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Etat des connaissances – COVID-19

👉🏻 Obésité et Covid-19 

(31 mars – Etat des connaissances au 22/03/2020)

L’épidémie de Covid-19 se poursuit et les efforts de recherche pour mettre en évidence des marqueurs de risques ou de pronostics également.

L’AFERO (Association Française d’Etude et de Recherche sur l’Obésité), le GCC-CSO (Coordination nationale des Centres Spécialisés de l’Obésité) et le réseau FORCE (French Obesity Center of Excellence) sont mobilisés pour diffuser régulièrement des informations et recommandations spécifiques concernant l’obésité et l’infection à Covid-19 sur leurs sites.

En ce sens, voici l’état des connaissances des liens entre obésité et Covid-19, au 22/03/2020 :

  1. A ce jour, il n’y a pas de données démontrant que l’infection à COVID-19 touche davantage les personnes porteuses d’une obésité que les autres ; en revanche le risque de forme grave (syndrome de détresse respiratoire aigu SDRA) serait augmenté par la présence d’une obésité de grade 3 (IMC > 40 kg/m2) : rapport du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP / avis du 14/03/2020).
  2. Le critère d’âge supérieur à 70 ans est surtout un facteur de risque de mortalité : au 21 mars 2020 en France, 50 % des patients en réanimation pour une infection à COVID-19 avait moins de 60 ans.
  3. La situation d’obésité, quel que soit l’IMC, peut être associée à une ou plusieurs comorbidités qui sont répertoriées comme étant des facteurs de risque de formes graves dans le rapport du HCSP ci-dessus et dans les différents articles parus depuis 2 mois : notamment HTA, diabète de type 2, coronaropathie (Zhou et al. 2020). Par ailleurs, la prise en charge en réanimation des personnes en situation d’obésité quelle que soit la pathologie pose des problèmes spécifiques (pour l’intubation, les voies d’accès, le dosage des médicaments, le nursing).
  4. Ainsi, les mesures barrières et de confinement s’appliquant à toute la population doivent être strictement suivies par les personnes présentant une obésité ainsi que par leur entourage proche : https://solidarites-sante.gouv.fr/.
  5. Concernant la prise en charge des personnes obèses suspectes d’infection à COVID-19, à ce jour elle est la même que pour la population générale : https://solidaritessante.gouv.fr/.
  6. Il n’y a actuellement pas de données sur l’influence d’une perte de poids récente (par exemple après chirurgie bariatrique) sur la gravité de l’infection à COVID-19 mais les patients.e. ayant développé un SDRA sont plus dénutri.e.s que ceux/celles qui n’en ont pas développé (Wu et al. 2020). Les patient.e.s opéré.e.s de chirurgie bariatrique doivent bien sûr continuer leur suivi (en télé consultation ou par téléphone) et prendre leur supplémentation nutritionnelle habituelle afin d’éviter une carence vitaminique ou une dénutrition protéique.
  7. Concernant les personnes avec obésité de grade 3 (IMC > 40 kg/m2), elles relèvent d’une des situations évoquées par le HSCP, et peuvent prendre contact avec leur médecin traitant, ou à défaut un.e médecin de ville, afin qu’il/elle évalue la nécessité de leur délivrer un arrêt de travail (https://www.ameli.fr/).
  8. Pour diffuser à vos patient.e.s les bonnes mesures nutritionnelles à prendre durant le confinement, vous pouvez vous référer à celles-ci : https://www.promosanteidf.fr/alimentation-activite-physique-les-bons-reflexes-en-periode-de-confinement ou à celles du Programme National Nutrition Santé.

Des recommandations européennes et américaines concernant l’obésité et l’infection à COVID-19 devraient être publiées prochainement.

👉🏻 Eau potable et Covid-19 

(30 mars)

Il n’y a pas de risque de contamination de l’eau potable.

Les différentes étapes de traitement de l’eau dits traitements « multibarrières » (par ozonation : fabriqué à partir de l’oxygène, l’ozone désinfecte et tue les bactéries, virus et produits chimiques présents dans l’eau ; par désinfection aux ultraviolets : les ultraviolets complètent l’ozonation et tuent les virus et les bactéries qui pourraient avoir résisté ; par chloration : le chlore, ajouté en petites doses, empêche les virus et les bactéries de se développer et permet de garantir la qualité de l’eau entre l’usine de traitement de l’eau et le verre d’eau prêt à être consommé) ont pour finalité d’éliminer tous les virus, dont le coronavirus.

Les informations des agences sanitaires, dont l’OMS et les ARS, ne montrent pas de résistance particulière de ce virus face au traitement de l’eau potable.

L’eau du robinet est, en France, l’aliment le plus contrôlé, faisant l’objet d’un suivi sanitaire permanent par l’ARS (Agence Régionale de Santé). Elle peut donc être consommée en toute confiance tant que l’ARS de votre région ne vous a pas alertée.

👉🏻 Alimentation, courses, nettoyage et Covid-19 

(30 mars – Source ANSES)

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a examiné, sur la base des données scientifiques disponibles, les possibilités de transmission de la maladie Covid-19 par les aliments.

Télécharger l’avis rendu par l’ANSES

Voici ses réponses aux questions les plus fréquentes en date du 27/03/2020 :

  • Les animaux d’élevage peuvent-ils tomber malade et nous contaminer ?

Il n’existe aucune preuve que les animaux d’élevage et les aliments qui en sont issus jouent un rôle dans la propagation du virus à l’origine du Covid-19. L’éventuelle transmission par un aliment ne peut donc être due qu’à la contamination de cet aliment par un malade ou une personne infectée par le virus, en le manipulant avec des mains souillées, ou en l’exposant à des gouttelettes infectieuses lors de toux et d’éternuements.

  • Manger un aliment contaminé peut-il nous rendre malade ?

Aujourd’hui, aucune donnée scientifique ne laisse penser que le virus peut nous contaminer par voie digestive. Toutefois la possibilité d’infecter les voies respiratoires lors de la mastication d’un aliment contaminé ne peut pas être totalement exclue. Si vous êtes malade, vous devez absolument éviter de manipuler des aliments et de cuisiner pour les autres.

  • Comment supprimer le virus sur les fruits et légumes ?

Après un achat, avant de les consommer ou de les cuisiner, il faut bien laver ses fruits et légumes. L’eau claire suffit, n’utilisez surtout pas de désinfectant ou de détergent comme l’eau de javel, vous risqueriez une intoxication s’il était mal rincé. L’utilisation du vinaigre blanc pour rincer ses fruits et légumes n’est pas nécessaire. Après lavage à l’eau claire, essuyer les aliments avec un essuie-tout à usage unique aide à éliminer d’éventuelles particules virales. Ces gestes sont particulièrement importants lorsque les fruits et légumes sont mangés crus.

  • Peut-on manger ses fruits et légumes crus tels quels ? Faut-il les cuire ?

Comme cela a été dit dans la question précédente, il est important de laver ses fruits et légumes à l’eau claire. Vous pouvez également les peler comme pour les pommes ou les poires.

Pour les légumes, il faut savoir qu’il suffit d’une cuisson à 63°C – c’est-à-dire à feu moyen – pendant 4 minutes pour détruire le virus potentiellement présent. Rien ne sert de « sur-cuire » ses aliments donc, sauf si la recette ou vos goûts personnels l’exigent… ! Pour les crudités, un lavage à l’eau claire suffit à diminuer le risque de transmission par contamination croisée – à savoir risque de transmission du virus par les mains.

  • Ces règles d’hygiène concernent également les emballages ?

Les emballages peuvent avoir été contaminés par des mains souillées. Même si le virus causant la maladie ne peut survivre plus de 3 heures à l’air libre, nettoyer ses emballages reste cependant une précaution supplémentaire. Il faut les nettoyer avec un chiffon ou un essuie-tout à usage unique humide. Ce n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau de javel. Pour les aliments qui se conservent au réfrigérateur, dès lors que cela est possible, il faut retirer les emballages avant de les ranger. Bien entendu, il faut se laver les mains soigneusement avant et après la manipulation de ces emballages.

  • Le vinaigre blanc est-il efficace pour nettoyer les emballages ?

Il est efficace pour tuer les bactéries mais probablement moins pour les virus. Les études ont montré que pour se débarrasser de virus plus résistants, le vinaigre blanc était inefficace.

  • Quelles précautions prendre en rentrant de mes courses ?

Il faut tout d’abord se laver les mains. On peut laisser reposer ses courses trois heures après les avoir ramenées à la maison lorsqu’il ne s’agit pas de produits frais, puisque le virus causant la maladie ne peut survivre plus de 3 heures à l’air libre. Pour les emballages des produits qui doivent aller au réfrigérateur, comme le lait ou les yaourts, il faut retirer le suremballage et nettoyer les produits avec un papier essuie-tout humide avant de les ranger. Pensez à vous laver les mains à nouveau juste après.

  • Faut-il chauffer son pain ?

Le pain est cuit à haute température lors de sa préparation, ce qui élimine toute trace de virus. Les boulangers comme les autres professions de l’alimentation sont fortement sensibilisés aux règles d’hygiène (lavage de main régulier et/ou port de gants pour servir, utilisation d’un sac pour ranger le pain…). Dans ces conditions, le risque de transmission du virus est négligeable, il n’est donc pas nécessaire de faire chauffer son pain.

Si vous êtes malade, vous devez absolument éviter de manipuler le pain.

  • Peut-on contracter le Covid-19 au contact de surfaces contaminées ?

Certaines études réalisées dans des conditions expérimentales démontrent que le virus peut rester plus ou moins actif sur des surfaces inertes. Donc le risque de toucher le virus en manipulant des objets ayant été contaminés n’est théoriquement pas exclu, mais il est faible. C’est pour cela qu’il est important de respecter les règles suivantes : ne pas se toucher le visage durant ses achats, se laver les mains lorsque l’on rentre chez soi et essuyer les emballages avec un essuie-tout humide.

  • Comment nettoyer des surfaces potentiellement contaminées ?

Afin de nettoyer des surfaces potentiellement contaminées, il faut utiliser des produits ménagers permettant d’effacer toute trace du virus. Vous pouvez utiliser par exemple l’alcool à 70°C qui est très efficace, pour désinfecter les poignées de porte, les claviers d’ordinateur ou de tablette. Si vous utilisez de l’eau de javel, utiliser ce produit avec précaution car il est fortement oxydant et caustique pour la peau, les muqueuses et les matériaux.

Le téléphone, en contact direct avec les mains et le visage, peut donc être un vecteur important de transmission du virus. Vous pouvez utiliser des lingettes désinfectantes ou de l’essuie-tout imbibé d’alcool ménager pour désinfecter l’écran du smartphone.

👉🏻 Grossesse et Covid-19 

(Publié le 29 mars – Etat des connaissance au 27 mars – Source : article du Collège National de Gynécologie Obstétrique du 23 Mars Covid et Grossesse Dr Peyronnet Journal Gynécologie, Obstétrique, Fertilité et Sénologie 19 Mars)

Même si les données sont très limitées et par analogie avec les autres coronavirus, une attention particulière doit être accordée aux femmes enceintes atteintes notamment de comorbidités qui pourraient être infectées par le SARS- CoV-2.

Pour le fœtus et le nouveau-né :

  • Pas de preuve de transmission fœto-maternelle
  • Pas de virus dans les analyses de placenta

Pas de virus dans les analyses de lait maternel.

Comme dans toute infection risque de Menace d’Accouchement Prématuré.

Études contradictoires sur les issues de grossesse de femmes Covid+ en périnatal sur des risque de détresse respiratoires et anomalies biologiques du nouveau-né en lien peut-être avec hypoxie maternelle

Attention il existe des nouvelles données qui montreraient une fréquence accrue des embolies pulmonaires chez les patients Covid+ y compris jeunes : la vigilance est donc de mise sur la prévention des thromboses, pas de recommandations à ce jour mais intérêt important des HBPM (Héparines de Bas Poids Moléculaires) chez les patients alités …

👉🏻 Réponses des infectiologues / hygiénistes à nos questions 

(29 mars)

Est-ce que l’alcool peut suffire : les médecins en cabinet utilisent parfois l’alcool médical pour désinfecter leur matériel ?

Il faut réaliser une détergence avant désinfection à l’alcool. Ces 2 procédures pourraient abimer le matériel sur la membrane du Stéthoscope, il est donc préférable d’utiliser des lingettes détergente-désinfectante virucide EN 14476 comme Wip Anios. D’autres fabricants en fabriquent aussi.

Est-ce que les produits détergents-désinfectants peuvent se trouver sous forme de lingette ?

Oui voir réponse ci-dessus

Y’a-t-il des discussions en cours sur la conception de procédures dégradées au sein des CPIAS pour faire face à la pénurie de masque ?

Avis SF2H relatif aux conditions de prolongation du port ou de réutilisation des masques chirurgicaux et des appareils de protection respiratoire de type FFP2 pour les professionnels de santé du 14 mars 2020 recommande de ne pas utiliser les masques en tissu ou autre types d’écrans à la place des masques chirurgicaux.

https://www.sf2h.net/wp-content/uploads/2020/02/avis-sf2h-utilisation-masque-14mars2020.pdf

Nous avons fait remonter au niveau national cette problématique régionale de certains établissements qui souhaitent se lancer dans la fabrication de masque en tissu.

👉🏻 Quels soignants doivent limiter leur exposition pour se protéger au vu de leurs antécédents médicaux ? 

(20 mars – Source : Infectiologues CHU Lille)

Il n’existe à ce jour aucune étude qui permette de prédire les probabilités d’infection d’un patient en fonction de son état de santé. Il n’y a donc pas de réponse étayée à cette question. Si un soignant peut mettre en œuvre toutes les mesures de protection préconisées, le risque est minimisé.

Par ailleurs, l’Assurance Maladie préconise un arrêt de travail aux personnes bénéficiant d’un bon de vaccination.

Si le choix du praticien est celui de se mettre à distance de l’exposition au coronavirus, il pourrait lui être proposé de participer à la prise en charge des patients dans le contexte de crise sur d’autres missions que nous identifierons ensemble.

👉🏻 Quel est le degré de risque qu’un soignant contamine un  patient vulnérable au vu de l’exposition à la charge virale ?

(20 mars – Source : Infectiologues CHU Lille)

Quel est le degré de risque qu’un soignant contamine un  patient vulnérable au vu de l’exposition à la charge virale ?

Si le soignant met en œuvre l’ensemble des mesures barrières préconisées, le risque est minimisé de transmettre le coronavirus à un patient. Pour éviter au maximum l’exposition de patient vulnérable, on peut préconiser les reports des consultations non urgentes, ou la réalisation de celles-ci en téléconsultation.

👉🏻 Quelle est la validité du traitement par corticoïdes parfois évoqué ?

(13 mars – Source : Infectiologues CHU Lille)

Le traitement par corticoïdes n’est pas un traitement du SARS Cov-2. les corticoïdes seuls ne sont jamais utilisés dans une pathologie infectieuse : risque d’aggravation du sepsis.

👉🏻 Durée de vie du virus : 3h ou 11h ? Pour les consignes de nettoyage et de désinfection, cela a son importance…

(Mise à jour 23 mars – Source : Infectiologues CHU Lille)

Durée de vie du virus : 3 heures minimum sur surface inerte sèche et 6 jours minimum en milieu humide.

👉🏻 Au vu de la pénurie de masques, certains préconisent de le laisser sécher 24h sur un radiateur chaud et de le réutiliser, est-ce valide ?

(13 mars – Source : Infectiologues CHU Lille)

Aucune preuve validée de cette pratique.

👉🏻 Peut-on disposer de test de grippe saisonnière pour les grippes que l’on voit en consultation, cela permettrait déjà d’éliminer les cas classiques ?

(13 mars – Source : Infectiologues CHU Lille)

Pas prévu par le dispositif. Ce serait long à mettre en place et rendrait peu service au vue de l’épidémiologie de la grippe actuellement.