, personnes avec une déficience auditive ou visuelle mais également les personnes qui ont des difficultés avec la langue française. Le FALC est finalement utile à tous.
Dans le cadre du covid-19, 2 nouvelles fiches d’information sur la période de déconfinement ont été produites (source : https://santebd.org/coronavirus) :

Covid-19 : le déconfinement. Qu’est-ce que ça veut dire ? Les nouvelles règles à respecter.

 

 

 

 

 

 

Covid-19 : à compter du 11 mai, je reste confiné ou je me déconfine ? C’est moi qui choisis ! Une fiche FALC pour aider à l’auto-détermination des personnes face au déconfinement.

Prévention des soignants
Services de santé au travail

(30 avril – Source : Direccte Hauts-de-France)

Les services de santé au travail interentreprises de la région des Hauts-de-France continue de se mobiliser pour délivrer les conseils de prévention aux employeurs et salariés, et accompagner les entreprises amenées, par l’effet de la crise sanitaire, à accroître ou adapter leur activité et à mettre en œuvre des mesures de prévention adéquates contre ce risque.
Tous les services assurent des permanences téléphoniques et sont en capacité d’assurer des visites en fonction de l’appréciation du médecin du travail.
Vous trouverez en pièce jointe les coordonnées des services de santé au travail de la région.
Pour le suivi de l’état de santé des travailleurs, certaines visites qui étaient prévues entre le 12 mars et le 31 août 2020 pourront être reportées jusqu’au 31 décembre 2020  sans faire obstacle à l’embauche ou à la reprise du travail et sauf si le médecin du travail estime qu’elles sont indispensables.

Les visites suivantes ne peuvent faire l’objet d’aucun report au-delà de l’échéance prévue :

  • La visite d’information et de prévention initiale concernant les travailleurs handicapés, les travailleurs âgés de moins de 18 ans, les travailleurs qui déclarent être titulaires d’une pension d’invalidité, les femmes enceintes, venant d’accoucher ou allaitantes, les travailleurs de nuit et les travailleurs exposés à des champs électromagnétiques.
  • L’examen médical d’aptitude initial, pour les salariés affectés à des postes à risque.
  • Le renouvellement de l’examen d’aptitude pour les travailleurs exposés à des rayons ionisants classés en catégorie A.

Concernant les visites de pré-reprise et de reprise :

  • Préreprise : Le médecin du travail n’est pas tenu d’organiser la visite de pré-reprise lorsque la reprise du travail doit intervenir avant le 31 août 2020, sauf lorsque qu’il l’estime indispensable.
  • Reprise : Report possible jusqu’à trois mois après la reprise sauf :
    • si le médecin du travail juge que la visite doit se tenir plus tôt,
    • pour les travailleurs en suivi adapté : la visite doit avoir lieu avant la reprise du travail,
    • pour les travailleurs en Suivi Individuel Renforcé (travaillant sur des postes à risque) : la visite peut être reportée mais dans la limite d’un mois après la reprise du travail.

Le report de la visite ne fait pas obstacle à la reprise du contrat de travail à la fin de l’arrêt maladie.
Les visites peuvent être réalisées en téléconsultation en accord avec le salarié ou physiquement, dans un centre du service de santé au travail. Le salarié ne sera pas reçu par le professionnel de santé s’il présente des symptômes.
Vous trouverez en pièce jointe une note relative au fonctionnement des services de santé au travail interentreprises pendant la période d’épidémie Covid19.
Par ailleurs, l’ordonnance du 1er avril 2020 a prévu la possibilité pour le médecin du travail et par dérogation au code de la sécurité sociale :

  • de  prescrire et, le cas échéant, renouveler un arrêt de travail en cas d’infection ou de suspicion d’infection au covid-19 ou au titre des mesures de prévention
  • de  procéder à des tests de dépistage du covid-19 selon un protocole défini

Ces dispositions , pour être applicables, nécessitent la parution d’un arrêté et  d’un décret à venir.

Obligations pour l’employeur

(30 avril – Source : Ministère du Travail)

En tant qu’employeur, vous devez veiller à l’adaptation constante des mesures de protection de vos salariés pour tenir compte de l’évolution des risques. Cette nouvelle évaluation doit être retranscrite dans le document unique d’évaluation des risques (DUER) qui doit être actualisé pour rendre compte de l’adaptation des mesures de protection. Ce document unique d’évaluation des risques, également appelé registre DUERP, permet d’identifier les risques générateurs d’accidents du travail ou de maladies professionnelles et de les classer afin de mettre en place les actions préventives appropriées. Les mesures de prévention qui découlent de l’actualisation du document unique d’évaluation des risques doivent être portées à la connaissance des salariés selon des modalités adaptées afin de permettre leur pleine application.

Dans ce cadre, afin de répondre à cette obligation de l’employeur pour la reprise et le maintien de l’activité, voici les mesures indispensables à mettre en œuvre :

  • Actualisation obligatoirement par l’employeur du Document unique d’évaluation des risques
  • Affichage des informations à communiquer aux salariés pour leur protection

Pour plus d’informations sur la sécurité et la santé des salariés, cliquez ici