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Prévention des soignants et gestion du stress

👉🏻 Évolution du dispositif de soutien aux soignants

Nord et Pas-de-Calais

(5 juin – Source : CUMP du CHRU de Lille)

Le dispositif de soutien au personnel change à partir du vendredi 05/06. En effet, le dispositif exceptionnel actuel est levé.

Pour ce qui est du dispositif soignant, un financement permet de continuer à prendre soin des soignants mais les modalités seront quelque peu différentes :

  • Un secrétariat téléphonique ( même n° qu’actuellement) : 03 62 94 33 15
  • Une adresse mail : covhelp@chru-lille.fr
  • La possibilité de réaliser des entretiens individuels (en présentiel ou par téléphone)
  • La possibilité de réaliser des débriefings
  • L’application covhelp est sur le google store et téléchargeable. Elle évoluera en circonstance.

Ce dispositif est ouvert pour le Nord et le Pas-de-Calais pour une durée de 6 mois renouvelable 1 fois.

Ces actions seront effectuées par des psychologues de la CUMP (Cellule Urgence Médico-Psychologique), coordonnées et supervisées par cette dernière (le dispositif sera rattaché au Centre Régional Psychotrauma des Hauts de France à Fontan).

Aisne, Oise et Somme

Pour ces 3 départements, les dispositifs n’ont pas évolués, en fonction de votre département, vous pouvez donc toujours appeler :

  • Aisne : n° d’appel 06 32 64 21 19 – 24h/24 – 7j/7
  • Oise : n° d’appel 03 44 77 51 42 – 24h/24 – 7j/7
  • Somme : n° d’appel 03 22 53 47 97 – 24h/24 – 7j/7

Portée par le Conseil National de l’Ordre des Médecins, vous pouvez également contacter l’association MOTS (https://www.association-mots.org/), qui couvre la région Hauts-de-France et peut également être un soutien : 0 608 282 589, numéro d’appel 24h/24 où un médecin formé vous répond, vous écoute et vous accompagne en toute confidentialité (Téléchargez la plaquette).

 

Par ailleurs, afin de pallier aux situations d’isolement professionnel et de proposer une assistance psychologique face à la situation actuelle des médecins et des soignants, le ministère a mis en place une plateforme nationale à destination de tous, qu’ils exercent en milieu hospitalier, médico-social ou libéral ou qu’ils soient étudiants en santé et internes. Accessible par le 0800 73 09 58 (n° vert), elle prend la forme d’une cellule d’écoute ouverte 7 jours / 7 de 8h00 à minuit grâce à l’engagement de psychologues hospitaliers volontaires et bénévoles.

 

En matière d’accompagnement, il vous est toujours possible de contacter nos confrères psychiatres libéraux qui sont en capacité de faire des téléconsultations éventuellement accompagnées d’une prescription. En complémentarité, nous vous relayons l’existence de téléconsultations gratuites pour les soignants libéraux pendant la crise sanitaire par Psychologues solidaires (https://psychologues-solidaires.fr/ : il s’agit d’un service de recensement et de mise en relation avec des psychologues souhaitant donner bénévolement de leur temps pour soutenir les soignants.
Via le site internet, vous pouvez recevoir la liste des psychologues de votre département (il en existe dans les 5 départements de la région) avec une fiche d’identification de chaque psychologue et les moyens de le contacter, selon les modalités souhaitées par le psychologue.
Les consultations gratuites sont possibles en visio (Skype, Whatsapp, Hangout, Zoom, …), par téléphone et/ou mail selon les propositions du psychologue choisi.

Sortie de confinement et soins aux soignants

(Source HAS, 07/05/2020)

Compte tenu de l’épidémie et de sa persistance dans la durée, le personnel de santé est exposé à un risque majoré d’anxiété et d’épuisement. Repérer les signes de souffrance psychique qui peuvent alors survenir est un enjeu majeur de prévention. Irritabilité, colère, baisse d’efficacité etc., sont quelques-uns de ces signes d’alerte. Des soutiens peuvent alors être proposés : soutien téléphonique, consultations avec des psychologues, des psychiatres…
La HAS (Haute Autorité de Santé), en lien avec les sociétés savantes, a établi une nouvelle fiche pour prévenir, repérer la souffrance des professionnels du monde de la santé et savoir les orienter.
Il est nécessaire d’accorder une grande attention à son propre bien-être et de prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres. Ceci est d’autant plus vrai en tant que soignant, et en situation de crise telle une pandémie.

Principes généraux pour tenir dans la durée en situation de crise

  • Sortir de l’isolement professionnel.
  • Séparer clairement les sphères professionnelles et privées et respecter l’alternance temps de travail et temps de repos.
  • S’assurer d’avoir son médecin traitant personnel.
  • Respecter une bonne hygiène de vie : alimentation, sommeil, activité physique, éviter la consommation de substances psychoactives.
  • De retour chez soi, prendre si possible le temps de se reposer et de se détendre avant de reprendre les activités quotidiennes.
  • Rester en contact avec ses amis, proches ou d’autres personnes de confiance afin de se sentir suffisamment soutenu.
  • Accepter de se faire aider par un professionnel quand cela devient nécessaire (soutien psychosocial, régulation, médiation, suivi médical, etc…).

Cf. « lignes et associations d’écoute » à gauche de ce bandeau

Avant d’intervenir

  • Tenir compte de sa propre santé, de ses préoccupations personnelles ou familiales, ces éléments étant susceptibles de majorer le stress ressenti dès lors qu’on intervient en situation de crise.
  • Déterminer, en fonction de ces éléments, dans quelle mesure on est prêt à intervenir en situation de crise.

En intervention

  • S’accorder des temps de repos réguliers.
  • Manger de façon régulière, en quantité suffisante et sainement.
  • S’assurer que ses collègues vont bien, et leur demander de s’assurer que l’on va bien.
  • Trouver des moyens de s’entraider entre collègues.
  • Reconnaître l’apport de ses collègues – de manière formelle ou informelle – pour le travail accompli.
  • Pratiquer l’autocompassion : accepter les émotions négatives sans se juger ni se faire de reproches. Cette situation est sans précédent ; il est normal de ne pas aller bien. Le fait de ressentir des symptômes de stress ne signifie pas que l’on n’est pas à la hauteur du travail, cela signifie que l’on est humain. L’autocompassion est particulièrement nécessaire lorsqu’une décision éthiquement difficile a été prise.
  • S’adresser à ses collègues ou à d’autres personnes de confiance afin d’obtenir des conseils ou de valider ses décisions.
  • Demander de l’aide si le contexte affecte sa capacité à prendre soin de soi, de sa famille ou de ses patients.

En fin de ou après l’intervention

  • Apprendre à faire le point et à réfléchir à ce que l’on a bien fait, ce qui ne s’est pas très bien passé et les limites de ce que l’on a pu accomplir en situation de crise, et à l’accepter.
  • Apprendre à réfléchir à l’impact de son action dans de telles circonstances et à ce qu’elle veut dire pour soi.
  • Profiter des temps d’échanges organisés ou de la disponibilité d’une personne de confiance (collègue, etc.) pour discuter de ce type d’expérience.
  • Apprendre à faire un bref bilan de son état de santé mentale et physique et à prendre les mesures nécessaires pour récupérer au mieux.
  • Apprendre à être attentif aux signaux d’alerte et à leur persistance : pensées ou souvenirs pénibles intrusifs, sensation de nervosité importante ou de tristesse envahissante, difficultés à dormir, consommation excessive de substances psychoactives, maux de tête fréquents, douleurs musculaires diffuses, fatigue inexpliquée, et, le cas échéant, à solliciter de l’aide dans le mois suivant l’apparition des difficultés.
Prenez soin de vous !

Le COVID 19 est un virus émergent et inconnu. Les infectiologues et épidémiologistes travaillent sans relâche pour accroître les connaissances sur ce virus, néanmoins ces connaissances restent partielles pour le moment. La prudence s’impose.

En tant que médecin, travaillant au contact de patients potentiellement infectés, il est impératif de s’imposer le principe de précaution pour soi, ses proches et son entourage.

(25 mars)

En cette période anxiogène où les soignants sont particulièrement exposés, il est important que vous puissiez faire de cette petite phrase, « prenez soin de vous », répétée toute la journée à vos patients et à vos proches, s’applique également pour vous.

Sur les conseils avisés de l’OMS, voici les messages qu’il est important que vous puissiez lire afin de vous préserver autant que cela puisse être possible :

Il est probable que vous et un grand nombre de vos collègues soyez stressés en ce moment

Il est tout à fait normal de ressentir cela dans la situation actuelle. Le stress et les émotions associés ne sont en aucun cas un signe d’incapacité à travailler ou de faiblesse.

Prendre en compte votre santé mentale et votre bien-être psychosocial durant cette période est aussi important que prendre soin de votre santé physique.

Prenez soin de vous en ce moment

Essayez d’adopter des stratégies d’adaptation utiles : accordez-vous des moments de repos et de répit pendant le temps de travail ou entre les roulements, mangez des aliments sains en quantité suffisante, pratiquez une activité physique et restez en contact avec vos proches.

Évitez les stratégies d’adaptation inutiles comme la consommation de tabac, d’alcool ou d’autres drogues. À long terme, elles peuvent dégrader votre état de santé mentale et physique.

Le COVID-19 est un scénario inédit et exceptionnel pour de nombreux professionnels de santé, en particulier s’ils n’ont jamais participé à des interventions de ce type. Toutefois, les stratégies qui ont fonctionné dans le passé pour gérer des moments de stress peuvent vous servir aujourd’hui. Vous savez probablement comment vous détendre et vous ne devez pas hésiter à prendre soin de votre bien-être psychologique. Il ne s’agit pas d’un sprint, mais d’un marathon.

Certains professionnels de santé peuvent malheureusement faire l’objet d’une mise à l’écart de la part de leur famille ou de leur communauté, à cause de la stigmatisation et de la peur, ce qui peut rendre encore plus difficile une situation déjà éprouvante

Si vous en avez la possibilité, communiquer avec vos proches, notamment par des moyens numériques, vous permettra de garder le contact.

Tournez-vous vers vos collègues, votre responsable ou d’autres personnes de confiance pour obtenir un soutien social ; vos collègues vivent peut-être la même chose que vous.

Utilisez des moyens compréhensibles pour transmettre des messages aux personnes présentant un handicap intellectuel, cognitif ou psychosocial

Lorsque cela est possible, utilisez des moyens de communication qui ne reposent pas uniquement sur l’écrit.

Identifiez comment vous pouvez soutenir les personnes affectées par le COVID-19 et les mettre en relation avec les ressources disponibles. Ceci est particulièrement important pour les personnes qui ont besoin d’un soutien psychosocial et de santé mentale. La stigmatisation associée aux problèmes de santé mentale peut créer une réticence à demander de l’aide à la fois pour le COVID-19 et les troubles de santé mentale.

Le Guide d’intervention humanitaire inclut des recommandations cliniques en matière de prise en charge des troubles mentaux prioritaires, à destination des agents de santé généralistes.

Femmes enceintes médecins ou médecins fragiles exposés au coronavirus

Consultez la page Arrêts de travail

Prévenir l'exposition au virus en milieu professionnel autres que ceux des soins et de la santé

(3 avril – Source Agence Nationale Sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’Environnement et du travail – ANSES)

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) s’est autosaisie pour apporter un appui scientifique afin d’améliorer la prévention de l’exposition au virus SRAS-CoV-2 en milieu professionnel, dans les secteurs autres que ceux des soins et de la santé. Ces activités professionnelles concernent notamment le secteur agro-alimentaire et son approvisionnement, la gestion des déchets et de la propreté, la maintenance d’équipements collectifs relatifs au maintien des ressources alimentant l’ensemble de la population (eau, gaz, électricité…), les commerces, les transports ou encore le maintien de l’ordre public.

Les recommandations de l’Anses s’appuient sur des expertises antérieures de l’Agence en santé au travail, et sur les rapports et sites officiels d’institutions françaises et internationales reconnues dans ce domaine, notamment le guide de l’OSHA (Agence américaine pour la sécurité et la santé au travail) « Guidance on preparing workplaces for COVID-19 » paru en mars 2020.

Les mesures de protection ou de réduction des risques spécifiques que l’employeur peut mettre en place peuvent être de 4 nature :

  1. Des mesures techniques, qui visent à diminuer les risques liés à la situation de travail des employés, comme la limitation de la quantité de gouttelettes dans un espace donné avec la mise en œuvre de mesures de dilution par aération et/ou ventilation, ou encore la mise en place de barrières physiques comme des « pare-éternuements » pour les activités au contact du public.
  2. Des mesures organisationnelles, qui consistent généralement à adapter la politique ou les procédures de travail pour réduire ou minimiser l’exposition à un danger. Quand les mesures organisationnelles ne peuvent pas être mise en œuvre pour toutes les situations de travail, notamment en dehors des locaux de l’employeur (interventions à domicile par exemple), il convient de renforcer les dispositions de protection des autres familles de mesures.
  3. La mise en œuvre de pratiques favorisant la sécurité au poste de travail, afin de réduire la durée, la fréquence ou l’intensité de l’exposition à un danger, en intégrant les « gestes barrières » qui constituent un socle incontournable de la prévention des risques de transmission.
  4. Le recours à des équipements de protection individuelle ou des équipements de travail adaptés : dans le contexte épidémique actuel, il peut s’agir de gants, de lunettes, d’écrans faciaux ou de masques.

Sur le port du masque, Le gouvernement a sollicité l’offre industrielle française afin de disposer demasques alternatifs. De tels dispositifs, conçus dans le contexte d’urgence lié à l’épidémie en cours ne sont pas considérés comme des EPI au sens de la réglementation, mais comme des équipements de travail. Leur port par des travailleurs en activité autres que ceux exerçant en contexte de soin de santé peut toutefois atténuer le risque d’exposition au virus SRAS-CoV-2. Les utiliser correctement impliquera nécessairement, comme pour tout masque, le respect minutieux des « gestes barrières » et une manipulation précautionneuse permettant de ne pas souiller le masque.

L’Anses souligne qu’aucune des dispositions prises en application de ces principes ne constitue une mesure efficace à elle seule. C’est l’observation de l’ensemble des dispositions, en particulier les gestes barrières, qui concoure à atteindre un niveau de protection global satisfaisant.

Par ailleurs des fiches pratiques du ministère du Travail ont été élaborées sur les mesures de prévention à mettre en œuvre dans le cadre de métiers ou d’activités spécifiques. Au 02/04/2020, 6 fiches sont disponibles : Chauffeur-livreur, Travail en caisse, Travail en boulangerie, Travail dans un garage, Activité agricole et Travail dans un commerce de détail mais d’autres sont en cours d’élaboration pour d’autres métiers et certaines fiches pourraient également être actualisées, invitant donc à consultez cette page régulièrement : https://www.anses.fr/fr/content/covid-19-pr%C3%A9venir-l%E2%80%99exposition-au-virus-en-milieu-professionnel.